-
"Reine du couscous": l'Arcom intervient auprès de W9 pour six séquences de l'émission de Hanouna
-
Mondial-2026: le choix de Bouaddi, sans regret pour les Bleus ?
-
Séisme au Venezuela: "Je suis né à nouveau", dit le miraculé ayant passé 8 jours sous les décombres
-
A Lampedusa, les pêcheurs déchirent leurs filets dans les épaves de migrants
-
En Chine, des femmes bricoleuses démontent des clichés encore bien présents
-
Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé", annonce de nouvelles frappes
-
Wall Street secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Dans la Creuse asséchée, les prairies grillent et les éleveurs s'alarment
-
La Réserve et le Meurice classés parmi les meilleurs hôtels du monde par La Liste
-
Argentine miraculée, France lancée, Espagne solide: le baromètre avant les quarts du Mondial-2026
-
Bracelets thermiques, horaires adaptés: le "modèle espagnol" pour travailler lors de chaleurs extrêmes
-
La canicule s'étend, le vent attise les incendies
-
Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise
-
La sixième étape du Tour: première vraie bagarre en montagne
-
Canicule: Uber Eats et Deliveroo suspendront les livraisons dans les départements en vigilance rouge
-
Rémunération de la presse : le gendarme français de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
-
Mondial-2026: démission de Zlatko Dalic, sélectionneur des années fastes de la Croatie
-
Pour accompagner les mourants, l'émergence de "thanadoulas", entre "réel besoin" et méfiance
-
Netflix s'entend avec des médias pour proposer leurs courtes vidéos sur sa plateforme
-
Rémunération de la presse: le gendarme de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
-
Pour Thomas Pesquet, le spatial ne doit pas être "une tour de verre"
-
Soupçons d'entrave à la concurrence: Sanofi propose des mesures correctives à l'UE
-
Cinquante ans après l'éruption de 1976, la Soufrière de Guadeloupe sous étroite surveillance
-
La fièvre monte dans le coeur de l'Espagne rurale avant l'éclipse solaire totale du 12 août
-
Procès ordonné contre Booba, accusé d'avoir cyberharcelé l'agente d'influenceurs Magali Berdah
-
La Chine met en garde contre une faille de sécurité dans l'outil de programmation d'IA d'Anthropic
-
Plateformes étrangères: Que Choisir Ensemble alerte sur les dangers de certaines crèmes solaires
-
Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi
-
UniCredit a sécurisé 17,6% des actions de Commerzbank
-
Cambodge: le retour du tigre pas toujours vu d'un bon œil
-
Inondations en Chine : les secours en quête de sinistrés, un super-typhon menace
-
La canicule s'étend, journée à haut risque pour les incendies
-
Otan: au sommet d'Ankara, Trump se défoule contre les alliés européens
-
OpenAI va rendre public son nouveau modèle d'IA, GPT-5.6
-
Meta porte "une atteinte grave" à la presse en ne payant pas les droits voisins, estime l'Autorité de la concurrence
-
Après la reprise des hostilités, Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé"
-
Le Pen, condamnée mais candidate, lance sa campagne sous le feu des critiques
-
Apple perd des recours contre l'application d'une loi emblématique de l'UE
-
Venezuela: le petit immeuble de La Guaira qui a survécu aux séismes
-
Le chef de l'Otan tente de rassurer les alliés secoués par les attaques de Trump
-
Entre océan et désert, le paradis menacé des Imraguen mauritaniens
-
Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran
-
Les Etats-Unis lancent des frappes massives contre l'Iran, qui riposte dans deux pays du Golfe
-
En Irak, dernière étape des funérailles de Khamenei avant l'inhumation
-
Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès
-
Choyé par les alliés, Trump entre en scène au sommet de l'Otan
-
Allemagne: verdict pour un médecin de soins palliatifs accusé d'avoir tué 15 patients
-
Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Egypte, Argentine-Suisse en quart
-
Mondial-2026: la Suisse sort la Colombie au bout du suspense et renoue avec les quarts
-
Nouvelle décision de la Cour d'appel sur le rôle de Bolloré dans la scission de Vivendi
Los Angeles, capitale des sans-abris en pleine urgence
Un sac à dos et une vieille couverture: voilà tout ce qu'il reste à Carlos Schmidt pour dormir dans les rues de Los Angeles, où le rêve hollywoodien a été submergé par l'explosion du nombre de personnes sans-abri ces dernières années.
"La nuit, je trouve un coin tranquille comme un parc ou un banc d'arrêt de bus (...) et j'essaie de m'y reposer aussi longtemps que possible", raconte à l'AFP ce grand gaillard aux baskets trouées, à la rue depuis bientôt deux ans.
Comme ce trentenaire, 75.500 personnes sont sans-abri dans la ville et sa banlieue, selon le dernier recensement effectué en janvier. Soit 70% de plus qu'en 2015.
Sous son image glamour, Los Angeles est devenue la capitale des sans-abris aux Etats-Unis. La Cité des Anges s'est imposée comme la triste vitrine d'une Californie où les inégalités se creusent inexorablement: le "Golden State" concentre un tiers des personnes sans-abri du pays.
Une crise largement nourrie par le coût stratosphérique de l'immobilier californien. Le loyer médian pour un studio dépasse 1.700 dollars à Los Angeles.
Pour s'en sortir, M. Schmidt dormait sur le canapé d'un ami avec qui il partageait un appartement. Mais lorsque celui-ci s'est fait mettre dehors, il a compris que son travail d'homme de ménage à 400 dollars la semaine ne suffirait pas pour garder un toit sur la tête.
"J'ai essayé de me débrouiller seul, mais tout était tellement cher", confie-t-il.
Le stress de la rue l'a plongé en dépression, a accentué sa consommation de drogues, et il a fini par perdre son emploi.
"Parfois, c'est juste plus facile d'abandonner", soupire-t-il. "Donc c'est ce que j'ai fait."
- Etat d'urgence -
Si rien ne change, les touristes attendus pour les Jeux Olympiques de 2028 découvriront l'autre visage de la ville du cinéma: des alignements de tentes, où s'amoncellent déchets, carcasses de vélos et chariots.
La scène se reproduit dans tous les décors de Los Angeles. Ici sous les fenêtres de la mairie, là sur les boulevards d'Hollywood, ou encore sur la plage de Venice Beach et sous les gigantesques autoroutes.
Le problème a poussé la nouvelle maire, Karen Bass, à déclarer l'état d'urgence dès son élection il y a un an. Une mesure administrative qui lui a permis d'étendre ses pouvoirs et de solliciter l'aide du gouvernement fédéral.
La démocrate assure vouloir en finir avec les politiques qui ne font que déplacer le problème. Depuis douze mois, elle a démantelé 32 campements en proposant un hébergement systématique à leurs occupants.
Au total, son administration a hébergé plus de 21.600 sans-abris dans des dispositifs d'urgence - hôtels, villages de mini-maisons et autres centres dédiés. Soit 4.700 de plus que l'année précédente.
En parallèle, la maire a drastiquement réduit les procédures bureaucratiques qui ralentissent la construction des logements sociaux dont la Californie manque désespérément.
Malgré ce volontarisme largement salué par les associations, l'ex-infirmière se garde bien de crier victoire.
"Traiter cette crise, c'est comme éplucher un oignon, (...) cela fait pleurer", et "chaque pas en avant révèle une autre barrière à abattre", a-t-elle reconnu mercredi.
- Expulsions redoutées -
Pour évaluer son action, Karen Bass avait choisi un trottoir occupé il y a un an par une quarantaine de sans-abris devant une école d'Hollywood. Leur campement n'existe plus, mais à trois pâtés de maisons, une dizaine de tentes s'étirent sur Sunset Boulevard.
Car des dizaines de personnes se retrouvent à la rue chaque jour à Los Angeles.
Entre l'inflation qui accable les plus pauvres, et les dizaines de milliers de locataires menacés par la récente fin du moratoire sur les expulsions imposé par la ville pendant la pandémie, les autorités redoutent un afflux important de nouveaux sans-abris dans les prochains mois.
Dans ce contexte, la maire avoue sa frustration face aux lenteurs du système. Elle pensait initialement fournir un logement durable aux sans-abris après trois à six mois d'hébergement d'urgence, mais prévient désormais qu'ils vont devoir patienter dans leurs hôtels pendant "un an et demi à deux ans".
Une attente synonyme de défi, pour un public souffrant parfois d'addictions ou de traumatismes.
Après neuf mois passés dans un hôtel, Jacquies Manson a ainsi choisi de retourner vivre dans sa tente sur un trottoir de Venice Beach. "Clean" depuis cinq ans après plusieurs passages en prison, il n'a pas supporté l'interdiction des visiteurs dans la structure.
"J'ai 52 ans", s'indigne-t-il. "Je ne devrais pas avoir quelqu'un qui frappe à ma porte à six heures du matin pour vérifier qu'il n'y a personne d'autre dans ma chambre."
Paralysé du côté gauche à cause d'une attaque, il n'arrive pas à trouver un emploi et reçoit chaque mois 1.000 dollars d'allocation handicapé.
"Je pourrais peut-être trouver une chambre merdique pour 900 dollars", lâche-t-il. "Mais comment veux-tu que je vive avec les 100 dollars qui restent?"
T.Ziegler--VB