-
Taxe de séjour à Oléron: la "proportionnalité" des amendes d'Airbnb conforme à la Constitution
-
Taïwan rend hommage à un libraire hongkongais défunt pour sa "résistance" contre la Chine
-
Des rumeurs, un déferlement: chaos à la frontière entre le Maroc et Ceuta
-
Indonésie: un pilote de ligne drogué et arrêté avec 70.000 comprimés d'ecstasy
-
Les propriétaires de la parcelle d'où est parti le mégafeu de Gironde réclament justice
-
Zone euro: l'inflation remonte légèrement en juillet, tirée par les prix de l'énergie
-
Face au mégafeu "contenu" en Gironde, les pompiers travaillent à consolider "l'espoir"
-
Espagne: 40.000 migrants traversent la frontière depuis le Maroc vers l'enclave de Ceuta
-
Le Rouge et Noir: Franco Baresi, légendaire défenseur italien, est mort
-
La Bourse de Paris en hausse, entre résultats et enthousiasme pour l'IA
-
Des Turcs s'offrent une escapade européenne sur des îles grecques
-
Нооша Аубель під тиском: мерія Потсдама між самостійними кроками та скандалом із дитячими садками
-
Noosha Aubel sous pression: La mairie de Potsdam, entre initiatives isolées et scandale des crèches
-
Grèce: la Crète toujours en proie à un incendie porté par des vents violents
-
A défaut de puces ou de modèles, l'Inde se lance dans la "quincaillerie" de l'IA
-
France: l'inflation dépasse les 2% sur un an en juillet, selon l'Insee
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur son désarmement
-
Pakistan: une explosion dans une mine de charbon tue 34 personnes
-
Avalanche au Pakistan: dix disparus dont l'alpiniste Nirmal Purja
-
Gironde: "la fin du feu, mais le début de la crise", redoutent les habitants
-
Avec les frappes ukrainiennes, la saison "gâchée" du secteur touristique en Crimée annexée
-
Les derniers éléphants du zoo de Johannesburg au coeur d'une féroce bataille judiciaire
-
Après l'incendie dans le sud-ouest de la France, des habitants redoutent "le début de la crise"
-
Trêve à Gaza: le Hamas consent à un accord sur le désarmement
-
Argentine: Milei veut une banque centrale rigoriste et un "shutdown" en cas de déficit
-
Venezuela: premiers dynamitages d'immeubles touchés par le séisme
-
Trump annonce un accord sur le désarmement du Hamas à Gaza
-
Au Maroc, des milliers de personnes rassemblées près de la frontière avec Ceuta
-
L'industrie pétrolière récolte les fruits de la guerre, mais anticipe un contrecoup politique
-
Apple: un trimestre record mais des prévisions qui déçoivent, pour la dernière de Tim Cook
-
Amazon monte encore en régime sur le "cloud", côté revenus comme dépenses, le marché enthousiaste
-
Investisseurs privés à la Fifa: l'UEFA sort la menace d'un boycott des Coupes du monde
-
Afflux de migrants à Ceuta, neuf morts
-
Apple dépasse les attentes au 3e trimestre, les ventes d'iPhone en forte hausse
-
Amazon dépasse les attentes au deuxième trimestre, accélère encore sur le "cloud"
-
Wall Street repart de l'avant, portée par la tech
-
Neuf morts durant l'entrée massive de migrants à Ceuta, Madrid envoie l'armée
-
Le Pakistan fait état de négociations entre Washington et Téhéran
-
Espagne : "urgence humanitaire" à Ceuta après l'entrée massive et illégale de migrants
-
Des tigres imperturbables mais des soigneurs terrifiés: un zoo près de Madrid face à l'avancée du feu
-
A la Bourse de Paris, seuls ont compté les résultats
-
Nouveaux bombardements russes sur l'Ukraine, une famille décimée
-
Kenya: le décès de 15 éléphants en un mois attribué à l'absorption de cyanure, selon l'enquête
-
Le faible niveau du Danube révèle des ossements de mammouth en Bulgarie
-
Varsovie accuse Moscou après la chute d'un missile en Pologne
-
Hautes-Alpes: trois personnes seront jugées pour avoir abattu des loups illégalement
-
Grèce: 300 pompiers face aux incendies en Crète, 8.000 évacués
-
Autoriser ou non à chasser les animaux ayant survécu aux incendies ? Le débat monte
-
Wall Street ouvre dans le vert, la tech mène la danse
-
Automobile: l'électrique représentera près d'un tiers des ventes en 2026, estime l'AIE
A la conférence de Santa Marta, la France vante son plan pour sortir des énergies fossiles
La France a été saluée mardi en Colombie pour sa feuille de route de sortie du charbon, du pétrole et du gaz d'ici 2050, une planification que les pays réunis à la conférence internationale de Santa Marta voudraient voir imitée à grande échelle.
Les Français ont publié mardi 18 pages récapitulant leurs engagements pour en finir avec le charbon d'ici 2030, le pétrole d'ici 2045 et le gaz d'ici 2050 à des fins énergétiques.
Le représentant français à Santa Marta, Benoît Faraco, s'est félicité que la France soit "l'un des rares pays à avoir une date claire pour la sortie des énergies fossiles".
Le document reprend les grands objectifs de neutralité carbone en 2050, et les diverses politiques actuelles, telles que l'interdiction des chaudières au gaz dans les immeubles neufs à partir de fin 2026, ou l'objectif que deux voitures neuves sur trois soient électriques d'ici 2030.
La France se targue de montrer la voie pour "la fin des énergies fossiles au niveau d'une économie entière", explique à l'AFP Leo Roberts, analyste du centre de réflexion E3G, présent à Santa Marta. "A cet égard, c'est une première".
Même si le Haut conseil pour le climat, en mars, estimait que le calendrier français de sortie des fossiles avait besoin d'être "porté politiquement" et précisé par secteur, par exemple pour fixer la fin du moteur thermique pour les voitures.
Mais le symbole de la deuxième économie européenne jouant le jeu de la "feuille de route" a été salué à Santa Marta par experts et ONG.
- "Indépendance" -
Une cinquantaine de pays ont envoyé des émissaires dans cette ville portuaire d'où la Colombie exporte son charbon. Cette première conférence pour la sortie des énergies fossiles a été convoquée en réponse à l'échec des COP depuis deux ans à approfondir cet objectif, pourtant adopté en 2023 à Dubaï par près de 200 pays.
Depuis, le vent a tourné, et le camp revigoré des grands producteurs et consommateurs de combustibles fossiles, renforcé des Etats-Unis de Donald Trump, argue que le pétrole et le gaz ont encore de nombreuses décennies devant eux.
La crise énergétique causée par la guerre au Moyen-Orient, la seconde depuis la guerre en Ukraine en 2022, a fourni une autre raison d'être à la réunion de Santa Marta.
Plutôt que de parler d'une humanité en danger face à une météo déréglée, plusieurs ministres arguent davantage que la guerre, qui a fait monter les prix de l'essence et du kérosène à cause du blocage des exportations du Golfe, est un révélateur des risques de la dépendance aux énergies fossiles.
"En Europe, (...) nous perdons un demi-milliard d'euros chaque jour que dure cette guerre", a déclaré le commissaire européen Wopke Hoekstra dans un discours. "Nous avions déjà une très bonne raison d'agir pour le climat en opérant cette transition. Nous en avons désormais une autre, pour des raisons commerciales et d'indépendance".
Même argument de la part de la ministre colombienne de l'Environnement, Irene Velez Torres, qui affirme que "le pétrole reste un facteur de déstabilisation des économies à l'échelle mondiale".
Les énergies fossiles "mènent à la mort", a déclaré aux délégués, encore plus brutalement, le président colombien, Gustavo Petro.
Des pays européens, de petits Etats du Pacifique mais aussi le Nigeria, le Canada, l'Angola et le Brésil sont représentés ici. Les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre - Etats-Unis, Chine, Inde - et les pays du Golfe sont en revanche absents.
- Menu de mesures -
De Santa Marta ne sortira pas de décision contraignante. Mais les pays entendent se compter, envoyer un message formel au reste du monde, et influencer la COP31, en Turquie en novembre.
Des scientifiques charpentent l'initiative, avec un "menu" de 12 mesures publié dimanche pour concrètement guider les Etats. Par exemple, "arrêter tout nouveau projet d'extraction ou d'infrastructures pour les énergies fossiles".
Mais remplacer voitures à essence, chaudières au fioul et usines à gaz par des équivalents qui fonctionnent à l'électricité bas carbone représente un effort financier colossal. Même les nations les plus décidées, comme la Colombie, reconnaissent qu'il leur faudra encore des décennies.
R.Fischer--VB