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NanoXplore, l'"Astérix" contre "l'empire américain" des puces, se lance dans la défense
Spécialiste français des puces électroniques utilisées pour piloter les satellites en conditions extrêmes, la PME NanoXplore se lance dans la défense, afin de réduire la dépendance de l'Europe face à ces composants critiques conçus aux Etats-Unis et fabriqués à Taïwan.
"Le signal est clair, on veut être un acteur de la défense", secteur qui "a le vent en poupe", a déclaré à l'AFP Edouard Lepape, directeur général de l'entreprise familiale, qui vient d'annoncer une levée de 20 millions d'euros auprès du missilier européen MBDA et du Fonds Innovation Défense français.
Le diplômé d'école de commerce et ancien banquier d'affaires de 40 ans qui avait fondé l'entreprise en 2013 avec son père ingénieur et cinq collaborateurs - elle en compte près de 150 aujourd'hui - voit NanoXplore comme un "Astérix contre l'empire américain" incarné par les géants comme AMD, Microchip ou Intel.
"Sans électronique, un système de défense ne sert à rien, tout comme un satellite. Aujourd'hui, l'écrasante majorité des composants sont américains et fabriqués à Taïwan", ajoute-t-il.
Ainsi, "il suffit aux Etats-Unis d'appuyer sur un bouton et votre F-35 (avion de combat américain qui équipe plusieurs armées européennes, NDLR) ne décolle pas", dit-il.
- "Environnement hostile" -
Spécialisé dans les FPGA (Field Programmable Gate Array), des puces électroniques adaptables qui, contrairement aux processeurs CPU (Central Processing Unit) à l'architecture fixe, peuvent être reprogrammées selon les besoins des missions, NanoXplore assure être la seule entreprise européenne sur ce type de composants.
Pièce maîtresse des ordinateurs de bord qui font fonctionner les satellites des programmes européens Galileo (navigation) et Copernicus (observation de la Terre), ces puces sont résistantes aux radiations solaires.
"Une valeur ajoutée énorme" dans un "environnement extrêmement hostile qui détériore très rapidement l'électronique", explique Edouard Lepape qui veut sortir de cette activité "niche" qui a permis à l'entreprise de démarrer.
Selon celle-ci, la levée de fonds de 20 millions d'euros vise en particulier à "accélérer la diversification de NanoXplore du spatial vers la défense en développant une nouvelle génération de composants spécifiquement orientés pour ces usages (FPGA sécurisés, très basse consommation) et en adaptant les technologies existantes aux besoins des systèmes terrestres, aériens et navals".
Les puces sont déjà utilisées dans des missiles de MBDA, une activité qui va s'élargir avec l'entrée dans le capital de NanoXplore de ce géant de la défense.
L'ambition de la société, qui représente aujourd'hui 10% du marché européen, est de "remplacer au moins 50%" de composants américains "à un horizon de quatre-cinq ans".
- Taïwan incontournable -
Avec son QG à Sèvres, à l'ouest de Paris, et ses antennes à Grenoble et Montpellier, NanoXplore conçoit les puces et les fait fabriquer aujourd'hui en France par la multinationale franco-italienne STMicroelectronics.
Mais bientôt, le dirigeant explique qu'il va être obligé de se tourner vers le fondeur taïwanais TSMC qui fabrique les puces électroniques les plus avancées notamment pour le compte d'Apple, de Nvidia, AMD et des acteurs de la défense.
"On atteint les limites de ce qu'on peut faire (en Europe). L'explosion de la performance dans les satellites va nous imposer d'aller sur des technologies taïwanaises malheureusement", dit-il.
"C'est l'étape 1, la fabrication du moule" qui va être délocalisée "à horizon 2028-2029".
"On n'est pas capable en Europe de développer" ce type d'usine qui demanderait un investissement de l'ordre de 10 milliards d'euros et "on n'a plus le savoir-faire" après les décennies de désindustrialisation, déplore-t-il.
Le marché des puces est moins tendu qu'il y a un an, "mais c'est un marché extrêmement instable", souligne-t-il en rappelant que des secteurs entiers comme l'automobile avaient été paralysés par la pénurie des puces pendant le Covid.
"Toute la production des circuits intégrés haute performance est faite chez TSMC à Taïwan. Il suffit qu'il y ait demain un problème géopolitique entre la Chine et Taïwan, un gros tremblement de terre ou plein d'autres choses pour que toute la machine s'enraye", conclut-il.
U.Maertens--VB