-
Emmanuel Moulin proposé sans surprise pour prendre la tête de la Banque de France
-
Foyer d'hantavirus dans un bateau de croisière: trois cas suspects bientôt évacués au Cap-Vert
-
Soustractions aux obligations parentales: Adriana Karembeu, entendue, porte plainte à son tour
-
Le Burkina interdit la diffusion de TV5 Monde pour "désinformation" et "apologie du terrorisme"
-
Les Rolling Stones sortiront le 10 juillet "Foreign Tongues", leur nouvel album
-
Voiture-bélier en Allemagne : le suspect interné en psychiatrie
-
La Bourse de Paris termine dans le vert grâce à une détente des prix du pétrole
-
Macron propose de nommer Emmanuel Moulin, ex-secretaire général de l'Elysée, comme gouverneur de la Banque de France
-
Unicredit lance une offre d'achat patiente sur Commerzbank
-
Les Bourses européennes terminent dans le vert, sauf Londres
-
Iran: Narges Mohammadi "entre la vie et la mort", selon son avocate
-
Foyer d'hantavirus, un bateau de croisière toujours en quête d'un port d'accueil
-
Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
-
Macron et Pachinian scellent un accord renforçant les liens entre Paris et Erevan
-
Foot: la Premier League, royaume enchanté mais aux finances abimées
-
En Roumanie, le parlement renverse le Premier ministre pro-UE Ilie Bolojan
-
Israël: la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" prolongée jusqu'à dimanche
-
L'Académie de médecine recommande l'obligation vaccinale contre la grippe pour les soignants
-
Mort de l'actrice Chantal Nobel, star des années 1980 au destin brisé
-
Christophe Gleizes, détenu en Algérie, renonce à son pourvoi en cassation pour une possible grâce
-
Économies, neutralité, retour du politique : ce que propose Charles Alloncle dans son rapport
-
Voiture-bélier en Allemagne: la presse évoque le passé psychiatrique du suspect
-
Au Canada, le camp séparatiste en Alberta se rapproche d'un référendum
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
-
Alloncle pointe un audiovisuel public en "crise", son rapport sous le feu des critiques
-
L'UE en sommet avec l'Arménie, pour l'éloigner de la Russie
-
De retour d'Eswatini, le président taïwanais défend son "droit d'établir des liens avec le monde"
-
Les Bourses d'Europe ouvrent sans direction claire
-
Des lycéens préparent un bac option drones, une première qui intéresse l'armée
-
Décès de Doris Fisher, fondatrice de la marque Gap
-
MMA: "Ce n'est pas mon âge qui combat", assure Ngannou, 39 ans (à l'AFP)
-
En Centrafrique, le défi de la réintégration des enfants soldats
-
Autriche: plainte contre LinkedIn pour la vente de données d'utilisateurs
-
Les hôtels à l'offensive pour être référencés par l'IA
-
La République dominicaine suspend un projet minier canadien
-
Play-offs NBA: LeBron James au défi du Thunder
-
Suisse: Sherlock Holmes retrouve les chutes du Reichenbach, 135 ans après
-
Virginie Grimaldi, numéro un avec des romans "au plus près de la vie"
-
Colombie: la terreur des populations locales dans l'arrière-cour d'un joyau touristique
-
Aux Fidji, une épidémie de VIH qui se propage "comme une traînée de poudre"
-
Le phénomène "Super El Niño" ravive les craintes pour une Asie déjà éprouvée par la guerre en Iran
-
Zack Polanski, l'"éco-populiste" qui galvanise les Verts britanniques
-
Le suspect d'un des incendies de Los Angeles en voulait aux riches, selon l'accusation
-
NBA: les Spurs surpris par les Wolves, malgré le record de contres de Wembanyama
-
Nuit des Molières: le combat de Gisèle Halimi et Muriel Robin à l'honneur
-
Ligue des champions: Luis Enrique et Vincent Kompany, au sommet de leur art
-
Tennis: à Rome, Sinner sur la voie impériale
-
Ligue des champions: Arsenal-Atlético Madrid, l'art de défendre
-
L'Ukraine décrète une trêve dès mercredi, avant celle voulue par Moscou
-
Un gouverneur républicain en Californie ? Le scénario fou né des divisions démocrates
En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"
Aziza Ahmad n'a rien prévu, ni repas en famille, ni cadeaux pour les enfants. Entre la guerre et la flambée des prix, "il n'y a rien à fêter" pour l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, dit cette Libanaise de 49 ans.
De Beyrouth à Dubaï, de Manama à Jérusalem-est, le mois sacré du jeûne s'achève avec un goût amer pour des millions de musulmans, en pleine escalade régionale au Moyen-Orient.
Le petit appartement vétuste de Beyrouth où Aziza vit avec son mari et ses trois fils abrite en ce moment 12 personnes. Mais "quand un bombardement survient" sur la banlieue sud, pilonnée sans relâche par Israël, "nous pouvons recevoir jusqu'à huit familles", dit-elle.
"Peut-être que c'est différent chez les riches, mais la joie de l'Aïd est absente" à Aïcha Bakkar, un quartier populaire de Beyrouth. "Nous n'avons pas d'argent, et les déplacés ne peuvent même pas rentrer chez eux" pour la fête religeuse.
Au Liban, déjà frappé par une grave crise économique avant que la guerre éclate, les prix de certains produits ont fortement augmenté sur les marchés, où un kilo de tomates coûte jusqu'à 250.000 livres (2,40 euros) contre 50.000 auparavant.
En cette veille d'Aïd, Aziza a monté un petit stand de pâtisseries devant chez elle afin de compléter le salaire de son mari, laveur de voiture. "On n'en mangera aucune, tout est à vendre", assure-t-elle.
Pétrir la pâte, l'arroser de fleur d'oranger, concasser les pistaches: toute la famille s'active dans le hall d'immeuble transformé en cuisine, aux murs lézardés encombrés de fils électriques.
- "Tout le monde a peur" -
D'habitude, les enfants profitent des jours fériés et envahissent la rue. Cette année, "nous ne sortirons même pas pour jouer", dit la petite Yasmine, 11 ans, un grand ruban rose dans les cheveux. "Tout le monde a peur, Israël frappe, alors on reste à la maison".
Dans le Golfe, la peur des bombardements et la morosité ambiante ont aussi refroidi l'atmosphère. Longtemps paisibles, ces monarchies qui accueillent des bases américaines, sont la cible d'intenses représailles iraniennes depuis le début de l'offensive israélo-américaine sur Téhéran le 27 février.
Une vingtaine de morts y ont été recensés et plusieurs pays demandent à la population de se mettre à l'abri dans des bâtiments durant les frappes.
Au Koweït, les autorités ont interdit les pièces de théâtre, les concerts et les mariages jusqu'à nouvel ordre, une "mesure préventive visant à limiter les grands rassemblements".
"Traditionnellement, les gens achètent de nouveaux vêtements, surtout pour les enfants", explique Ali Ibrahim, un comptable égyptien de 41 ans installé dans le petit pays pétrolier. "Mais les magasins, qui proposent des soldes et des réductions sont moins fréquentés que d'habitude".
Dès le début du conflit, le Qatar a suspendu l'ensemble des événements publics jusqu'à nouvel ordre.
Quant aux Emirats, les prières de rue y sont bannies pour l'Aïd, et devront se tenir à l'intérieur des mosquées, là encore pour des raisons de sécurité.
- "Célébrations intimes" -
Juhi Yasmeen Khan, une Indienne de 53 ans installée à Dubaï depuis 30 ans, estime qu'il ne serait "pas approprié de célébrer (l'Aïd) en grande pompe comme d'habitude".
Pour cette travailleuse sociale, cette fois la priorité devrait être "le recueillement, la gratitude et le partage plutôt que les festivités".
"Compte tenu de la situation actuelle, beaucoup d'entre nous privilégient des célébrations intimes à la maison", dit-elle sobrement. "Avec ma mère, ma soeur et mon fils (...) nous ferons vivre l'esprit de l'Aïd".
Pour les musulmans de Jérusalem-Est occupée, ce ramadan a été marqué par la fermeture de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam.
"Nous avons le cœur lourd car nous sommes privés de la mosquée Al-Aqsa", confie Ihab, un homme de 30 ans qui ne donne que son prénom.
Les lanternes ornées de croissants de lune qui décorent habituellement la rue menant à l'Esplanade des mosquées ont disparu, et les ruelles étroites si animées de la vieille ville sont désertes.
A Bahreïn, où la population vit au rythme des sirènes qui retentissent plusieurs fois par jour, des habitants rencontrés par l'AFP restent malgré tout déterminés à célébrer la fin du ramadan.
Dans un salon de beauté de Manama, Sarah, cinq ans, attend son tour pour se faire appliquer du henné sur les mains. Sa mère, Maryam Abdullah, entend "se préparer pour la fête comme d'habitude".
La guerre "passera sûrement et ne nous empêchera pas de profiter de l'ambiance de l'Aïd, même si nous nous contenterons de rendre visite à notre famille", ajoute-t-elle.
Hessa Ahmed, une Bahreïnie d'une trentaine d'années, renchérit: "je suis allée faire du shopping avec une amie (...) et nous allons fêter l'Aïd en famille, avec nos proches et nos amis".
burs-ha-cl/at/cm
A.Kunz--VB