-
Loi d'urgence agricole: le Sénat rouvre le débat sur la réintroduction de pesticides interdits
-
Chikungunya, dengue, Zika: plus de 210 cas importés dans l'Hexagone depuis début mai
-
Au G7, l'accord avec l'Iran salué, Trump met en garde Téhéran
-
Migration: le Parlement européen adopte la réforme prévoyant des "hubs de retour"
-
Accord Iran/Etats-Unis: les derniers développements
-
Jeff Bezos rêve de rendre la Terre à son état d'avant l'industrie
-
De nouveaux jeux à "Fort Boyard", avec Cyril Féraud aux commandes dès le 4 juillet
-
Le Parlement européen approuve une nouvelle génération d'OGM
-
Carburants: le plafonnement en France a coûté 200 M d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre
-
En Allemagne, les paiements sans espèces prennent le dessus, selon la Bundesbank
-
Les Français consomment toujours plus de vêtements neufs
-
Cyclisme: Wout Van Aert, blessé au coude, forfait pour le Tour de France
-
L'assemblée de Mayotte vote la création d'un établissement public pour gérer le port de Longoni
-
Mondial-2026: Ronaldo entre en piste après les débuts record de Messi et Mbappé
-
Tirs de semonce russes dans la Manche: Starmer qualifie l'incident d'"imprudent" mais pas "inquiétant"
-
IA: le chinois DeepSeek franchit les 50 milliards de dollars de valorisation (médias)
-
Accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
-
Dans le sud du Liban, un village enterre ses "martyrs" d'une nouvelle guerre avec Israël
-
La princesse héritière de Norvège a subi une transplantation "réussie" des poumons
-
VivaTech: Bezos en star, l'Europe s'inquiète pour sa souveraineté technologique
-
Japon: enquête sur un possible cartel des crèmes glacées
-
L'AIE révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
-
Moins d'eau, plus de capteurs: des agriculteurs se convertissent au goutte-à-goutte connecté
-
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe sur un voilier dans la Manche
-
Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero au tribunal pour une audition inédite devant le juge
-
Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l'impôt sur les bénéfices en France
-
Au Danemark, une entreprise sans chefs pour faciliter innovation et performance
-
Survie de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence: Saint-Gaudens retient son souffle
-
Une agriculture sans pesticide, "c'est possible", pour l'Inrae
-
Des travaux des JO aux chantiers africains, le tunnelier français Bessac creuse son sillon
-
Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père
-
À Mayotte, l'avenir du port de Longoni en suspens à l'approche de la fin de sa délégation
-
Zapatero, une icône de la gauche espagnole dans la tourmente
-
La salle de bal de la Maison Blanche va coûter 600 millions de dollars (média)
-
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola", rassure le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe
-
Au Royaume-Uni, Restore, le parti qui menace Nigel Farage sur son extrême droite
-
"Aimés du prophète", les chats errants prolifèrent à Jakarta
-
Tour de Suisse: Pogacar pour le présent et l'avenir
-
Mondial-2026: Messi, Messi, Messi
-
Des pétroliers iraniens passent le détroit d'Ormuz avant les nouveaux pourparlers
-
Un suspect du génocide au Rwanda comparaît devant un tribunal néerlandais
-
Pologne et Allemagne signent un accord de défense aux ambitions limitées
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero convoqué pour une audition inédite devant le juge
-
Fed: Warsh entre en scène, pas de dégel des taux d'intérêt en vue
-
Ultime vote au Parlement pour relancer l'investissement dans les barrages
-
Le Parlement européen en passe d'autoriser une nouvelle génération d'OGM
-
Migration: le Parlement européen vote mercredi le règlement sur les retours
-
Mondial-2026: la France de Mbappé réussit son entrée, Messi dans l'histoire
-
VivaTech: intelligence artificielle et souveraineté technologique au menu
Yacht de Jeff Bezos: consternation sous le pont de Rotterdam
Le pont historique qui bloque le passage vers la mer du yacht du fondateur d'Amazon Jeff Bezos est au cœur de toutes les discussions le long des quais venteux de Rotterdam, où des habitants expriment leur consternation.
Au pied du pont, une habitante d'une péniche s'empresse de fuir l'attention du monde entier que suscite l'ouvrage, monument d'avant-guerre iconique de la ville, partiellement reconstruite après le bombardement de l'armée allemande pendant la Seconde guerre mondiale.
Le pont Koningshavenbrug, connu des Rotterdamois sous le nom de De Hef, constitue le dernier obstacle sur le chemin vers la mer du luxueux yacht de Jeff Bezos, trop haut pour l'ouvrage, malgré son tirant d'air maximum de 46 mètres.
Pour permettre le passage du yacht, il faut retirer temporairement la partie centrale du pont. Or, la municipalité avait promis après une rénovation majeure en 2017 de ne plus jamais démanteler l'ouvrage, classé monument national.
Yolande Ferree, artiste de 62 ans et habitante du quartier, estime que toute l'agitation autour du pont et du yacht et "un peu exagérée". Mais, concède-t-elle, "De Hef est une vieille dame, elle est un peu vulnérable".
Selon le maire de la ville, Ahmed Aboutaleb, la municipalité n'a pour le moment reçu aucune demande de permis du constructeur pour démanteler temporairement le pont.
- "Maison de fous" -
Le yacht est construit dans un chantier naval de la société Oceanco, près de Rotterdam. Pour rejoindre la mer, il doit passer sous ce pont datant de 1878, réparé après avoir été bombardé en 1940, pendant la Seconde guerre mondiale.
Il est trop bas pour le navire à trois mâts du milliardaire américain, un yacht d'une valeur de 430 millions d'euros, selon les médias locaux.
La municipalité prendra sa décision lorsqu'une demande de permis sera bel et bien déposée, a affirmé M. Aboutaleb, en prenant en compte l'intérêt économique et "l'image maritime" de la région, mais aussi la préservation du pont.
"Ici, sur l'île, c'est une maison de fous car tout le monde est complètement confus", exclame auprès de l'AFP Frouke van Loo, une entrepreneure de trente ans.
"Voyons d'abord si cette demande arrivera et si elle est acceptée", et si le démantèlement est "vraiment nécessaire, alors peut-être devrions-nous plutôt être très fiers que le navire vienne de notre port", affirme la jeune femme.
"Incroyable. Au début, je pensais que c'était un poisson d'avril, pour être honnête", lâche Ton Wesselink, président d'une association rotterdamoise pour la protection des monuments historiques.
"Je suis assez choqué", poursuit M. Wesselink, cité par la télévision publique néerlandaise NOS.
"Ce qui m'inquiète, c'est le précédent, car où cela s'arrêtera-t-il?", poursuit-il.
"C'est notre morceau de patrimoine, nous devons en prendre soin", affirme-t-il.
Une partie de la population estime que démonter une partie du pont pour permettre le passage d'un yacht privé va trop loin. Un groupe appelle sur Facebook à jeter des oeufs sur le navire, une initiative "ludique" selon les organisateurs.
"Les gens qui ont beaucoup d'argent devraient comprendre qu'ils ne peuvent pas tout se permettre. Avec cet appel, nous faisons entendre notre voix de manière ludique", commente l'initiateur du projet, Pablo Strörmann, 40 ans, cité par le quotidien Algemeen Dagblad.
Yolande Ferree a une autre proposition : déménager le site du constructeur naval de l'autre côté du pont.
E.Schubert--BTB