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USA: contraints par une loi de Biden, des labos pharmaceutiques consentent à baisser des prix
De grands laboratoires pharmaceutiques ont accepté, à contre-coeur, d'abaisser le prix de vente de dix médicaments traitant de pathologies graves pour le régime d'assurance des personnes âgées aux Etats-Unis, mais ne baissent pas les armes contre la loi Biden qui les y a contraints.
Cette baisse "historique", qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026, a été annoncée jeudi matin par le président Joe Biden et la vice-présidente et candidate démocrate à la Maison Blanche Kamala Harris, ravis de cette "étape historique".
Mais, du côté des industriels, l'air n'était en revanche pas à la fête. Ils s'étaient résolus en octobre 2023 à participer à ces négociations inédites car refuser les exposait à des conséquences "insupportables", notamment des sanctions fiscales.
Les groupes suédo-britannique AstraZeneca et américain Johnson & Johnson expliquaient jeudi avoir aussi plié pour assurer que leurs médicaments restent disponibles aux bénéficiaires de Medicare, couvrant les plus de 65 ans aux Etats-Unis.
"AstraZeneca considère que toute personne ayant besoin de nos traitements doit pouvoir y avoir accès, ce qui était menacé pour les patients de Medicare et Medicaid (assurance-santé des plus défavorisés, ndlr) si un fabricant refusait" de s'entendre avec les autorités, a commenté le groupe.
"Pour cette raison, AstraZeneca a accepté le MFP pour Farxiga", traitement contre le diabète, a-t-il ajouté.
Le dispositif "Maximum Fair Price" ou "Prix équitable maximum" découle d'une loi phare du mandat de Joe Biden, l'"Inflation Reduction Act" (IRA), un vaste programme de transition énergétique et de pouvoir d'achat.
Dix médicaments ont été sélectionnés pour ces négociations, débutées en février et devant aboutir avant le 1er septembre, qui ont été prescrits en 2022 à quelque 9 millions de bénéficiaires de Medicare.
Figurent notamment l'Entresto du suisse Novartis (problèmes cardiaques), le Stelara (psoriasis, maladie de Crohn) du belge Janssen, filiale de Johnson & Johnson, ou encore l'Eliquis (anticoagulant) des américains Bristol-Myers Squibb (BMS) et Pfizer.
- -38% à -79% -
Ces deux derniers ont souligné, dans un communiqué identique, qu'Eliquis était le plus prescrit de la liste (presque 4 millions de bénéficiaires) mais pas le plus cher, et qu'abaisser le prix pour Medicare "ne détermine pas le prix que paieront les patients".
Un argument également avancé par Novartis, affirmant qu'avant le MFP, 98% des bénéficiaires de Medicare prenant de l'Entresto payaient de leur poche en moyenne 29 dollars par mois.
"Le contrôle des prix ne signifie pas que les patients vont avoir un meilleur accès ou payer moins cher à la pharmacie", a souligné le groupe.
D'après les informations publiées jeudi, Medicare paiera 295 dollars pour un mois d'Entresto au lieu de 628 actuellement, soit une réduction de 56%.
La baisse la plus importante (-79%) concerne le Januvia (diabète) du groupe américain Merck, et la plus faible l'Imbruvica (cancers du sang, -38%).
L'accord va permettre, dès la première année, d'économiser 1,5 milliard de dollars pour les assurés concernés et 6 milliards de dollars pour les contribuables, selon la Maison Blanche.
Quand au manque-à-gagner pour les laboratoires, Sel Hardy, analyste de CFRA, rappelait jeudi que les dirigeants de BMS "semblaient optimistes" fin juillet sur la capacité du groupe à supporter le choc. Elle qualifiait le prix final de "rassurant".
Le prix des médicaments, qui n'est pas régulé au niveau national aux Etats-Unis, y est souvent bien plus élevé que dans les autres pays développés. Il est courant que les assurés doivent payer une partie, parfois importante, de leur poche.
"Depuis des années, des millions d'Américains doivent choisir entre acheter leurs médicaments ou de la nourriture", a affirmé M. Biden.
Mais, pour Johnson & Johnson - dont deux médicaments sont sur la liste -, ce plafonnement des prix aura pour conséquence d'augmenter le coût pour les autres Américains, et de restreindre l'accès aux médicaments.
Selon un porte-parole, le groupe considère l'IRA comme une "loi arbitraire dépourvue d'approche scientifique pour évaluer les éléments cliniques".
Cette réforme "décourage l'innovation et limite notre capacité à découvrir et à développer de nouveaux médicaments révolutionnaires pour ceux qui en ont besoin", a déploré Novartis, qualifiant l'IRA de loi "inconstitutionnelle".
Plusieurs groupes ont saisi la justice dès 2023, comme le laboratoire danois Novo Nordisk ou Merck, qui a dénoncé une "extorsion".
Medicare devrait être en mesure de négocier les tarifs d'une soixantaine de médicaments au maximum dans les quatre prochaines années, puis d'une vingtaine supplémentaires au maximum chaque année.
K.Hofmann--VB