-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
-
Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture
-
Vingt-cinq dollars pour des déchets récoltés près du mariage de Taylor Swift
-
Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale
-
Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
-
Mondial-2026: l'attaque des Bleus, le réveil espéré de la force
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après avoir blessé deux collegiennes de 13 ans
-
Tennis: un parfum de Féry continue d'enchanter Wimbledon
-
Tour de France: Olav Kooij, pari réussi
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: France-Maroc 2022, du catalyseur Hernandez au sauveur Kolo Muani
-
Les séries "The Pitt" et "Hacks" en tête des nominations aux Emmy Awards
-
Présidentielle: "L'Heure de vérité" revient sur France 2, avec Duhamel et Bastié
-
Tour de France: le Néerlandais Olav Kooij remporte la 5e étape au sprint à Pau
-
Tour de France: le maillot jaune, un sparadrap parfois encombrant
-
Les Bourses européennes terminent en forte baisse après la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après une attaque présumée dans un collège-lycée en Bavière
-
Booba renvoyé devant le tribunal, cette fois pour le cyberharcèlement de Magali Berdah
-
A la Fed, un compte-rendu de réunion très attendu pour prendre le pouls des débats sous Warsh
-
La canicule s'étend, 7.800 hectares déjà brûlés en huit jours
-
OpenAI élargit l'accès à son nouveau modèle d'IA, la Maison Blanche assure ne pas être impliquée
-
"Reine du couscous": l'Arcom intervient auprès de W9 pour six séquences de l'émission de Hanouna
-
Mondial-2026: le choix de Bouaddi, sans regret pour les Bleus ?
-
Séisme au Venezuela: "Je suis né à nouveau", dit le miraculé ayant passé 8 jours sous les décombres
-
A Lampedusa, les pêcheurs déchirent leurs filets dans les épaves de migrants
-
En Chine, des femmes bricoleuses démontent des clichés encore bien présents
-
Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé", annonce de nouvelles frappes
-
Wall Street secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Dans la Creuse asséchée, les prairies grillent et les éleveurs s'alarment
-
La Réserve et le Meurice classés parmi les meilleurs hôtels du monde par La Liste
-
Argentine miraculée, France lancée, Espagne solide: le baromètre avant les quarts du Mondial-2026
-
Bracelets thermiques, horaires adaptés: le "modèle espagnol" pour travailler lors de chaleurs extrêmes
-
La canicule s'étend, le vent attise les incendies
-
Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise
-
La sixième étape du Tour: première vraie bagarre en montagne
-
Canicule: Uber Eats et Deliveroo suspendront les livraisons dans les départements en vigilance rouge
-
Rémunération de la presse : le gendarme français de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
-
Mondial-2026: démission de Zlatko Dalic, sélectionneur des années fastes de la Croatie
-
Pour accompagner les mourants, l'émergence de "thanadoulas", entre "réel besoin" et méfiance
-
Netflix s'entend avec des médias pour proposer leurs courtes vidéos sur sa plateforme
-
Rémunération de la presse: le gendarme de la concurrence porte un coup de semonce à Meta
-
Pour Thomas Pesquet, le spatial ne doit pas être "une tour de verre"
-
Soupçons d'entrave à la concurrence: Sanofi propose des mesures correctives à l'UE
-
Cinquante ans après l'éruption de 1976, la Soufrière de Guadeloupe sous étroite surveillance
Les bâtisseurs turcs de Kinshasa, "encore plus rapides que les Chinois"
Les Kinois n'en reviennent pas, de la vitesse à laquelle une entreprise turque a construit un imposant complexe financier au cœur de la capitale de la République démocratique du Congo, plus habituée aux grands travaux chinois qu'à ces nouveaux bâtisseurs du continent africain.
"Ça a changé brutalement", constate en riant un vendeur de rue, contraint depuis un peu plus d'un an de déplacer sa marchandise au rythme des changements de périmètre du chantier. "Ils travaillent jour et nuit, encore plus vite que les Chinois", ajoute, un brin admiratif, un agent de sécurité.
En février 2022, le président turc Recep Tayyip Erdogan venait en visite officielle en RDC, son énième déplacement en Afrique.
Sous sa direction, Ankara s'est beaucoup investi sur le continent ces deux dernières décennies, pour développer des liens diplomatiques mais aussi économiques. Des entreprises turques ont par exemple construit une mosquée au Ghana, des stades au Rwanda ou au Sénégal, des aéroports dans plusieurs pays.
A Kinshasa, il avait conclu des accords de coopération concernant notamment la sécurité, la défense et la construction d'infrastructures, parmi lesquelles le "Centre des Finances" dont les travaux étaient rapidement lancés, dans une concession située près de l'école turque, dans la commune des affaires de la Gombe.
Il y avait à cet endroit, entre le palais de justice et le ministère des Affaires étrangères, un rond-point pompeusement appelé Place de l'Indépendance, orné d'une sorte de plateforme en ciment défraîchi portée par des escaliers ne menant vers aucun monument.
Des visiteurs s'y promenaient parfois, entre les alignements de plantes en petits sacs qu'achètent les occupants des villas avec jardin construites dans le quartier du temps des colons belges.
Puis les palissades et bungalows de chantier sont apparus, vite dominés par une demi-douzaine de tours de béton peu à peu recouvertes de panneaux de verre.
Deux d'entre elles, d'une vingtaine d'étages, vont accueillir les ministères des Finances et du Budget. Le complexe, qui comprend neuf bâtiments au total, abritera aussi un centre de congrès, des bureaux, un grand hôtel...
- Téléphérique -
Le maître d'œuvre est l'entreprise Milvest, filiale de la holding turque Miller.
Selon son PDG Turhan Mildon, qui donnait mi-septembre un point de presse sur le site, ce chantier aura employé quelque 3.000 personnes - 1.800 Congolais et 1.200 Turcs.
Le coût des travaux est chiffré à 290 millions de dollars, pré-financés par la compagnie, qui investit aussi 60 millions de dollars dans l'hôtel dont elle assurera la gestion pendant 49 ans.
Le centre des finances doit être inauguré le 2 décembre. Avant les élections prévues le 20 du même mois, auxquelles l'actuel président Félix Tshisekedi est candidat à un second mandat.
Avec ses échafaudages poussiéreux, le chantier tout proche de la nouvelle ambassade de Chine semblerait presque piétiner, et les ouvriers chinois n'ont plus auprès des Congolais l'attrait de la nouveauté.
Très présents dans le pays depuis l'époque de Mobutu Sese Seko (1965-97), ils ont construit le "palais du peuple", siège du Parlement, ou encore le stade des Martyrs, immense enceinte de 80.000 places.
Sous Joseph Kabila (2001-2019), aux termes d'un méga-contrat "mines contre infrastructures", ils ont refait et agrandi de grandes avenues, dont le boulevard du 30 Juin aux allures d'autoroute en pleine ville. Sous Félix Tshisekedi, ils continuent à construire, entre autres un gigantesque complexe culturel en cours d'achèvement.
Mais face à eux, la Turquie avance ses pions. En plus du centre financier, la société Milvest est sur les rangs pour la rénovation et l'extension de l'aéroport de Kinshasa, un projet initialement attribué à une entreprise chinoise mais non abouti.
Il est aussi prévu la construction d'un téléphérique urbain dans un secteur excentré, vallonné et embouteillé de Kinshasa, pour lequel Milvest est en contrat avec la société française Poma, spécialiste du transport par câbles.
Ce projet, encore dans sa phase administrative, intrigue particulièrement les habitants de Kinshasa, une ville chaotique de 15 millions d'âmes où l'électricité et l'eau courante sont des denrées rares dans certains quartiers.
J.Marty--VB