-
En pleine crise énergétique, la Colombie accueille le camp des pays partisans d'une sortie du pétrole
-
Affaire Mandelson: Keir Starmer sous la menace d'une enquête parlementaire
-
Genèse d'OpenAI: le procès Musk-Altman entre dans le vif du sujet mardi
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, la finale avant l'heure
-
Reçu par Trump, le roi Charles va s'adresser au Congrès américain
-
Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
Colombie: l'accord de paix avec les Farc en 2016 a échoué à protéger la nature (ex-président Santos à l'AFP)
-
Vols de données: un phénomène massif aux finalités criminelles multiples
-
Arnaques en ligne: au Cambodge, des Chinois en colère face à leurs comptes bloqués
-
Masters 1000 de Madrid: Zverev, tout en puissance, se débarrasse d'Atmane
-
Les Bourses marquent le pas pour débuter une semaine marathon
-
Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat
-
Meurtre de la figure du hip-hop Jam Master Jay: le 3e suspect plaide coupable
-
La Cour suprême américaine examine un recours de Bayer sur les plaintes contre le Roundup
-
Wall Street joue la prudence en préambule d'une semaine intense
-
Des tirs pakistanais font sept morts et 85 blessés en Afghanistan, selon les autorités
-
Gala de la presse: le suspect inculpé pour tentative d'assassinat sur Trump
-
La taxe sur les milliardaires en Californie a le soutien nécessaire pour un référendum
-
La Bourse de Paris en léger recul avant de passer aux choses sérieuses
-
Indonésie : quatre morts dans une collision entre deux trains près de Jakarta
-
Audiovisuel public: feu vert des députés au "rapport Alloncle", malgré des contestations
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, le choc des titans
-
Taylor Swift veut faire de sa voix une marque déposée, sur fond de révolution IA
-
Amy Winehouse, Adele, Olivia Dean: la Brit School, pépinière de stars
-
L'UE veut forcer Google à ouvrir Android aux IA rivales
-
Les Bourses temporisent avant la "semaine de tous les dangers"
-
Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU
-
Corée du Nord: Kim Jong Un réaffirme son soutien à la "guerre sacrée" de la Russie en Ukraine
-
Fin de l'exclusivité entre Microsoft et OpenAI, qui va pouvoir vendre son IA ailleurs
-
Mali: Kidal sous contrôle rebelle, incertitudes sur le devenir de la junte
-
Automobile: Forvia vend sa division d'aménagements intérieurs à un fonds américain
-
Le rappeur Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme
-
Le rappeur Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme à Nice
-
Wall Street prudente à l'entame d'une semaine chargée
-
Foot: nouveau coup d'arrêt pour Mbappé, pas d'inquiétude pour le Mondial-2026
-
Audiovisuel public: le "rapport Alloncle" mis au vote des députés, qui s'annonce serré
-
Gestion des déchets textiles: le gouvernement sanctionne l'éco-organisme Refashion
-
Mali: calme précaire à Bamako et à Kati, incertitudes sur la situation de la junte
-
Macron vante "l'indépendance" industrielle en Ariège avant de parler avortement en Andorre
-
Audiovisuel public: le "rapport Alloncle" mis au vote incertain des députés
-
Les librairies Gibert, victimes du marasme du livre, parient sur l'occasion
-
Accouchement sous X: un dispositif qui fait débat
-
Un Français risque la prison à Singapour pour avoir léché une paille
-
La Chine bloque l'acquisition par Meta de l'agent d'intelligence artificielle Manus
-
Un séisme de magnitude 6,1 secoue l'île japonaise d'Hokkaido
-
En Afghanistan, une montagne sableuse attire les fans de roulades et de parkour
-
Japon: une startup demande l'homologation d'un traitement rénal pour chats
-
PSG-Bayern: Kvaratskhelia et Olise, duel d'ailiers virevoltants
-
Kim Jong Un réaffirme son soutien à la "guerre sacrée" de la Russie en Ukraine
-
Pour éviter une pénurie, l’Inde diversifie ses approvisionnements pétroliers
Inondations au Brésil: 70.000 personnes chassées de leur domicile et une soixantaine de morts
Les inondations qui dévastent le sud du Brésil depuis plusieurs jours ont chassé près de 70.000 personnes de leur domicile et fait une soixantaine de morts et des dizaines de disparus, situation "dramatique" et "sans précédent" qui touche notamment la grande métropole Porto Alegre.
Après avoir évoqué plus tôt 57 morts, la défense civile a fait état samedi soir d'un bilan de 55 morts, avec en outre sept décès faisant l'objet d'une "investigation". Il y a aussi 74 disparus et 107 blessés. Par ailleurs, au moins deux autres personnes ont été tuées dans l'explosion d'une station-service à Porte Alegre, capitale de l'Etat du Rio Grande do Sul, a constaté un journaliste de l'AFP, présent lors de la déflagration.
La catastrophe est toujours plus évidente: quelque 69.200 personnes ont dû quitter leur domicile et plus d'un million de foyers sont privés d'eau dans cet Etat.
La situation est "dramatique" et "absolument sans précédent", a déclaré samedi Eduardo Leite, gouverneur de l'Etat où près de 320 localités sont touchées. Craignant pour "l'approvisionnement" et "la chaîne de production", il a appelé à un "plan Marshall" pour reconstruire la région.
Les services météo ont indiqué que les intempéries avaient commencé à diminuer mais qu'il devrait pleuvoir pendant encore 24 à 36 heures.
Les autorités ont donné l'ordre d'évacuer certains quartiers de Porto Alegre, métropole aux quelque 1,4 million d'habitants, située à la confluence de plusieurs cours d'eau.
Avec la montée des eaux du Guaiba, fleuve emblématique du Sud brésilien, les inondations ont durement frappé la ville, où l'aéroport est fermé depuis vendredi. Le niveau du fleuve a atteint samedi les 5,09 mètres, dépassant le record historique de 4,76 datant de 1941.
- "En quelques minutes" -
"En quelques minutes, en moins d'une heure, tout a été inondé. J'ai tout perdu, la télévision, l'armoire, le lit, le frigo, tout", raconte à l'AFP José Augusto Moraes de Lima, commerçant de 61 ans, qui vit dans le quartier de Navegantes, dans la partie nord de la ville.
C'est dans ce quartier qu'une station-service inondée, située sur une avenue, a explosé, faisant deux morts, et générant un épais nuage de fumée visible de loin. Les pompiers évacuaient des victimes du sinistre, souffrant de brûlures, a constaté l'AFP.
A de nombreux endroits, de longues files d'attente se formaient dans l'espoir de monter dans un bus, tandis que des automobilistes tentaient de se frayer un chemin à travers les chaussées inondées.
Faisant référence à un autre cours d'eau qui traverse la ville, le maire de Porto Alegre, Sebastiao Melo, a écrit sur X que le barrage qui retient la rivière Gravatai "a recommencé à déborder". "Les communautés doivent quitter la zone", a-t-il lancé.
Il a également demandé à la population de rationner l'eau, après que quatre des six stations d'épuration de la ville ont dû être fermées.
Dimanche "sera un jour clé pour les opérations de secours", a averti le ministre de la Communication Paulo Pimenta, venu sur place avec d'autres ministres.
Porto Alegre est la capitale de l'un des Etats les plus prospères du pays, avec le cinquième PIB de la plus grande économie d'Amérique latine et une production essentiellement agricole, avec d'importantes cultures de soja, de riz, de blé et de maïs.
- Un bébé sauvé par hélicoptère -
Zones d'habitations noyées à perte de vue, routes détruites ou ponts entraînés par le courant: les dégâts humains et matériels sont considérables et surtout concentrés dans la région centrale de cet État frontalier de l'Argentine et de l'Uruguay.
Le président Luiz Inácio Lula da Silva a publié une vidéo montrant des membres des forces armées en train de sauver un bébé par hélicoptère. On y voit un agent frapper le toit d'une maison avec une brique afin de sortir le bébé, enveloppé dans une couverture.
Dans un centre d'accueil, à Gravatai, au nord de Porto Alegre, Claudio Almiro raconte que quand il est sorti de chez lui, il avait "de l'eau jusqu'aux hanches". "J'ai tout perdu", confie-t-il.
Au nord du Rio Grande do Sul, l’État voisin de Santa Catarina est lui aussi frappé par les pluies.
Le Rio Grande do Sul a déjà été touché à plusieurs reprises par des intempéries meurtrières, notamment en septembre, quand 31 personnes avaient péri après le passage d'un cyclone dévastateur.
Selon les experts, ces phénomènes climatiques extrêmes ont gagné en fréquence et en intensité avec le réchauffement climatique.
Le Brésil a vécu une période de sécheresse historique l'an dernier dans le nord du pays et le nombre de feux de forêt a atteint un record de janvier à avril, avec plus de 17.000 foyers recensés dans tout le pays, plus de la moitié en Amazonie.
G.Haefliger--VB