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La sixième étape du Tour: première vraie bagarre en montagne
La sixième étape du Tour de France, jeudi dans les Pyrénées, sera le premier grand test en montagne de cette 113e édition avec l'enchaînement classique des cols d'Aspin et du Tourmalet avant une arrivée inédite au pied du magnifique cirque de Gavarnie.
Si le départ à Pau est on ne peut plus traditionnel, c'est la première fois que la Grande Boucle s'arrête à Gavarnie-Gèdre, la station de ski pyrénéenne réputée pour son cirque naturel de type glaciaire, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
La course n'ira pas tout à fait jusqu'à cette merveille, mais les images d'hélicoptère témoigneront de la splendeur des lieux qui donneront un éclat tout particulier au maillot jaune.
Celui-ci est solidement ancré sur les épaules du Norvégien Torstein Traeen et Tadej Pogacar s'est donné suffisamment de mou au général - près de huit minutes - pour passer à l'attaque jeudi sans avoir à se soucier de récupérer la tunique jaune qu’il préfère laisser pour l'instant à d'autres.
Et il y a de quoi faire dans cette étape de 186,2 km qui devrait s'animer à 80 kilomètres de la fin lorsque les coureurs seront au pied de l'Aspin (12 km à 6,5%) avant d'escalader le vénérable Tourmalet (17,1 km à 7,3%) pour l'un des enchaînements les plus mythiques de l'histoire de la Grande Boucle.
Après la longue descente jusqu'à Luz-Saint-Sauveur, il restera alors à remonter jusqu'à Gavarnie-Gèdre, une ascension longue mais très douce (18,7 km à 3,7%), un vrai faux-plat pour des coureurs de ce niveau.
La facilité du final intrigue et pourrait laisser croire qu'il ne se passera rien. Mais Thierry Gouvenou, le responsable du parcours, s'attend à tout le contraire.
"Il y a quelques années, j'aurais dit que cette étape-là n'aurait pas trop d'intérêt. Mais depuis qu'on a fait le départ du Pays Basque (en 2023), où on a eu la grande bagarre entre Pogacar et Vingegaard dans les Pyrénées, je suppose que ça va encore flinguer fort dans le Tourmalet. Maintenant, ils sont comme ça. Ils n'attendent plus", estime-t-il auprès de l'AFP.
Partir dans le Tourmalet, dont le sommet est quand même à 40 km de l'arrivée, paraît risqué mais Pogacar a prouvé que cela ne lui faisait absolument pas peur.
Mais "ce sera utile d'avoir des équipiers autour de soi dans le final", souligne tout de même Gouvenou qui s'attend donc à ce que les grosses équipes tentent d'envoyer des coureurs à l'avant pour servir de point d'appui à leur leader.
Alors que les étapes de vendredi et samedi sont promises aux sprinteurs, ce sera la dernière occasion de se départager pour les favoris avant l'étape du Lioran dans les monts du Cantal mardi prochain.
A moins qu'ils ne décident de se faire aussi la guerre dimanche sur un terrain de baroudeurs entre Malemort et Ussel.
"Avec les coureurs qu'on a aujourd'hui, on ne peut plus rien exclure", insiste Gouvenou.
Départ de Pau à 12h25 (départ réel à 12h40), arrivée à Gavarnie-Gèdre à 17h46 (horaire calculé sur une moyenne de 38 km/h).
C.Kreuzer--VB