-
Loi d'urgence agricole: jusqu'au bout, un texte clivant
-
Après un démarrage record, l'action SpaceX passe sous son prix d'introduction en Bourse
-
Tour de France: Waerenskjold, à fond la caisse
-
Entre l'Espagne et Gibraltar, le passage enfin libre de la frontière
-
Protoxyde d'azote, rodéos, free parties: les mesures clés du projet de loi Ripost
-
Fontainebleau: le combat continue contre les reprises de feux, deux jeunes présentés à la justice
-
Toronto asphyxiée par les fumées des feux de forêt
-
La Bourse de Paris termine prudemment mais le luxe brille
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz quasi paralysé
-
Le Parlement ouvre un dernier débat sur l'aide à mourir
-
OpenAI échoue à faire protéger sa marque dans l'UE
-
Tour de France: le Norvégien Waerenskjold remporte l'étape la plus rapide de l'histoire
-
Lactalis: accord pour acheter trois marques de fromages du canadien Agropur
-
Six femmes portent plainte pour viols contre un ex-dirigeant de l'agence de mannequins Elite
-
Merz se dit "confiant" de pouvoir empêcher l'extrême droite d'accéder au pouvoir dans l'Est de l'Allemagne
-
Avec la canicule, les algues tapissent le Pô à Turin
-
"Goodbye": devant les députés britanniques, Starmer promet de soutenir son successeur Burnham
-
Pourquoi PIX, le système de paiement électronique brésilien, irrite Trump
-
Wall Street en hausse, les perspectives de l'IA confortées par les résultats d'ASML
-
Audition sous tension au Congrès pour le ministre de la Justice choisi par Trump
-
Le temps presse pour sauver les salines d'Ulcinj, sanctuaire d'oiseaux menacé de disparition
-
Le taux du Livret A relevé à 1,7%
-
Dopé par l'IA, le géant de la tech ASML affiche un trimestre en hausse et relève ses perspectives
-
La France dévoile sa stratégie pour devenir neutre en carbone dans un pays épuisé par les canicules
-
En Allemagne, le soupçon d'une collusion entre infox électorale russe et l'AfD
-
La douzième étape du Tour: une lueur d'espoir pour l'échappée
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella interrogé par un juge d'instruction à Agen
-
Le japonais Kioxia porté par la ruée vers les puces pour l'intelligence artificielle
-
Australie: le Premier ministre annonce de futures lois pour encadrer l'IA
-
Ebola: plus de 2.000 cas recensés en RDC, "rythme sans précédent" selon MSF
-
Chaleur extrême : le Royaume-Uni bascule dans un nouveau climat, selon un rapport
-
La France dans une situation de sécheresse "exceptionnelle" et "très préoccupante"
-
Les carburants repartent à la hausse avec le regain de tensions internationales
-
"Comme mon petit ami": des Chinois disent adieu à leurs compagnons IA
-
Mondial-2026: Deschamps, une sortie amère au bout de 14 années exceptionnelles
-
L'ONU s'inquiète de failles dans le système mondial de vaccination
-
Forêt de Fontainebleau: les pompiers cherchent à contenir les reprises de feu, une nouvelle garde à vue
-
La guerre entre Iran et Etats-Unis s'installe, Ormuz de nouveau paralysé
-
Rachat de SFR: la Commission européenne renvoie l'examen du dossier vers l'Autorité de la concurrence française
-
Va-t-on devenir stupide à force d'utiliser l'IA générative ?
-
Fortes chaleurs: les employés de la mairie de Tokyo tombent le pantalon
-
Meta accusé d'avoir utilisé l'IA pour cibler ses employés à licencier
-
Google poursuivi par des maisons d'édition, dont Hachette, pour violation des droits d'auteur
-
La Bourse de Paris en recul, malgré la bonne santé du luxe
-
Livret A: une hausse à 1,7% proposée par la Banque de France, le LEP devrait être maintenu
-
Affaire Lyhanna: Jérôme Barella entendu à Agen par un juge d'instruction
-
Un homme en garde à vue pour une tentative d'incendie mardi soir près de la forêt de Fontainebleau
-
Mondial-2026: Angleterre-Argentine, duel vintage avec vue sur une finale contre l'Espagne
-
Meurtre d'une surveillante au collège: le procès d'un adolescent de 15 ans s'ouvre en Haute-Marne
-
Mondial-2026: Tuchel et Bellingham, cocktail de passion et tension
Après des levées de fonds record, les biotechs de retour sur Terre
Les entreprises de biotechnologies ont connu un fort engouement à la faveur de la pandémie, mais elles sont désormais confrontées à la raréfaction de l'argent: une situation susceptible d'attiser l'appétit des gros laboratoires qui les convoitent.
Ces jeunes entreprises centrées sur l'innovation ont commencé à intéresser les "non spécialistes" lorsque l'allemande BioNTech et l'américaine Moderna ont fait les gros titres, fin 2020, avec leurs tout premiers vaccins contre le Covid-19. Prouvant ainsi qu'investir dans une biotech était certes un pari risqué, mais qui pouvait rapporter gros.
L'épisode de la pandémie "a mis l'accent sur des technologies qui avaient été plus ou moins dénigrées par la plupart des grands acteurs, comme l'ARN messager", explique à l'AFP Frédéric Thomas, spécialiste des questions de santé au cabinet de conseil Roland Berger.
Profitant de cet enthousiasme, les biotechs ont connu trois belles années, avec des levées de fonds importantes. La jeune pousse marseillaise Imcheck, spécialisée dans l'immuno-oncologie, a par exemple levé quasi 100 millions d'euros en juin, un record jusque-là en France. Au même moment, outre-Atlantique, la start-up en santé National Resilience levait 625 millions de dollars.
Mais les frimas d'un automne de crise inflationniste ont changé la donne: les taux d'intérêt augmentent, les investisseurs sont plus frileux à mesure que l'argent devient plus cher. "C'est plus difficile qu'il y a dix-huit mois. Les valorisations des biotechs en Bourse ont été divisées par deux, parfois plus, les sociétés peuvent donc mécaniquement lever moins d'argent", note Cédric Moreau, du fonds de capital risque Sofinnova, spécialisé dans les sciences de la vie.
- De plus en plus de défaillances -
Or les biotechs ont un modèle économique particulier. Durant les années de recherche et développement qui précèdent le lancement d'un produit, elles n'ont rien à vendre et nécessitent donc des financements extérieurs, obtenus notamment en s'introduisant en Bourse, ou en levant des fonds via des tours de table auprès d'investisseurs.
Cette raréfaction de l'argent est donc périlleuse pour ces entreprises. Cédric Moreau rappelle qu'avoir une visibilité financière sur un an pour autofinancer ses activités "est presque un luxe aujourd'hui pour une biotech".
"Il n'est pas évident de se refinancer si elles n'ont pas atteint des étapes opérationnelles majeures, ou si elles n'ont pas signé d'accord de licences" avec un gros laboratoire, relève-t-il.
"Il y a de plus en plus de défaillances, à raison d'une presque toutes les semaines", abonde Céline Domenget-Morin, en charge du département entreprises en difficulté au cabinet d'avocats Goodwin.
"Ces sociétés n'ont souvent pas de chiffre d'affaires. Si personne n'est là pour apporter un financement relais en attendant une nouvelle levée de fonds, il n'y a pas d'autre option que de chercher un repreneur, parfois en passant par un redressement judiciaire", dit-elle.
Les biotechs risquent par ailleurs de devoir se recentrer sur leurs recherches les plus prometteuses, et d'en abandonner d'autres.
- La "falaise des brevets" -
Les difficultés des uns représentent des opportunités pour d'autres, dont les gros laboratoires, bien dotés en trésorerie pour acquérir de petites pépites.
D'autant qu'ils seront bientôt confrontés à "la falaise des brevets", à savoir le moment où les brevets (délivrés sur vingt ans) de beaucoup de leurs grands médicaments arrivent à expiration. Ce qui entraîne des pertes en matière de chiffre d'affaires, à mesure que les concurrents fabriquent des génériques, moins chers.
"Les grands laboratoires ont de 300 à 500 milliards de dollars de trésorerie et ils vont perdre jusqu'à 200 milliards avec l'arrivée des génériques ces prochaines années. Ils vont donc devoir acheter et renflouer leurs portefeuilles de molécules", relève Cédric Moreau, de Sofinnova.
"Il va y avoir des acquisitions", renchérit Anne-Charlotte Rivière, spécialiste du capital-risque pour Goodwin: "Pas forcément par des gros laboratoires. De grosses biotechs américaines peuvent aussi se positionner sur des sociétés qui développent un seul produit, de manière à diversifier leur portefeuille".
Un phénomène qui, selon les spécialistes, devrait s'accroître dans les prochains mois.
R.Adler--BTB