-
Après la signature de l'accord irano-américain, coup d'envoi des négociations vendredi
-
Les pêcheurs réunis à Cherbourg pour leurs assises annuelles
-
Otan: Hegseth annonce un réexamen de la présence militaire américaine en Europe
-
El Niño: deux agences de l'ONU lancent un appel conjoint à l'aide préventive
-
Allemagne: un institut économique plus optimiste que le gouvernement sur la reprise économique
-
Niger: retour au calme à Niamey après une possible attaque jihadiste contre l'aéroport
-
Carburants: le gouvernement "voit le bout" de la crise
-
Taïwan espère une vente d'armes américaine "dès que possible", Pékin met en garde contre une "impasse"
-
Top 14: Billy Vunipola, l'homme fort de Montpellier
-
Les quartiers populaires "surexposés" lors des canicules, alerte la Fondation pour le logement
-
Défense: John Cockerill mise sur un blindé développé à la vitesse de l'automobile
-
La Bourse de Paris en petite hausse, entre accord Etat-Unis/Iran et Fed plus ferme
-
Moscou frappée par une vaste attaque ukrainienne, une importante raffinerie touchée
-
Présidentielle en Colombie: salut militaire et K-pop s'invitent dans la campagne
-
Venezuela: dénonciation de mauvais traitements des prévenus au procès "PDVSA Cripto"
-
Plateforme Classés sans suite: quand des victimes dénoncent, en ligne, leurs agresseurs
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey, possible attaque jihadiste
-
Fortes chaleurs: la SNCF supprime 71 trains Intercités
-
Grippe aviaire: 13.000 petits d'éléphants de mer morts sur une île australienne isolée
-
Niger: des tirs entendus à l'aéroport de Niamey
-
Renouveler la flotte: l'appel des pêcheurs à "lever les obstacles"
-
Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis
-
La Chine s'apprête à durcir les règles de concurrence autour des livraisons de repas
-
Fermer les écoles ou les laisser ouvertes malgré la chaleur: le dilemme des maires
-
Cuba restreint l'accès aux transports publics, faute de carburant
-
Avec des étés de plus en plus chauds, l'Inde apprend à s'adapter
-
Face à une crise de la presse qui s'aggrave, les syndicats tentent de mobiliser
-
Malgré les promesses, les robots humanoïdes à tout faire ne sont pas pour tout de suite
-
Palantir, ce "défenseur de l'Occident" dont les Européens se méfient
-
Les présidents américain et iranien signent un accord pour cesser les hostilités
-
Face aux attaques sur son système énergétique, l'Ukraine développe le renouvelable
-
Le réseau social W, concurrent européen de X, lance sa version publique
-
Mondial-2026: à New York, un moment suspendu pour la communauté haïtienne
-
L'un des présentateurs du "Daily Show" aimerait que Trump rende la satire moins facile
-
Déserts médicaux: Médecins Solidaires appelle les généralistes à la "mobilisation générale"
-
Mondial-2026: Kane guide l'Angleterre, Ronaldo erre avec Portugal
-
Cuba: le Parti communiste approuve un train de réformes vers plus d'économie de marché
-
Equateur: un chef de gang abattu dans le deuxième aéroport du pays
-
Royaume-Uni: législative partielle à haut risque pour Keir Starmer
-
La canicule s'installe, les 40 degrés en ligne de mire
-
New York célèbre ses héros des Knicks, titrés en NBA
-
Les Européens cherchent la parade face à la déferlante chinoise
-
Cuba: l'ex-président Raul Castro apporte son soutien à un train de réformes économiques
-
Mondial-2026: Ronaldo et le Portugal calent, Kane et l'Angleterre régalent
-
La Fed de Kevin Warsh n'exclut pas un tour de vis face à l'inflation
-
Les présidents américain et iranien signent à distance le protocole d'accord
-
Mondial-2026: l'Angleterre de Kane montre ses muscles contre la Croatie (4-2)
-
Mondial-2026: Ronaldo et le Portugal patinent d'entrée
-
Les marchés mondiaux digèrent l'évocation d'une possible hausse des taux de la Fed
-
Wall Street recule après que la Fed évoque une hausse des taux
Les objectifs climatiques de Biden entravés par des revers
Plus que tout autre président américain avant lui, Joe Biden a affirmé sa détermination à lutter contre le changement climatique, une "menace existentielle". Après plusieurs revers cet été, il entend rassurer mercredi sur ses engagements en martelant ses objectifs environnementaux, qu'il a pourtant grand peine à concrétiser.
Le point sur les mesures prises après un an et demi de mandat, et ce qui bloque pour aller plus loin.
- Quels buts? -
En avril 2021, Joe Biden a promis de réduire les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 50 à 52% d'ici 2030, par rapport à 2005.
Un objectif pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat, et qui doit permettre à la première économie mondiale d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Pour le secteur énergétique spécifiquement, qui représente environ un quart des émissions de gaz à effet de serre du pays, Joe Biden veut ramener à zéro les niveaux de pollution dès 2035.
En ce qui concerne les transports, qui représentent eux aussi environ un quart des émissions, Joe Biden a fixé pour objectif que la moitié des voitures vendues aux Etats-Unis en 2030 soient électriques.
- Où en est-on? -
Une victoire a été engrangée en novembre 2021 avec l'adoption au Congrès américain d'un grand plan de modernisation des infrastructures, qui comprenait des mesures comme la construction d'un réseau de bornes de chargement pour les véhicules électriques, ou d'adaptation face aux catastrophes naturelles devenues plus fréquentes.
Le gouvernement démocrate a également agi sur le plan réglementaire, par la voie de l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (EPA).
Celle-ci a notamment adopté en décembre 2021 de nouvelles normes fédérales d'émissions de gaz à effet de serre pour les voitures vendues à partir de 2023.
De plus, elle travaille sur une nouvelle réglementation visant à nettement réduire les émissions de méthane (un puissant gaz à effet de serre) de l'industrie pétrolière et gazière.
Certains Etats américains ont par ailleurs pris le sujet à bras le corps, sans attendre l'Etat fédéral pour agir. Par exemple la Californie, où toutes les nouvelles voitures vendues en 2035 devront être électriques.
Malgré cela, sans actions supplémentaires, les émissions des Etats-Unis ne seront réduites que de 24% à 35% d'ici 2030, et non de moitié comme visé, selon un récent rapport du Rhodium Group.
Le gouvernement Biden a en outre des revirements à son compteur. Alors qu'un moratoire sur les nouveaux forages pétroliers et gaziers sur les terres fédérales avait été décrété, la décision a été invalidée par un juge. Depuis, l'Etat américain a attribué de nombreux permis de forage, notamment depuis l'augmentation des prix à la pompe, après l'invasion russe en Ukraine.
- Quels obstacles? -
Le programme climatique de Joe Biden a pris un très sérieux coup dans l'aile avec l'annonce du sénateur démocrate Joe Manchin qu'il ne soutiendrait pas le plan d'investissement "Build Back Better" (Reconstruire en mieux).
Après un premier refus de M. Manchin fin 2021, les négociations avaient repris sur une enveloppe plus restreinte de quelque 555 milliards. Mais l'élu de Virginie-Occidentale, Etat connu pour ses mines à charbon, y a également coupé court la semaine dernière, arguant de dépenses inconsidérées par temps d'inflation.
Sans son vote, la loi ne peut passer l'étape du Sénat, où les démocrates ne disposent que d'une ultra-courte majorité. Sont ainsi enterrés avec elle des crédits d'impôt considérables pour les producteurs et consommateurs d'énergie éolienne, solaire et nucléaire, qui étaient destinés à faire évoluer l'économie américaine vers des sources d'énergie propres.
Autre revers subi cet été: la Cour suprême américaine a limité fin juin la capacité de l'agence fédérale EPA à réguler les émissions des centrales électriques. Une limitation générale des émissions les concernant, entraînant la fermeture de centrales à charbon, nécessiterait l'approbation du Congrès, selon les juges. Mais des restrictions centrale par centrale restent possibles.
Selon John Kerry, émissaire américain pour le climat, cette décision laisse une marge de manoeuvre au gouvernement Biden pour accomplir ses objectifs.
Pour aller plus loin, certains élus démocrates réclament du président qu'il déclare l'état d'urgence climatique, qui lui accorderait des pouvoirs d'action supplémentaires. La Maison Blanche a laissé la porte ouverte à une telle mesure, tout en précisant qu'elle n'était pas au programme cette semaine.
M.Odermatt--BTB