-
Alex Zanardi, les multiples vies d'un sportif adulé de l'Italie
-
La Première ministre du Japon veut une région Asie-Pacifique "libre et ouverte"
-
La compagnie américaine Spirit Airlines annule tous ses vols et stoppe son activité
-
La compagnie américaine Spirit Airlines a entamé "l’arrêt progressif" de ses activités
-
Après son remorquage d'Allemagne, une baleine à bosse relâchée en Mer du Nord
-
Rio en mode "Waka Waka" pour le concert géant de Shakira
-
L'indemnité carburant pour les "travailleurs modestes grands rouleurs" publiée au JO
-
La première "librairie sans livres", centrée sur l'audio, ouvre à New York
-
A New York, le réveil d'un alcool iranien banni et rebelle
-
Linh sort du silence, deux mois après une extinction de voix en plein concert
-
Menacés par le changement climatique, les campings cherchent à s’adapter
-
L'organisation des vacances d'été chamboulée par les prix à la pompe
-
Un responsable iranien juge "probable" une reprise de la guerre avec les Etats-Unis
-
Athlétisme: les Relais mondiaux au Botswana, terre d'or et de diamants du sprint
-
Ligue des champions féminine: Lyon en quête de réaction face à Arsenal
-
Ligue 1: le PSG en gestion avant le Bayern, la relégation guette Metz et Nantes
-
Play-offs NBA: les Lakers qualifiés, Pistons-Magic et Cavaliers-Raptors se concluront avec un match 7
-
Les Etats-Unis vont retirer quelque 5.000 militaires d'Allemagne d'ici à un an
-
Etats-Unis: une cour d'appel suspend provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive
-
Aux Bermudes, Charles III confronté à l'histoire de l'esclavage
-
Une cour d'appel suspend provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive aux Etats-Unis
-
GP de Miami: Norris s'élancera en pole position de la course sprint
-
Bolivie: le principal syndicat du pays déclare une grève illimitée
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite d'Etat aux Etats-Unis
-
Acteurs et scénarios générés par IA exclus des Oscars
-
Le roi Charles III aux Bermudes après sa visite marathon aux Etats-Unis
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies, Zverev facile contre Blockx
-
1er-Mai au Venezuela: manifestations après la "blague" de l'augmentation du revenu minimum
-
ExxonMobil et Chevron plombés par des effets comptables au 1er trimestre
-
Trump durcit les sanctions contre Cuba en pleine mobilisation du 1er-Mai à La Havane
-
Trump "pas satisfait" d'une nouvelle offre iranienne pour relancer les négociations
-
Masters 1000 de Madrid: Sinner assomme Fils en demies
-
Tour de Romandie: "revanchard", Dorian Godon s'offre la 3e étape, Pogacar toujours en jaune
-
Nouvelle offre iranienne à Washington pour tenter de débloquer les négociations
-
Free party près de Bourges, 20.000 personnes sur un champ de tir militaire
-
Turquie : un 1er Mai très suivi, près de 600 arrestations
-
Dans le sud de la Syrie, des familles inquiètes pour leurs fils aux mains d'Israël
-
Basket: "Ce que je fais est une forme de militantisme", explique à l'AFP Julie Tetart, joueuse transgenre
-
Le pétrole chute après une nouvelle offre de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Le Pentagone recrute sept entreprises d'IA pour des opérations classifiées, Anthropic écartée
-
Cuba: marche du 1er-Mai pour "défendre la patrie" face aux Etats-Unis
-
Rio sur un air latino avant le concert géant de Shakira
-
Wall Street en hausse, réserve un bon accueil aux résultats d'entreprises
-
Les enfants de l’ASE, grands oubliés de la santé: un dispositif veut changer la donne
-
Le pétrole se replie après une proposition de Téhéran en vue de négocier avec Washington
-
Crise énergétique: faute de gaz, des Indiens cuisinent à la bouse de vache sacrée
-
Les voitures électriques décollent en France, grâce à la Renault 5 et aux marques chinoises
-
Inflation: des hausses des taux de la Fed ne doivent pas être exclues, selon un responsable
-
Italie : quelque 3.500 personnes évacuées en Toscane en raison d'un incendie
-
En Afghanistan, fêter le printemps dans les champs de coquelicots
Climat: insultés ou menacés, des scientifiques fuient Twitter
Des scientifiques confrontés à une déferlante d'insultes voire de menaces sur Twitter quittent désormais le célèbre réseau social, où le négationnisme climatique a bondi depuis sa prise de contrôle par Elon Musk.
Peter Gleick, un spécialiste du climat et de l'eau suivi par près de 99.000 personnes sur Twitter, a annoncé le 21 mai qu'il ne publierait plus de messages sur la plateforme, l'accusant d'amplifier le racisme et le sexisme.
Le chercheur se dit habitué aux "attaques agressives, personnelles et ad hominem, allant jusqu'aux menaces physiques directes". Mais, a-t-il confié à l'AFP, "ces derniers mois, depuis l'arrivée du nouveau propriétaire et les changements chez Twitter, la quantité et l'intensité des agressions a grimpé en flèche".
Depuis qu'il a acheté Twitter il y a six mois, le milliardaire Elon Musk a assoupli la modération des contenus problématiques et laissé revenir des personnalités auparavant bannies, comme Donald Trump.
Robert Rohde, de l'association Berkeley Earth, a aussi analysé l'activité de centaines de comptes de spécialistes très suivis s'exprimant sur la science climatique, avant et après l'achat de Twitter.
Il a conclu que ces tweets n'avaient plus le même écho: le nombre moyen de "likes" (pour marquer l'approbation) a chuté de 38% et ils ont été retweetés 40% moins souvent.
- désinformation -
Twitter n'a pas commenté directement sur les changements apportés à ses algorithmes, qui génèrent le trafic et la visibilité sur le réseau. Contacté, le service de presse de la firme a répondu par un courriel généré automatiquement... avec un emoji en forme de crotte.
Elon Musk avait toutefois expliqué en janvier la philosophie sous-tendant les changements: "les gens de droite devraient voir plus de trucs +de gauche+ et les gens de gauche devraient voir plus de trucs +de droite+". "Mais vous pouvez juste bloquer si vous voulez rester dans une chambre d'écho".
Dans une autre analyse, la célèbre climatologue Katharine Hayhoe a examiné les réactions à un même tweet qu'elle a volontairement publié deux fois, avant et après le rachat de Twitter.
Les réponses provenant de trolls ou de bots - des comptes automatiques qui diffusent régulièrement de la désinformation - avaient augmenté de 15 à 30 fois en comparaison des deux années précédentes, selon elle.
Jusqu'au rachat de Twitter en octobre, "mon compte connaissait une croissance régulière, avec au moins plusieurs milliers de personnes nouvelles me suivant chaque mois. Mais ça n'a plus changé depuis", a-t-elle expliqué à l'AFP.
- "trolls professionnels"-
Andrew Dessler, professeur de science atmosphérique à l'université A&M du Texas, a pour sa part décidé de reporter l'essentiel de sa communication sur le climat vers une autre plateforme nommée Substack.
"Les communications consacrées au climat sur Twitter sont moins utiles (maintenant) parce que j'observe que mes tweets suscitent moins d'implication", indique-t-il.
"En réponse à presque n'importe quel tweet sur le changement climatique, je suis inondé de réponses provenant de comptes vérifiés avec des affirmations trompeuses ou mal informées", souligne-t-il.
D'autres ont tout simplement abandonné Twitter. Katharine Hayhoe calcule que sur les 3.000 scientifiques du climat qu'elle a listés, 100 ont disparu après le rachat de la firme à l'oiseau bleu.
La glaciologue Ruth Mottram était suivie par plus de 10.000 personnes sur Twitter mais a ainsi choisi de partir en février, rejoignant un forum de scientifiques sur Mastodon, un réseau social décentralisé créé en 2016.
Elle se félicite d'y avoir trouvé un environnement "beaucoup plus calme". "Je n'y ai pas rencontré d'insultes ou même de gens qui questionnent le changement climatique", raconte-t-elle à l'AFP.
Michael Mann, climatologue réputé de l'université de Pennsylvanie, lui-même régulièrement attaqué en ligne, estime que la hausse de la désinformation est "organisée et orchestrée" par des opposants aux politiques climatiques.
Dans un ouvrage publié en 2022 ("The new climate war", non traduit), il rapportait l'action de producteurs de pétrole pour encourager le négationnisme climatique sur les réseaux sociaux.
"Les trolls professionnels manipulent l'environnement sur internet avec des publications stratégiques qui génèrent du conflit et de la division", a-t-il assuré à l'AFP.
B.Shevchenko--BTB