-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
-
La Bulgarie accueille les restes attribués au tsar Samouil
-
Législatives en Lettonie, entre menace russe et coût de la vie
-
Ligue des nations: Olise, le sauveur des Bleus
-
Ligue des nations: premier accroc pour les Bleus de Zidane
-
Affaire Cornell: la gouverneure de New York veut changer la loi sur les victimes de viol en état d'ébriété
-
Wall Street termine en hausse, l'emploi plaide pour un statu quo de la Fed
-
Le pianiste Jacky Terrasson mis en examen pour agression sexuelle sur mineure
-
La Bourse de Paris se relève un peu au terme d'une inquiétante semaine pour les taux français
-
Blocage des lycées : 735 établissements perturbés, les syndicats veulent poursuivre le mouvement
-
France: la justice rend un non-lieu dans l'enquête visant le PSG pour harcèlement moral sur Kylian Mbappé
L'Inde exige la mise sous surveillance des armes nucléaires du Pakistan
L'Inde a exigé jeudi que les armes nucléaires du Pakistan soient placées "sous surveillance" de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA), quelques jours après leur confrontation militaire la plus grave des deux dernières décennies.
"L'arsenal nucléaire pakistanais devrait être placé sous la surveillance de l'AIEA. Je veux le dire très clairement", a déclaré Rajnath Singh lors d'une visite au quartier général des forces armées à Srinagar, la principale ville du Cachemire indien.
"Je veux poser la question au monde entier: est-ce que des armes nucléaires sont sûres lorsqu'elles sont aux mains d'une nation incontrôlable et irresponsable", a poursuivi M. Singh devant un parterre d'officiers et de soldats.
Le Pakistan n'a pas immédiatement réagi au propos du ministre indien de la Défense.
Tous les deux dotés de l'arme nucléaire, l'Inde et le Pakistan ont connu la semaine dernière leur confrontation militaire la plus meurtrière depuis la guerre qu'ils se sont livrée en 1999.
Dans la nuit du 6 au 7 mai, l'Inde a tiré des missiles sur des sites pakistanais qui abritaient, selon elle, des membres du groupe jihadiste qu'elle soupçonne d'être l'auteur de l'attaque qui a fait 26 morts le 22 avril à Pahalgam, au Pakistan.
Le Pakistan, qui a nié toute responsabilité dans l'attaque de Pahalgam, a aussitôt riposté.
Pendant quatre jours, les deux armées ont échangé tirs d'artillerie, frappes de missiles et attaques de drones, nourrissant les vives craintes d'escalade des capitales étrangères.
- "Chantage nucléaire" -
A la surprise générale, le président américain Donald Trump a annoncé samedi un cessez-le-feu immédiat, aussitôt confirmé par les deux belligérants.
La trêve a été respectée à la frontière entre les deux pays jusque-là, mais la rhétorique de leurs responsables est restée très agressive.
"L'Inde ne tolèrera aucun chantage nucléaire", a lancé lundi soir le Premier ministre indien Narendra Modi dans un discours à la nation.
L'Inde a catégoriquement démenti ces derniers jours des informations faisant état d'une frappe sur un site nucléaire pakistanais.
"Nous n'avons pas touché (le site nucléaire pakistanais de) Kirana Hills et ce qui s'y trouve", a assuré lundi un général de l'armée de l'air indienne, AK Bharti, interrogé par la presse lors d'un briefing.
Le porte-parole du ministère indien des Affaires extérieures, Randhir Jaiswal, a lui aussi assuré mardi que l'opération militaire de son pays était "restée du domaine conventionnel".
Tout au long de la crise, l'armée pakistanaise a répété que l'option nucléaire n'était pas sur la table.
"Un tel conflit (nucléaire) serait une absurdité. Il serait inconcevable et d'une stupidité crasse car il mettrait en péril 1,6 milliard de gens", a indiqué devant la presse son porte-parole, le général Ahmed Sharif Chaudhry.
L'Inde est dotée depuis les années 1990 de l'arme atomique, délivrée par des missiles sol-sol de portée intermédiaire. Des missiles longue portée sont en cours de test, selon les experts.
- "Réponse ferme" -
Le Pakistan dispose pour sa part de missiles nucléaires sol-sol et air-sol, de portée courte ou intermédiaire, dotés de têtes nucléaires.
Dans son dernier bilan mercredi, l'armée pakistanaise a affirmé que les combats avaient tué 40 civils sur son territoire et 13 soldats dans ses rangs. L'Inde a pour sa part fait état de 16 civils et 5 soldats tués sur son sol.
Malgré la détente sur le terrain, l'Inde et le Pakistan assurant qu'ils ne baissaient pas la garde.
"Si une autre attaque terroriste vise l'Inde, nous lui apporterons une réponse ferme", a averti lundi soir M. Modi devant son pays.
Mercredi, au téléphone avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'est dit "inquiet des déclarations provocatrices et incendiaires de l'Inde qui menacent la fragile paix régionale".
"Toute nouvelle tentative de défier la souveraineté du Pakistan ou son intégrité territoriale suscitera une réponse rapide, globale et décisive", a pour sa part souligné l'armée pakistanaise.
L'Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de l'ensemble du Cachemire depuis leur partition sanglante à leur indépendance en 1947.
Le sort de ce territoire himalayen, peuplé en majorité de musulmans, a suscité plusieurs guerres entre les deux pays. Depuis 1989, sa partie indienne est le théâtre d'une insurrection séparatiste qui a fait des dizaines de milliers de morts.
Jeudi encore, trois rebelles présumés ont été tués lors d'un accrochage avec les forces de sécurité indienne, a rapporté à l'AFP un responsable policier s'exprimant sous couvert d'anonymat.
burs-pa/jp
C.Stoecklin--VB