-
Le corps de Lyhanna probablement retrouvé, une autopsie pour le confirmer
-
Attaque du marché de Noël de Magdebourg : prison à vie requise contre l'accusé saoudien
-
La créatrice Gabriela Hearst, icône de la mode durable, défend l'artisanat à l'heure de l'IA
-
Mondial-2026: les Léopards congolais en "mission" pour leur pays, loin d'Ebola
-
Série de fusillades à Nantes, quatre morts depuis la fin avril
-
Voyageurs du monde menacé d'une amende de 1,8 million d'euros par la Cnil
-
Biens mal acquis au Liban: la banque HSBC mise en examen à Paris
-
Projets d'Ivanka Trump et Jared Kushner en Albanie : que sait-on ?
-
Disparition de Lyhanna : un corps découvert, son identification en cours
-
L'influence de Trump sur son camp mise à l'épreuve au Congrès
-
Série de fusillades meurtrières à Nantes avec un 4e décès en plus d'un mois
-
Roland-Garros: la Russe Mirra Andreeva balaie l'Ukrainienne Marta Kostyuk en demi-finales
-
Décès de Marjane Satrapi, autrice en exil de "Persepolis" et étendard du peuple iranien
-
Les dernières représentations de la pièce de théâtre à Paris avec Patrick Bruel annulées
-
Meurtre d'un étudiant au Royaume-Uni: Starmer accuse Musk "d'essayer de susciter la division"
-
Exploitation des hydrocarbures: les deux députés de Guyane annoncent leur "rupture avec la gauche française"
-
La France rejoint le radiotélescope géant SKAO
-
Rémy Cointreau promet un retour à la croissance
-
Legrand se réorganise en France, où il supprime 178 postes d’ici 2028
-
Australie: le "héros" de l'attentat de Bondi inculpé d’agression contre son père
-
Face aux sénateurs, Stérin espère la victoire d'une "politique de droite libérale conservatrice"
-
ZOOM Les valeurs de l'IA sous pression en Bourse après les résultats de Broadcom
-
Images dénudées créées par Grok : une députée britannique assigne xAI en justice
-
Disparition de Lyhanna : les recherches se poursuivent, les failles du suivi du suspect interrogent
-
Perpétuité requise à l'encontre du criminel allemand accusé du meurtre en 2004 de Jonathan
-
Une pièce de théâtre avec Patrick Bruel annulée mercredi soir après une action féministe
-
Le guide suprême dit que l'Iran a infligé un "revers cuisant" à ses ennemis
-
Le BRGM et l'Ifpen vont davantage collaborer sur le captage du CO2, la géothermie profonde ou l'hydrogène
-
Quand Obama s'offre, à son tour, un monument à sa gloire
-
Pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné: fin de la garde à vue du commandant
-
Népal: un grimpeur népalais porté disparu dans l'Everest retrouvé vivant six jours après
-
L'Inde reçoit la présidente vénézuélienne par intérim pour parler pétrole
-
Les Afghans redécouvrent les bienfaits des arbres
-
Entretien automobile: 40% des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des "manquements" en 2024
-
Orania, l'enclave afrikaner passéiste séduit une certaine jeunesse
-
Indonésie: la roupie au plus bas, le Parlement va superviser la banque centrale
-
Jocelyn Dubost, un cultivateur de l'Isère pour présider les Jeunes Agriculteurs
-
Cancer: les Français les plus modestes davantage exposés aux formes les plus graves
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
-
Le financement participatif de plus en plus prisé des start-up technologiques
-
Au Nigeria, le Musée National de Lagos devient "instagrammable"
-
"L'or de sang" des mines vénézuéliennes sous la coupe des groupes criminels
-
Crise politique en Somalie : longues heures d'intenses combats à Mogadiscio
-
Face à l'IA, l'inventeur du Web appelle à "préserver les valeurs" des débuts d'internet
-
En Arménie, un scrutin test pour Pachinian, tourné vers l'Occident
-
Les compagnies aériennes en congrès à Rio, inquiètes pour leur avenir immédiat
-
Des vignerons séduits par l'agrivoltaïsme face aux aléas du climat
-
Une frappe ukrainienne tue quatre personnes en Crimée annexée
-
Avocat, profession sous tension
-
Les librairies doivent-elles servir des cafés pour survivre?
La créatrice Gabriela Hearst, icône de la mode durable, défend l'artisanat à l'heure de l'IA
Une enfance à la campagne sous le ciel étoilé de son Uruguay natal: c'est ainsi que la créatrice Gabriela Hearst a nourri sa passion pour le luxe durable, avec lequel elle s'est fait une renommée mondiale en privilégiant les fibres naturelles mais aussi l'artisanat, qu'elle estime plus important que jamais à l'heure de l'IA.
Gabriela Hearst, bientôt 50 ans, a été la première Latino-Américaine à diriger la maison française Chloé (2020-2023). Depuis une décennie, sa marque éponyme est choisie par des célébrités du monde entier comme Kate Middleton, Julia Roberts ou l'ex-première dame américaine Jill Biden.
Bien qu'elle se soit installée et ait fait sa carrière principalement à New York, elle confie à l'AFP avoir appris tout ce qu'elle sait "de la qualité et de la durabilité" en Uruguay, un pays d'élevage de seulement 3,4 millions d'habitants où elle a découvert "la vraie beauté".
"Quand j'étais petite, je voulais voyager, voir le monde", raconte-t-elle dans un entretien accordé à l'AFP mardi à Montevideo, où elle est venue présenter les uniformes de la délégation uruguayenne pour le Mondial de football.
Après avoir parcouru le monde, "j'ai pu apprécier ce que c'était que de grandir sous un ciel rempli d'étoiles, la nature, manger la nourriture provenant de la terre, la qualité, le luxe naturel qui m'entourait", dit-elle.
- Moins mais mieux -
"Ma mère avait une toute petite garde-robe à la campagne", avec des vêtements "faits par Tota, la couturière de la famille". Mais chaque nouvelle pièce était commandée pour "des moments spéciaux de la vie : le trousseau quand tu te mariais, quand tu avais un enfant", se souvient-elle, "les vêtements se transmettaient".
Son plaidoyer en faveur de la qualité plutôt que la quantité, et des pièces intemporelles, va à contre-courant de l'époque actuelle de la fast-fashion et des tendances éphémères.
Si la créatrice reconnaît que la grande majorité des gens ne peut pas se permettre une garde-robe composée de pièces en matières nobles, chacun peut contribuer en ralentissant sa consommation, affirme-t-elle.
"Il y a tellement de vêtements dans le monde, venus de partout, qu'on peut acheter du vintage, du seconde main", dit-elle en estimant qu'"il y a toujours moyen d'avoir peu mais de qualité."
- Le fait-main à l'honneur -
"La révolution numérique et le changement climatique sont deux forces qui façonnent l'humanité", ajoute-t-elle.
Dans un monde où tout semble s'accélérer, surtout depuis l'irruption de l'intelligence artificielle, plus que jamais "il y aura un besoin authentique de création faite à la main", assure-t-elle.
"La part humaine, la part de notre cerveau qui est unique en nous, la part brillante de l'humanité va compter de plus en plus", estime la créatrice américano-uruguayenne.
Dans son pays natal, un réseau de coopératives regroupant des centaines de femmes tricoteuses, Manos del Uruguay ("Les mains de l'Uruguay"), confectionne des pièces artisanales pour sa marque, avec des métiers à tisser manuels ou de simples aiguilles à tricoter.
Ce qui naît dans la campagne uruguayenne se retrouve sur les podiums et en couverture de magazines comme Vogue, ou à la télévision, à l'instar d'un plaid multicolore qui a fait fureur après être apparu sur les genoux de Sarah Jessica Parker dans la suite de Sex and The City.
Mabel Bargas, l'une des tricoteuses de l'organisation, âgée de 60 ans, dit à l'AFP trouver "incroyable que notre artisanat aille aussi loin".
Gabriela Hearst insiste également sur l'impact social de son travail. Ceux qui ont le privilège de ne pas avoir à se battre pour survivre "ont la responsabilité d'aider les autres", affirme-t-elle.
F.Wagner--VB