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Conflit ouvert entre Rachida Dati et l'audiovisuel public
Poussée de fièvre entre Rachida Dati et l'audiovisuel public. La passe d'armes mercredi sur le plateau de "C à vous" alourdit un climat déjà tendu entre la ministre et les médias placés sous sa tutelle, en plein débat sur son projet contesté de holding.
Ulcérée par des questions sur les 299.000 euros qu'elle aurait perçus de GDF Suez en 2010-2011 sans les déclarer au Parlement européen, la ministre de la Culture a sorti les griffes et renvoyé son intervieweur, le journaliste Patrick Cohen, à des accusations de "management brutal" remontant aux années où il dirigeait la matinale de France Inter (2010-2017).
"Vous pourriez (...) tomber sous le coup de ce délit (de harcèlement, ndlr)", a-t-elle menacé. "Je peux saisir le tribunal".
France Télévisions a répliqué que "les mises en cause personnelles à l'encontre des journalistes ne sont pas acceptables".
Début mai, sur France Inter, la ministre avait cette fois ciblé la présidente de Radio France, l'accusant de "caricaturer" son projet de création de holding chapeautant différents médias de l'audiovisuel public.
"Votre présidente Sibyle Veil (...) je l'ai appelée parce qu'il faut arrêter de caricaturer cette réforme en disant que c'est une réforme d'extrême droite", a-t-elle lancé à l'antenne, après avoir qualifié France Inter, leader incontesté des audiences, de "club" pour CSP+ et retraités.
"La ministre est prête à instaurer un climat délétère inédit avec l'audiovisuel public", déplore auprès de l'AFP Valéry Lerouge, président de la société des journalistes de la rédaction nationale de France Télé.
"On est inquiets parce qu'on a le sentiment que la ministre va utiliser tous les arguments y compris fallacieux pour discréditer les journalistes du service public", estime-t-il.
Mme Dati a récemment brocardé les "méthodes de voyous" des journalistes qui lui ont consacré une édition de "Complément d'enquête", les accusant d'avoir tenté de soudoyer des membres de sa famille pour obtenir une interview, ce que le magazine dément.
Après la diffusion de cette édition sur France 2, Le Canard enchaîné a d'ailleurs prêté à la ministre la volonté d'obtenir "le scalp" de la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte Cunci.
"Je n'ai jamais dit quoi que ce soit ni appelé qui que ce soit", a démenti la ministre dans Le Monde. "Comme souvent, je fais l'objet d'attaques ciblées et injustifiées de mes opposants politiques".
- "Elle ne lâche rien" -
La ministre, qui lorgne la mairie de Paris en 2026, attire en tout cas la lumière et se démultiplie sur ses dossiers : démocratiser l'accès à la culture - son mantra depuis son entrée surprise au gouvernement début 2024 - et réformer l'audiovisuel public. Elle vient d'obtenir l'inscription du projet à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale.
Sa combativité est "un indéniable atout", affirme à l'AFP le sénateur centriste Laurent Lafon, dont la proposition de loi de réforme a été reprise par Mme Dati.
"S'il n'y avait pas eu une ministre volontaire, on n'aurait pas eu cette inscription", indique-t-il, tout en espérant que le débat se recentre "uniquement sur le cœur du texte" et pas sur une ministre mobilisée sur plusieurs fronts.
Ciblée par ses opposants à Paris, Mme Dati doit aussi composer avec ses ennuis judiciaires. Le parquet national financier a récemment requis un procès pour corruption à son encontre dans l'affaire Carlos Ghosn, qui lui vaut d'être mise en examen depuis 2021.
Mais au sein du gouvernement, ses appuis restent solides.
"Elle ne lâche rien", glisse un proche de François Bayrou. "Et quoi qu'il en soit le Premier ministre est d'accord sur la nécessité de reformer l'audiovisuel public". Elle "fait plier tout le monde", souffle un autre, qui prédit toutefois qu'elle ne disposera pas du temps suffisant pour faire adopter le texte.
Au sein de l'audiovisuel public, les résistances sont fortes contre un projet présenté par Mme Dati comme un moyen de se "renforcer" face à la concurrence. Le principe d'une grève reconductible à partir du 26 juin a déjà été voté à Radio France.
Selon le Syndicat national des journalistes (SNJ), la ministre ne fait qu'"affaiblir le service public" en attaquant ses journalistes. "La réforme, c'est juste un trophée qu'elle veut obtenir", estime son délégué général à France Télé, Serge Cimino.
B.Baumann--VB