-
Les forces de sécurité en Haïti mènent une intense campagne contre les gangs
-
Patinage artistique: les Français Cizeron et Fournier Beaudry sacrés champions d'Europe
-
L1: l'OM atomise Angers avant Liverpool
-
Champions Cup: Toulouse qualifié sans trembler, Castres et Toulon gagnent à l'extérieur
-
Groenland: Trump menace les Européens de droits de douane
-
Angleterre: Arsenal rate le coche, Manchester City et Liverpool n'avancent plus
-
Budget: le PS ne devrait pas censurer le gouvernement, le dénouement approche
-
Iran: le guide suprême veut "briser le dos des séditieux" qu'il accuse d'avoir tué des "milliers" de personnes
-
Sortie de la fusée lunaire de la Nasa en amont du lancement d'Artémis 2
-
Ligue 1: Lens, secoué par Auxerre, garde la tête grâce à Saïd
-
CAN-2025: Maroc-Sénégal, apothéose entre grands favoris
-
Trump attaque les Européens sur le Groenland
-
Malgré la répression en Iran, l'espoir en étendard dans les manifestations en France
-
L'UE et le Mercosur signent un accord commercial "historique"
-
Biathlon: Perrot pour l'instant impuissant face à Giacomel
-
Espagne: le Real de Mbappé éteint les sifflets et offre un premier succès à Arbeloa
-
A Londres, mobilisation contre le projet de super-ambassade chinoise, la décision imminente
-
"Le Groenland n'est pas à vendre": des milliers de manifestants à Copenhague et Nuuk
-
Trump invite plusieurs dirigeants à siéger au Conseil de paix pour Gaza
-
Fuir ou rester? Le dilemme des Groenlandais face aux velléités américaines
-
Le guide suprême iranien veut "briser le dos des séditieux"
-
Ski alpin: quadruplé pour Odermatt dans la descente de Wengen
-
Ouganda: le président Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un climat d'intimidation
-
Ski alpin: première pour Delago, cinq sur cinq pour Vonn
-
Budget: le bloc central s'interroge sur le financement des mesures annoncées par Lecornu
-
Dakar-2026: sixième sacre pour Al-Attiyah, Benavides devance Brabec pour deux secondes
-
Mégabarrage sur le Nil: Sissi salue l'offre de médiation de Trump
-
Foot: un an après un malaise cardiaque, Bove, libéré par l'AS Rome, va reprendre sa carrière
-
Les négociateurs ukrainiens arrivés aux États-Unis pour des pourparlers sur la fin de la guerre
-
"Ne touchez pas au Groenland": des milliers de manifestants à Copenhague
-
Ouganda: le principal opposant échappe à un raid des autorités avant le résultat de la présidentielle
-
CAN-2025: Achraf Hakimi, héros affaibli
-
Ski: L'Italienne Delago s'offre la descente de Tarvisio, Vonn encore sur le podium
-
L'armée syrienne prend le contrôle de zone évacuées par les Kurdes sous la pression
-
Dakar-2026: victoire de l'Argentin Luciano Benavides en motos
-
Aux Etats-Unis, un rejet croissant des méthodes des policiers de l'immigration
-
Ouganda: le camp du principal opposant dénonce un raid policier avant l'annonce des résultats de la présidentielle
-
Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure
-
Italie: décès à 76 ans du propriétaire américain de la Fiorentina, Rocco Commisso
-
L1: avec Gouiri, Medina et Traoré, l'OM a déjà ses premières recrues
-
JO-2026 - Timothy Loubineaud: "Je suis un peu le Julian Alaphilippe du patin, à l'instinct"
-
Open d'Australie: "J'ai toujours mes chances", assure Djokovic
-
Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l'immigration dans le Minnesota
-
"Ne touchez pas au Groenland": manifestations attendues à Copenhague et Nuuk
-
L'UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique
-
Champions Cup: Pau éliminé sur le fil par les Bulls
-
Euro de patinage: Cizeron et Fournier Beaudry parfaitement lancés
-
L1: un doublé fracassant de Dembélé contre Lille chasse les doutes parisiens
-
Venezuela: arrivée à Caracas d'un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro
-
Trump revient sur sa menace d'invoquer l'Insurrection Act au Minnesota
"Je les ai suppliés": une mère guinéenne expulsée du Bélarus sans son bébé
Cela fait neuf mois que Mariam Soumah, une Guinéenne de 23 ans, dit ne pas avoir vu sa petite Sabina. La mère se trouve en Guinée, en Afrique de l'Ouest, mais sa fille est, contre son gré, dans un orphelinat au Bélarus.
La jeune migrante a été expulsée sans son bébé il y a quelques mois de ce pays situé entre la Russie et l'UE, selon son récit et des ONG de défense des droits humains qui suivent l'affaire.
Son cas a été dénoncé par l'ONU, des ONG et des diplomates guinéens.
"Je les ai suppliés de ne pas le faire", se lamente Mariam Soumah lors d'un entretien avec l'AFP à Conakry, où elle est hébergée par des proches.
Elle fait défiler sur son téléphone les photos de Sabina, qui a fêté son premier anniversaire en novembre.
Voulant fuir la Guinée, où plus de la moitié des habitants vit sous le seuil de pauvreté selon la Banque mondiale, Mariam, qui vivait de petits boulots à Conakry, a choisi de se rendre au Bélarus dans l'espoir d'atteindre ensuite l'Union européenne. Un itinéraire de plus en plus emprunté.
L'UE accuse le régime du président Alexandre Loukachenko d'encourager les migrants à suivre ce circuit pour accentuer la pression sur les 27, dans un contexte de confrontation entre Minsk, allié de Moscou, et les Occidentaux.
Comme beaucoup, Mariam a été convaincue via internet de venir au Bélarus avec un visa étudiant.
"Je ne voulais pas aller illégalement (en Europe) par la mer. J'ai regardé sur une carte et j'ai vu que le Bélarus était entouré de pays Schengen", explique-t-elle.
- 600 grammes -
Son calvaire a commencé alors que, déjà au Bélarus, elle tentait de renouveler son visa. Enceinte d'un Guinéen lui aussi parti pour rejoindre l'UE, Mariam a accouché deux mois avant la date prévue.
Sa fille, Sabina, ne pesait que 600 grammes à sa naissance en novembre 2024. Elle a été transportée d'urgence en soins intensifs, où les médecins bélarusses ont réussi à la sauver.
Mais peu après, Mariam s'est vu interdire de voir son enfant, à moins de régler de coûteux frais médicaux. Et a plus tard été emprisonnée pour avoir dépassé le délai de validité de son visa. Pour finalement être contrainte de monter dans un avion sans sa fille.
"J'ai dit que je ne repartirai qu'avec mon bébé. Je les ai suppliés: +laissez mon bébé se rétablir et je rentrerai chez moi avec elle+. Ils ont refusé", témoigne-t-elle.
Depuis son expulsion en août 2024, Mariam a été autorisée à passer deux brefs appels vidéo pour voir Sabina, gardée dans un orphelinat de Minsk.
Des experts de l'ONU ont qualifié cette séparation forcée d'"extrêmement préoccupante" et l'ambassade de Guinée à Moscou, qui supervise le Bélarus, a déclaré à l'AFP suivre l'affaire et avoir demandé des "éclaircissements".
Contactées par l'AFP, les autorités bélarusses n'ont pas donné suite.
- "Comment va mon bébé?" -
Les tentatives visant à empêcher Mariam de voir Sabina ont commencé alors qu'elle se remettait d'une césarienne réalisée en urgence.
"À l'hôpital, j'ai demandé: +Comment va mon bébé ?+ et on m'a répondu qu'elle était malade et fatiguée", raconte-t-elle, sachant alors seulement que Sabina avait été transférée dans un autre hôpital.
Elle parcourt Minsk pendant dix jours, avant de trouver l'établissement où était sa fille, à qui elle rendait visite tous les jours.
Sabina a finalement été transférée vers un troisième hôpital. Mariam a, elle, reçu une facture médicale d'environ 28.000 euros et le personnel de l'hôpital lui a interdit de voir sa fille tant qu'elle n'aurait pas payé.
"Je continuais à venir et ils continuaient à dire qu'elle dormait (...) ou qu'elle était sortie avec les infirmières", raconte la jeune mère.
L'été dernier, une femme à l'hôpital a finalement révélé à la mère que Sabina allait être envoyée dans un orphelinat.
Parallèlement, Mariam, elle-même orpheline, tentait de s'inscrire à d'autres études pour renouveler son visa, mais sa demande a été refusée.
En juillet 2025, elle dit avoir été emprisonnée pour avoir enfreint les règles d'immigration.
"Ils ont tout simplement séparé la mère et l'enfant", dénonce Enira Bronitskaïa, militante en exil qui travaille pour Human Constanta, une organisation de défense des droits des migrants au Bélarus.
"Menacer de ne pas lui rendre son enfant est bien sûr illégal" sans décision officielle de lui retirer ses droits parentaux, selon Mme Bronitskaïa.
En prison, les agents de l'immigration ont tenté de convaincre Mariam de trouver un membre de sa famille qui pourrait financer son billet de retour, ce qu'elle a refusé de faire sans son enfant.
Puis, un jour, elle a été menottée et conduite à l'aéroport pour un avion à destination d'Istanbul, avec la consigne de ne pas revenir. En Turquie, Mariam a appelé la femme qui l'avait élevée en Guinée.
"J'arrive. Mais je n'ai rien, même pas mon enfant", lui a-t-elle dit en sanglotant.
A.Ammann--VB