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Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique
Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d'ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l'âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.
"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol", a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.
La cause de son décès n'a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d'un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.
Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées... Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.
La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d'admirateurs que de détracteurs.
Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu'il débute dans les années 1970, après des études à l'université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l'instar des grands maîtres de l'époque, comme Cartier-Bresson.
Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales... et la couleur. "Une fois que j'ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière", racontait-il en 2022 à l'AFP.
C'est au milieu des années 80 qu'il se fait remarquer avec "Last Resort", clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.
- Bon et mauvais goût -
Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.
"J'aime et je hais l'Angleterre en même temps", déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s'opposait. "Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (...) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j'essaye de mélanger les deux dans mes photographies".
Après un parcours semé d'embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l'agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s'opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. "Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?", finira-t-il par écrire à Parr... qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017.
Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l'heure des réseaux sociaux.
Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.
Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe... et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.
"Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses", observait le photographe début novembre dans une interview à l'AFP, à l'occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée "Complètement paresseux et étourdi".
Grand collectionneur d'objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d'archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.
Il sera à partir du 30 janvier au centre d'une rétrospective, "Global Warning", au musée du Jeu de Paume, à Paris.
B.Baumann--VB