-
Armements: l'accès à des stands israéliens à nouveau interdit lors d'un salon en France
-
A69: au Conseil d'Etat, le rapporteur public défend la "raison impérative d'intérêt public majeur"
-
IA: la start-up de Yann LeCun intègre le palmarès des entreprises de la French Tech
-
Un grand hôpital de Montpellier teste l'IA à tous les étages
-
À un an de la présidentielle, CNews sommée par l'Arcom d'élargir les points de vue
-
L'Arcom ordonne à CNews de respecter davantage la diversité des opinions sur son antenne
-
Mondial-2026: Christophe Gleizes "devrait être ici" avec les journalistes sportifs, disent ses parents
-
Violences sexuelles sur mineurs: la Ciivise dénonce un "retard majeur" de la justice
-
Le président birman en Chine pour renforcer les liens commerciaux
-
Accord Iran-USA: détente des prix à la pompe, pas encore de retour à la normale
-
KNDS lance un char de transition, le futur programme franco-allemand patine
-
Mondial-2026: L'Iran après la paix, l'Espagne en attendant Yamal
-
Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes
-
Le gazole repasse sous la barre des 2 euros le litre en France
-
Wall Street ouvre en nette hausse, célèbre l'annonce d'un accord au Moyen-Orient
-
Mondial-2026: Michael Olise, diamant mystérieux
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, Macron veut contribuer à la réouverture d'Ormuz
-
Les États-Unis, premier débouché des exportations françaises de vins
-
Droits de douane sur le vin: Macron dit vouloir "une discussion respectueuse mais ferme" avec Trump
-
XV de France: Jefferson Poirot, du "back-to-back" au "come-back"
-
MSF s'inquiète de "dangereuses lacunes" dans la réponse à Ebola en RDC
-
Royaume-Uni: la justice valide en appel l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: En 2002, "la France ne connaissait pas le Sénégal", se rappellent Fadiga et Trezeguet
-
Mondial-2026: Pour l'Iran, le foot après la paix
-
Les yeux tournés vers une Europe fermée, le voyage en suspens des migrants en Mauritanie
-
Des tribunaux de plus en plus sévères face aux erreurs de l'IA
-
Trump très attendu au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
San Juan, une province argentine à sec, entre glaciers en souffrance, cultures, et mines à venir
-
Accord Iran-USA salué par la Bourse de Paris, Safran à la fête, TotalEnergies à la traîne
-
"Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?": les lycéens de terminale planchent sur le bac philo
-
Mondial-2026: les Japonais et la "culture" des tribunes propres
-
Grèce: les poissons-ballons dévastent la pêche en Crète
-
Le Royaume Uni va interdire l'accès des réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Au Kirghizstan, la téléréalité au secours de la promotion du sport
-
A New York, des concerts adaptés aux personnes atteintes de démence
-
Mondial-2026: L'Iran entre en scène à Los Angeles, après la démonstration allemande
-
Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l'ouverture
-
Mondial-2026: la Belgique de Garcia arrive lancée
-
Météo torride à partir de mercredi en France, peut-être une vague de chaleur
-
Bac 2026: coup d'envoi des épreuves écrites de terminale avec la philosophie
-
MMA: à la Maison Blanche, Gane bat Pereira et obtient la ceinture intérimaire UFC des poids lourds
-
Argentine: Taty Almeida, figure des Mères de la place de Mai, est décédée
-
Accord Iran/Etats-Unis: le pétrole dégringole, les Bourses s'envolent en Asie
-
Royaume-Uni: la justice tranche lundi sur l'interdiction du groupe Palestine Action
-
Mondial-2026: l'Iran présente, les Pays-Bas en échec, les Allemands faciles
-
Défense: à Eurosatory, l'Europe se met en posture de guerre
-
Réseaux sociaux: Starmer promet des mesures "audacieuses" pour protéger les enfants
-
Trump face à ses pairs au G7 d'Evian, après l'accord conclu avec l'Iran
-
Argentine: Taty Almeida, figure de la lutte pour les droits humains, est décédée
-
Ukraine: attaque massive sur Kiev, un joyau orthodoxe en feu
Comment la "glace ancienne" pourrait aider les scientifiques à protéger les glaciers
Vêtu d'une doudoune orange, le glaciologue japonais Yoshinori Iizuka pénètre dans une chambre froide à -50°C pour récupérer un échantillon de glace, prélevé dans la cadre d'un projet international visant à comprendre pourquoi les glaciers du Tadjikistan résistent à la fonte rapide observée ailleurs.
"Si nous pouvions comprendre le mécanisme derrière l'augmentation du volume de glace là-bas, nous pourrions peut-être l'appliquer à tous les autres glaciers du monde", explique ce professeur à l'université de Hokkaido (nord du Japon), en montrant l'échantillon du diamètre d'un poing.
Idéalement, "cela pourrait même aider à les régénérer", ajoute-t-il. "Peut-être que c'est trop ambitieux. Mais j'espère que notre étude aidera les gens."
En septembre, l'AFP a accompagné en exclusivité des scientifiques, dont M. Iizuka, dans des conditions extrêmes, jusqu'à un site situé à 5.810 mètres d'altitude, sur la calotte glaciaire de Kon-Chukurbashi, dans les montagnes du Pamir au Tadjikistan.
Cette zone est la seule région montagneuse de la planète où les glaciers non seulement résistent à la fonte, mais ont même légèrement grossi, un phénomène baptisé "anomalie du Pamir-Karakoram".
L'autre a été expédiée au laboratoire de M. Iizuka, à l'Institut des sciences des basses températures de l'université de Hokkaido, où les chercheurs cherchent à comprendre pourquoi les précipitations ont augmenté dans la région au cours du siècle dernier et comment le glacier a résisté à la fonte.
- Des siècles de météo -
Certains attribuent cette anomalie au climat froid ou à l'utilisation accrue d'eau agricole au Pakistan voisin, qui générerait davantage de vapeur. Mais ces carottes offrent la première occasion d'étudier le phénomène scientifiquement.
"Les informations du passé sont cruciales", souligne M. Iizuka. "En comprenant les causes de l'accumulation continue de neige du passé à aujourd'hui, nous pouvons clarifier ce qui se passera et pourquoi la glace a grossi."
Depuis l'arrivée des échantillons en novembre, son équipe travaille dans des chambres froides pour analyser la densité, l'orientation des grains de neige et la structure des couches de glace.
Lors de la visite de l'AFP début décembre, les scientifiques étaient équipés comme des explorateurs polaires pour découper et polir les échantillons dans le froid relatif de -20°C du laboratoire.
Ces échantillons racontent l'histoire des conditions météorologiques sur des décennies, voire des siècles.
Une couche de glace transparente indique une période chaude où le glacier a fondu avant de regeler, tandis qu'une couche peu dense suggère de la neige tassée, utile pour estimer les précipitations.
Des échantillons cassants avec des fissures révèlent une chute de neige sur des couches partiellement fondues, puis regelées.
D'autres indices apportent des informations supplémentaires: des matériaux volcaniques comme les ions sulfates servent de repères temporels, tandis que les isotopes de l'eau révèlent les températures.
- "Tâtonnements" -
Les chercheurs espèrent trouver des traces remontant à 10.000 ans ou plus, bien qu'une grande partie du glacier ait fondu lors d'un épisode chaud il y a environ 6.000 ans.
Une glace ancienne permettrait de savoir "quel type de neige tombait dans cette région il y a 10.000 ans? Que contenait-elle?", dit M. Iizuka.
"Nous pourrions étudier combien et quels types de particules fines étaient en suspension dans l'atmosphère à l'époque glaciaire", ajoute-t-il. "J'espère vraiment qu'il y a de la glace ancienne."
Pour l'instant, le travail avance lentement et avec précaution. Des membres de l'équipe comme Sora Yaginuma, un étudiant, découpent soigneusement les échantillons.
"Une carotte de glace est un échantillon extrêmement précieux et unique", souligne M. Yaginuma. "A partir de cette seule carotte, nous réalisons une variété d'analyses, chimiques et physiques."
L'équipe espère publier ses premiers résultats l'an prochain et prévoit "beaucoup de tâtonnements" pour reconstituer les conditions climatiques passées, indique M. Iizuka.
Les analyses à Hokkaido ne révéleront qu'une partie des secrets de la glace. Avec les autres échantillons conservés en Antarctique, d'autres recherches seront possibles, par exemple pour déterminer comment l'exploitation minière a historiquement influencé la qualité de l'air, la température et les précipitations dans la région.
"Nous pouvons comprendre comment l'environnement terrestre a évolué en réponse aux activités humaines", affirme M. Iizuka. Avec tant de mystères à percer, le travail est "extrêmement excitant", conclut-il.
Des milliers de glaciers disparaîtront chaque année au cours des prochaines décennies du fait du réchauffement climatique d'origine humaine, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change. Selon les scientifiques, seule une limitation de ce réchauffement pourra efficacement réduire ce phénomène de fonte accélérée.
R.Flueckiger--VB