-
Le dernier matin de Lorenzo Salgado: un rêve américain fauché
-
Inondations en Chine: 39 morts, habitants et secours s'attellent au nettoyage
-
Engrais: le gouvernement annonce aides d'urgence et stratégie pour "sortir de la dépendance"
-
Taïwan se prépare pour son plus gros typhon depuis des années
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran, qui riposte et les accuse de vouloir perturber les obsèques de Khamenei
-
Chine: zèbres, zébu et autruches s'échappent d'un zoo frappé par les inondations
-
Rugby: Ntamack en 10, Jalibert en 15, le pari de Galthié contre les Wallabies
-
Nucléaire civil : l'Australie s'accorde avec l'Inde pour lui fournir de l'uranium
-
Qui protège les gardiennes? Les Philippines à la rescousse des mangroves
-
Puces IA: SK hynix va fixer le prix de son introduction à Wall Street
-
Séismes: l'ONU appelle aux dons et Caracas au dégel des avoirs sanctionnés pour reconstruire
-
Les Etats-Unis frappent à nouveau l'Iran, qui riposte dans le Golfe
-
Accusé de viol, un important candidat démocrate renonce à la course au Sénat américain
-
L'Iran va inhumer l'ayatollah Khamenei, épilogue de six jours de cérémonies
-
Après les séismes au Venezuela, l'angoisse de perdre son logement endommagé
-
Royaume-Uni: Andy Burnham dans les starting-blocks pour succéder à Keir Starmer
-
Entre appareils en panne et personnel épuisé, la santé cubaine au bord de la rupture
-
Vingt-cinq dollars pour des déchets récoltés près du mariage de Taylor Swift
-
Mondial-2026: Justin Bieber en concert pour la finale
-
Mondial-2026: la France s'attaque au Maroc, un quart de tous les dangers
-
Mondial-2026: l'attaque des Bleus, le réveil espéré de la force
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après avoir blessé deux collegiennes de 13 ans
-
Tennis: un parfum de Féry continue d'enchanter Wimbledon
-
Tour de France: Olav Kooij, pari réussi
-
La Bourse de Paris termine dans le rouge, secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: France-Maroc 2022, du catalyseur Hernandez au sauveur Kolo Muani
-
Les séries "The Pitt" et "Hacks" en tête des nominations aux Emmy Awards
-
Présidentielle: "L'Heure de vérité" revient sur France 2, avec Duhamel et Bastié
-
Tour de France: le Néerlandais Olav Kooij remporte la 5e étape au sprint à Pau
-
Tour de France: le maillot jaune, un sparadrap parfois encombrant
-
Les Bourses européennes terminent en forte baisse après la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Un adolescent de 16 ans arrêté après une attaque présumée dans un collège-lycée en Bavière
-
Booba renvoyé devant le tribunal, cette fois pour le cyberharcèlement de Magali Berdah
-
A la Fed, un compte-rendu de réunion très attendu pour prendre le pouls des débats sous Warsh
-
La canicule s'étend, 7.800 hectares déjà brûlés en huit jours
-
OpenAI élargit l'accès à son nouveau modèle d'IA, la Maison Blanche assure ne pas être impliquée
-
"Reine du couscous": l'Arcom intervient auprès de W9 pour six séquences de l'émission de Hanouna
-
Mondial-2026: le choix de Bouaddi, sans regret pour les Bleus ?
-
Séisme au Venezuela: "Je suis né à nouveau", dit le miraculé ayant passé 8 jours sous les décombres
-
A Lampedusa, les pêcheurs déchirent leurs filets dans les épaves de migrants
-
En Chine, des femmes bricoleuses démontent des clichés encore bien présents
-
Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé", annonce de nouvelles frappes
-
Wall Street secouée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient
-
Dans la Creuse asséchée, les prairies grillent et les éleveurs s'alarment
-
La Réserve et le Meurice classés parmi les meilleurs hôtels du monde par La Liste
-
Argentine miraculée, France lancée, Espagne solide: le baromètre avant les quarts du Mondial-2026
-
Bracelets thermiques, horaires adaptés: le "modèle espagnol" pour travailler lors de chaleurs extrêmes
-
La canicule s'étend, le vent attise les incendies
-
Le calvaire des livreurs à vélo dans la fournaise bordelaise
-
La sixième étape du Tour: première vraie bagarre en montagne
"Shame on you!": des croisiéristes hués par des manifestants à Douarnenez
"Shame on you!", "you are not welcome", "go home!": 80 manifestants ont accueilli les passagers du bateau de croisière World Traveller, dimanche matin à Douarnenez (Finistère), avec des huées et des slogans dénonçant l'impact environnemental de ce type de tourisme.
Grimés en ours polaires, en otaries ou en carnavaliers vénitiens et accompagnés d'une fanfare, les manifestants s'étaient donné rendez-vous avant l'aube dans ce port breton à forte tradition ouvrière.
Les organisateurs avaient invité les manifestants à se déguiser car les bateaux qui mouillent dans la baie de Douarnenez sont "des navires de luxe et d'expédition", a expliqué Alice (prénom d'emprunt), 25 ans, cachée derrière un masque d'ours polaire.
Ces bateaux "passent leur temps à faire des allers-retours entre les pôles pour faire du tourisme de la dernière chance: voir les derniers manchots, les derniers ours blancs, les derniers icebergs. C'est indécent", a-t-elle expliqué à l'AFP.
Cette manifestation, "c'est un peu en soutien à la faune polaire qui subit le changement climatique et toutes les conséquences de notre mode de vie dans cette société", a-t-elle ajouté.
Le navire World Traveller, d'une capacité de moins de 200 passagers, faisait escale à Douarnenez dans le cadre d'une croisière de dix jours entre Dublin à Lisbonne, proposée à des prix allant de 8.499 dollars (8.048 euros) à 13.999 dollars (13.257 euros) par passager (avant réductions).
Ce navire de 126 mètres de long doit naviguer dans l'océan austral en novembre, pour une croisière de dix jours en Antarctique, à des prix allant de 16.499 dollars (15.625 euros) à 26.799 dollars (25.379 euros), avant réductions.
"Stop Cruiseshit" (stop aux croisières de merde) ou encore "Bear your polar shame" (Porte ta honte polaire), proclamaient les pancartes brandies par les manifestants.
- "Expérience éducative utile" -
Lorsque les premiers croisiéristes ont débarqué sur la jetée du port du Rosmeur, ils ont été accueillis par un brouhaha de huées, de cris et de casserolades.
"You are not welcome, we don't need your money" (vous n'êtes pas bienvenus, nous n'avons pas besoin de votre argent), a lancé un manifestant au mégaphone, alors qu'un cordon de gendarmes les empêchait d'approcher de la zone de débarquement.
"Nous dénonçons tout simplement cette industrie qui n'a pas lieu d'être. On n'a pas besoin de cette industrie", a déclaré Camille (prénom d'emprunt), 46 ans. "La biodiversité, c'est quelque chose de plus important (...) Donc nous disons stop à une vision court-termiste et stop à une forme d'hypocrisie aussi."
Croisé un peu plus tard dans les rues de la "ville rouge" (une des premières mairies communistes en France), Eric Scott, un touriste américain 49 ans, avec bob et chemise hawaïenne, ne semblait pas particulièrement perturbé par ce débarquement chahuté.
"C'était une expérience éducative utile", a déclaré à l'AFP ce consultant en éducation de Seattle. "C'est une des raisons pour lesquelles on voyage, c'est pour avoir des perspectives venues d'autres endroits."
M. Scott a dit "comprendre" les motivations des manifestants qui "plaident pour la responsabilité environnementale". "Est-ce que cela signifie pas de voyages en bateau? Je ne sais pas", a-t-il cependant ajouté.
L'organisateur de la croisière Atlas Ocean Voyages, une société basée en Floride, assure sur son site internet que ses "yachts intimes" consomment "seulement un cinquième du carburant" utilisés par les navires de croisière traditionnels, "réduisant ainsi (leur) impact sur l'environnement".
L'industrie des croisières, jugée polluante, fait l'objet d'une grogne grandissante de la Bretagne à la Côte d'Azur, avec une multiplication des pétitions et des manifestations.
Selon une de l'ONG Transport et Environnement, les bateaux de croisières naviguant dans les eaux européennes en 2022 ont émis plus de 8 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de 50.000 vols Paris-New York.
P.Vogel--VB