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Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
L'équipe de France défie le Maroc en quarts de finale du Mondial-2026, un obstacle de taille sur la route d'un troisième sacre pour les joueurs de Didier Deschamps qui voient se dresser devant eux une puissance montante du football international, jeudi à Foxborough (Massachusetts).
Après une qualification arrachée dans la douleur samedi face à de trop rugueux Paraguayens en 8e de finale (1-0), les Bleus vont se frotter à un adversaire d'un tout autre calibre et vont devoir hausser leur niveau d'un cran s'ils veulent poursuivre leur aventure nord-américaine et atteindre les demi-finales, l'objectif minimal fixé par la Fédération française de football (FFF).
Si la présence du Maroc en demi-finales au Qatar en 2022, une première pour une nation africaine, pouvait être considérée à l'époque comme une énorme surprise, le voir de nouveau dans le Top 8 est cette fois d'une logique implacable. Les Lions de l'Atlas ont confirmé leur nouveau statut à la CAN-2025 organisée à la maison, même si l'issue de la finale, qui a viré au chaos, et la victoire acquise sur tapis vert au détriment du Sénégal ont déclenché une polémique mondiale.
Sixièmes au classement Fifa, ils ont fait jeu égal dans le groupe C avec le Brésil au premier tour (1-1) avant de se débarrasser des Pays-Bas en 16e de finale (1-1 a.p., 3 t.a.b à 2) puis de balayer le Canada, l'un des trois pays hôtes (3-0). Le Maroc a assurément changé de dimension et a largement la capacité de briser net les rêves de troisième étoile de la France (après 1998 et 2018), l'une des grandes favorites de la compétition.
Il y a quatre ans, les Bleus s'en étaient sortis à l'expérience et avaient réussi à dompter les Lions de l'Atlas en demi-finales sans trop de dégâts (2-0). Cette année, il faudra s'attendre à souffrir et le secteur offensif tricolore, encensé mais plutôt éteint contre le Paraguay, a tout intérêt à se réveiller sous peine de connaître une énorme désillusion et de précipiter la fin du long parcours de son sélectionneur, dont le contrat se termine à l'issue du tournoi.
Considérée comme la formation la plus séduisante de cette Coupe du monde, la France possède une carte maîtresse avec son trio magique Mbappé-Dembélé-Olise. Totalement muselé par une défense paraguayenne qui a trop souvent flirté avec la ligne rouge, il devrait trouver un contexte plus favorable face à une équipe beaucoup plus joueuse et portée vers l'avant.
- Mbappé le guide attendu -
Visé par les propos racistes d'une sénatrice paraguayenne qui ont provoqué une vague d'indignation et l'ouverture d'une enquête à Paris, le capitaine Mbappé va sans doute retrouver le terrain regonflé à bloc après avoir reçu un soutien unanime, dont ceux d'Emmanuel Macron, de l'ONU, du gouvernement du Paraguay et de la Fifa.
Les grands joueurs sont faits pour les grands rendez-vous et le champion du monde 2018, déjà sept buts au compteur en Amérique, est une nouvelle fois attendu pour guider les siens en Coupe du monde, son théâtre d'expression préféré, et se rapprocher du record de buts en phase finale de Lionel Messi, qui le devance de deux unités (21).
Si le Maroc ne peut pas rivaliser en attaque avec la France, il s'appuie sur un milieu de terrain Bouaddi-El Aynaoui-Ounahi qui risque de moopoliser le ballon, bien aidé par deux latéraux qui font référence, Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche.
"Le Maroc n'est pas là par hasard, a assuré Didier Deschamps mercredi. Ce sera une opposition entre deux équipes qui aiment avoir le ballon, attaquer et marquer des buts. Il faudra être performant parce que cette équipe du Maroc est de très grande qualité. Il faudra être le plus efficace possible offensivement, dans l'autre zone aussi".
Dans l'optique de la sévère bataille du milieu qui s'esquisse, l'absence probable au coup d'envoi d'Aurélien Tchouaméni est un coup dur pour les Bleus. Touché aux adducteurs vendredi, le joueur du Real Madrid était indisponible contre le Paraguay et n'a repris l'entraînement collectif que mercredi.
"Il va mieux", a indiqué le sélectionneur. Mais l'ancien Bordelais pourrait être trop juste pour débuter, laissant vraisemblablement Manu Koné accompagner Adrien Rabiot dans l'entre-jeu.
Deschamps devrait donc reconduire le même onze qu'en 8e de finale avec Bradley Barcola sur le côté gauche de l'attaque pour exploiter les éventuels espaces laissés dans son dos par Hakimi.
P.Staeheli--VB