-
Au Danemark, la Garde nationale s'entraîne face à une menace plus réelle
-
Ukraine : des frappes russes de bombes guidées font au moins cinq morts à Kharkiv
-
Les marchés financiers évoluent au gré des turbulences politiques, Sao Paulo jubile
-
Tennis : Medvedev disqualifié, l'éternel Djokovic jouera le titre à Pékin
-
Afghanistan : la CPI publie deux mandats d'arrêt visant des ministres chargés de l'éducation
-
Éthiopie : Abiy reconduit Premier ministre, des frappes au Tigré tuent des déplacés
-
Mondiaux de judo : Kelvin Ray bouscule Abe mais les Bleus restent à quai
-
L'Ukraine dit utiliser des mitrailleuses robotisées pilotées par l'IA contre des drones russes
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force
-
Cas supposé de peste en Russie : "situation sous contrôle", dit le gouverneur d'Irkoutsk
-
Concurrencés sur leur droite, les conservateurs britanniques veulent croire en leur avenir
-
Afghanistan : le CDH de l'ONU dénonce "l'oppression" des femmes par les talibans
-
Wall Street en ordre dispersé, les taux au centre de l'attention
-
Marchés: les turbulences politiques au coeur de l'attention, Sao Paulo jubile après les élections brésiliennes
-
Éthiopie : frappes de drones au Tigré dont l'une a touché des déplacés
-
Wall Street ouvre prudemment, les taux au centre de l'attention
-
Un lycéen gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis
-
Le Nobel de médecine récompense des travaux sur les mystères du cerveau
-
Affaire Epstein: l'ex-prince Andrew conteste en justice les perquisitions liées à son arrestation
-
Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées
-
Le Nobel de médecine récompense un trio pour leurs travaux sur le cerveau
-
L'Arabie saoudite apporte le soutien de son aviation au gouvernement yéménite face aux Houthis
-
Etats-Unis: une agente chinoise présumée accusée d'espionner la famille du président taïwanais
-
Sujet de l'environnement: demande de mise en demeure de CNews adressée à l'Arcom
-
Cyberattaque dans les Hauts-de-France : plus de 500.000 personnes touchées, selon la région
-
Le Nobel de médecine récompense un trio américano-allemand pour leurs travaux sur la mémoire
-
Deux décès de nouveau-nés imputables à des infections nosocomiales au CHU de Nantes
-
Décès du rappeur Prince Waly à 34 ans
-
Marchés mondiaux: la France sous haute surveillance
-
Schneider Electric débourse pour plus de 20 milliards d'euros pour PTC, sa plus grosse acquisition
-
L'ONU alerte sur le "danger accru" des vagues de chaleur pour les femmes enceintes avant la COP31
-
Mondiaux de judo: les Français Ray et Bouba sortis au deuxième tour
-
Japon : record de pluie à Tokyo avec 37 jours consécutifs
-
Washington rapatrie ses bombardiers déployés dans une base anglaise
-
Pedro Sánchez, l'as des coups de poker devenu figure de proue de la gauche en Europe
-
Espagne: Sánchez convoque des élections anticipées après le rejet de ses mesures pour le logement
-
Japon: la Première ministre promet une relation stable avec la Chine, un "voisin important"
-
Ligue des nations: opération rachat pour les Bleus de Zidane
-
Thaïlande: 50 ans après un massacre, la jeunesse se bat toujours pour son droit au désaccord
-
Semaine cruciale pour éviter une guerre commerciale entre l'UE et la Chine
-
Les législatives américaines, un scrutin sous tension pour les agents électoraux en Géorgie
-
Immigration, port d'armes et changement climatique au programme de la Cour suprême américaine
-
Kirghizstan : sur les Routes de la soie, le mystère d'une cité engloutie
-
Cinq choses à savoir sur les prix Nobel
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier qui défie Lula
-
Climat : les Fidji plaident pour une transition "juste" lors du sommet avant la COP31
-
Yémen : le président annonce une offensive pour reprendre l'ensemble du pays aux Houthis
-
Incident près d'une base anglaise : Washington retire ses bombardiers
-
Arctique: les Etats-Unis poursuivent leur offensive en dépêchant Rubio en Islande
Pékin prévoit 5% de croissance en 2024, l'une des plus faibles depuis des décennies
La Chine a annoncé mardi viser une croissance d'environ 5% en 2024, l'un de ses objectifs les plus modestes depuis des décennies, alors que la deuxième économie mondiale peine à se relancer depuis les années Covid.
Le chiffre a été officialisé par le Premier ministre Li Qiang lors d'un discours prononcé à l'occasion de la session annuelle du Parlement chinois à Pékin, qui s'est ouverte à 09H00 (01H00 GMT).
Cet objectif est bien loin des croissances à deux chiffres enregistrées dans les années 1990 et 2000.
Son budget militaire, le deuxième plus important au monde, même s'il reste plus de trois fois inférieur à celui des Etats-Unis, augmentera lui de 7,2%: Pékin prévoit de dépenser 1.665,5 milliards de yuans (231,4 milliards de dollars) pour sa défense.
L'an dernier, la grand-messe politique annuelle avait été consacrée à l'octroi d'un troisième mandat inédit au président Xi Jinping, au pouvoir depuis 2012.
Cette année, toute l'attention porte sur les difficultés de la deuxième économie mondiale, qui peine à redémarrer après ses trois ans de fermeture liée au Covid.
En 2023, elle a enregistré l'une de ses plus faibles croissances (5,2%) depuis les années 1990, pénalisée par une crise de l'immobilier, un chômage record chez les jeunes et le ralentissement mondial qui affecte la demande en produits chinois.
La sécurité et la surveillance ont été renforcées dans les rues de la capitale pour l'arrivée des milliers de parlementaires qui participent aux "Deux Sessions" - celle du Parlement proprement dit, qui a débuté mardi, et celle de l'assemblée consultative, démarrée lundi.
La session annuelle du Parlement, rendez-vous clé du calendrier politique national, se tient jusqu'au 11 mars. Cette session est censée afficher l'unité du pays, à grand renfort de votes à la quasi-unanimité des près de 3.000 représentants.
- "Poursuivre le progrès" -
Malgré la morosité économique, les analystes ne s'attendent pas à un plan de relance d'envergure.
Toutes les décisions importantes ont été prises des semaines avant, lors de réunions à huis clos du Parti communiste chinois, loin de l'attention des médias.
Mais les thèmes abordés et le ton des discours permettent de connaître les principales priorités des dirigeants, estiment des analystes.
"Le Parlement chinois n'est ni obsolète ni sans intérêt", souligne Nis Grunberg, de l'institut Merics établi en Allemagne.
"C'est une plateforme importante permettant aux dirigeants de communiquer leurs priorités".
Ces dernières années, les autorités chinoises ont écarté l'idée d'un plan de relance d'ampleur, craignant de mettre en difficulté les finances publiques.
Les analystes ne voient aucune raison que cela change.
Dans son rapport d'activité publié mardi, le gouvernement a seulement promis de "poursuivre le progrès et garantir la stabilité" de l'économie en 2024, annonçant aussi la réduction de taxes douanières sur les importations de certains produits technologiques.
"Nous allons travailler à l'expansion de notre réseau de zones de libre-échange et aider les gouvernements locaux et les entreprises à ouvrir de nouvelles voies pour le commerce extérieur en faisant un meilleur usage de tous les accords de libre-échange", indique le rapport.
- Opposition à l'indépendance de Taïwan -
Entre relancer l'économie et renforcer la sécurité, le choix est vite fait, selon les analystes.
Pékin a largement étendu l'an dernier sa définition de tout ce qui constitue de l'espionnage et a perquisitionné plusieurs sociétés étrangères de consultants, d'audit et de recherche.
Peu avant cette session parlementaire, la notion de secret d'Etat a elle aussi été élargie, "un signal clair de l'importance de la sécurité dans l'agenda du pouvoir cette année", selon Diana Choyleva, cheffe économiste au cabinet Enodo Economics.
La réunion politique devrait donc servir à "renforcer les mesures de sécurité nationale sur tous les fronts", prédit Ho-fung Hung, professeur d'économie politique à l'université américaine Johns Hopkins.
La hausse constante du budget militaire chinois s'inscrit dans un contexte de corruption dans l'armée et de tensions persistantes autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale.
"Nous nous opposons vigoureusement aux activités séparatistes visant à l'indépendance de Taïwan et aux ingérences extérieures", a rappelé mardi le rapport d'activité du gouvernement, publié deux mois après l'élection à Taïwan de Lai Ching-te, président qui considère l'île comme indépendante de facto.
P.Staeheli--VB