-
Chine: l'inflation au plus haut depuis trois ans
-
Des sites du Hezbollah frappés à Beyrouth selon Israël, combats dans l'est du Liban
-
Un an après son arrestation, le maire d'Istanbul au tribunal
-
A Londres, début d'un procès opposant Gerry Adams à trois victimes d'attentats de l'IRA
-
L'Iran tire des missiles sur Israël après la désignation de Mojtaba Khamenei comme guide suprême
-
Violents combats dans l'est du Liban où une opération commando israélienne est en cours
-
Allemagne: vers une courte victoire des Verts dans le Bade-Wurtemberg
-
Genesis GV60 Magma avant son lancement
-
Ligue 1 : Accroché par le Paris FC, Lyon s'en sort bien
-
Radars: Arnaque éhontée ou nécessité ?
-
Allemagne: Le «boom» des Voitures électriques reste fragile
-
Allemagne : La flambée des prix du carburant et l'année électorale 2026
-
Jeux paralympiques: Cécile Hernandez, l'or du plaisir partagé
-
Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris
-
Ligue 1: Lille déçoit encore, rejoint in extremis par Lorient
-
Ligue 1: Rennes et Franck Haise humilient Nice à l'Allianz Riviera
-
Allemagne: les Verts devant le parti du chancelier Merz dans le Bade-Wurtemberg, selon les sondages
-
Une explosion vise l'ambassade des Etats-Unis à Oslo, possible "acte terroriste"
-
Paris-Nice: jour de premières pour Luke Lamperti
-
Ligue 1: Lens écrase Metz et recolle à Paris
-
Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"
-
Turquie: pour le maire d'Istanbul, le besoin de changement ne peut être étouffé
-
A Tel-Aviv, la vie au rythme des alertes aux missiles iraniens
-
Ski alpin: razzia italienne à Val di Fassa, Miradoli au pied du podium
-
Ski alpin: McGrath noie son spleen olympique avec une victoire à Kranjska Gora
-
Liban: près de 400 morts en une semaine de guerre, frappes sur le coeur de Beyrouth et le sud
-
Espagne: manifestations pour les droits des femmes et contre la guerre au Moyen-Orient
-
Une explosion vise l'ambassade des Etats-Unis à Oslo, possible lien avec le terrorisme
-
Des dépôts de carburant en feu plongent Téhéran dans la nuit, en plein jour
-
Législatives au Népal: la très large victoire du parti du maire de Katmandou se confirme
-
Guerre au Moyen-Orient: le Bangladesh commence à rationner la vente du carburant
-
New York: enquête antiterroriste après un incident visant un rassemblement anti-islam
-
Face au coût, les jeunes Chinois regardent à deux fois avant de faire un enfant
-
Aux Philippines, le "Seigneur des cafards" défend ces insectes mal-aimés
-
Pourquoi mille navires ont perdu leur GPS au Moyen-Orient
-
Et pour quelques dollars de plus: Levi's à la conquête de la femme et du haut de gamme
-
Législatives en Colombie: test électoral avant la présidentielle de mai
-
GP d'Australie: Russell et Mercedes montrent les muscles
-
Ligue 1: face aux absences, Lyon mise sur l'état d'esprit
-
Ligue 1: à Lens, c’est roulez jeunesse
-
Pékin dit que la guerre au Moyen-Orient "n'aurait jamais dû avoir lieu"
-
MMA: le Français Ciryl Gane combattra Alex Pereira le 14 juin à la Maison Blanche
-
"Une bataille après l'autre" ou comment filmer la course-poursuite parfaite
-
L'Iran se dit prêt à au moins six mois de guerre
-
Allemagne: dans le Bade-Wurtemberg, un premier test électoral pour Merz
-
Droits des femmes: des dizaines de milliers de manifestants attendus dimanche en France
-
Liban: quatre morts dans une frappe israélienne contre un hôtel à Beyrouth
-
Guerre au Moyen-Orient: quatre morts au coeur de Beyrouth
-
Liban: 41 morts dans une opération commando israélienne pour retrouver un pilote disparu
-
Ligue 1: l'OM prend sa revanche à Toulouse
"Je suis innocent": l'ex-anesthésiste de Besançon campe sur sa position
"Je n'ai jamais empoisonné quelqu'un. Je suis innocent", a assuré l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, tendu mais déterminé, lundi au premier jour de son procès à Besançon pour trente empoisonnements de patients, dont douze mortels.
L'homme à la stature de colosse s'est avancé sans trembler devant la cour, pour la première fois de la journée lundi soir. "Je réfute tous les faits qui me sont reprochés", a-t-il lancé d'une voix claire et posée.
La présidente de la cour d'assises du Doubs, Delphine Thibierge, venait d'énumérer pendant plusieurs heures la litanie de cas reprochés à l'accusé de 53 ans, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
L'ancien médecin "reste serein, il s'est exprimé en disant qu'il maintenait ce qu'il avait toujours dit depuis le début: qu'il était innocent", a affirmé devant la presse son avocat Me Randall Schwerdorffer, qui plaidera l'acquittement.
"Ce n'est pas à Frédéric Péchier de prouver son innocence, c'est au ministère public, à l'accusation, de prouver sa culpabilité", a-t-il souligné.
Après huit ans d'enquête, l'ancien anesthésiste-réanimateur, qui comparaît libre, a pris place dans le box des accusés en jean et chemise bleu clair, soutenu par sa famille. Il fait face à plus de 150 parties civiles.
Parmi elles, Amandine Iehlen, dont le père Damien est mort en 2008 d'un arrêt cardiaque lors d'une opération du rein. Il avait reçu une dose de lidocaïne, un anesthésique local, dix fois supérieure à la normale.
Dix-sept ans après, Mme Iehlen, aujourd'hui présidente de l'association de victimes, a confié aux journalistes, en début d'après-midi, avoir "hâte d'entendre la voix" de l'ex-anesthésiste, et d'obtenir "des réponses".
Dans cette affaire vertigineuse, Frédéric Péchier est accusé d'avoir, entre 2008 et 2017, sciemment empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, dans deux cliniques privées de Besançon. Douze sont morts.
- Jamais incarcéré -
"Dénominateur commun" de ces empoisonnements, accablé par "un faisceau d'éléments concordants" selon l'accusation, l'ancien médecin n'a jamais été incarcéré depuis le début de l'enquête, les juges ayant choisi de le laisser libre, sous contrôle judiciaire.
Pour son deuxième avocat, Lee Takehdmit, Frédéric Péchier "est un homme qui a consacré sa vie à la médecine et qui, jusqu'à ce qu'il soit prouvé qu'il peut lui être reproché tous ces crimes, est quelqu'un de très respectable, qui a toujours œuvré au bénéfice commun".
"Lui coller une étiquette d'empoisonneur", c'est "aller un peu vite en besogne", fustige le conseil.
Avant l'ouverture des débats, l'ancien anesthésiste avait affirmé sur RTL avoir "quand même des arguments forts". "Donc je n'y vais pas en reculant", avait-il dit.
A l'inverse, pour Frédéric Berna, qui défend plusieurs parties civiles, "sa culpabilité ne fait aucun doute".
"Péchier, personne ne le connaît, tout le monde s'en fiche. Si ce n'est pas lui, on n'a aucune raison de vouloir le faire condamner pour rien", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant que le dossier lui semble "extrêmement étayé".
- "Marathon judiciaire" -
Dans cette affaire "sans équivalent dans les annales judiciaires françaises", l'anesthésiste est soupçonné "d'avoir empoisonné des patients en bonne santé, pour nuire à des collègues avec lesquels il était en conflit" et démontrer ensuite ses qualités de réanimateur, avait relevé l'ancien procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.
A partir de mardi et pour deux semaines, la cour se penchera sur les cas les plus récents, ceux qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs et abouti à la mise en examen de l'anesthésiste en mars 2017.
Ensuite, au fil des semaines, seront examinés chacun des empoisonnements reprochés au médecin.
"Ça va être un marathon judiciaire, mais on est prêts", a déclaré à l'AFP Stéphane Giuranna, avocat de plusieurs parties civiles.
Le verdict est attendu le 19 décembre.
A.Ruegg--VB