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Mondial-2026: L'Espagne sort Ronaldo, Balogun attendu, Trump et Infantino scandalisent
L'Espagne a remporté un duel ibérique au cordeau contre le Portugal (1-0) d'un Cristiano Ronaldo impuissant pour sa sixième et dernière Coupe du monde, mardi, et attend de savoir qui des Etats-Unis ou de la Belgique sera son adversaire en quart.
Dans cet autre 8e de finale, l'Américain Folarin Balogun sera bien titulaire face aux Diables Rouges à Seattle (00h00 GMT), après la levée de sa suspension décidée par la Fifa, à la suite de l'intervention de Donald Trump auprès de Gianni Infantino qui scandalise le monde du foot.
. La Roja brise le rêve de Ronaldo
Le choc entre deux des prétendants au titre était très alléchant, avec d'un côté un gamin qui n'a pas encore 19 ans, Lamine Yamal, et de l'autre un des meilleurs joueurs de l'histoire, Cristiano Ronaldo âgé de 41 ans. Ils ont peu éclaboussé de leur talent la rencontre, certes pas avare en occasions, mais qui a surtout ressemblé à une partie d'échec entre deux équipes qui se connaissent par coeur.
Le mat s'est produit au début du temps additionnel, quand deux joueurs sortis du banc quelques minutes auparavant, ont réussi un mouvement limpide mais fatal, Ferran Torres trouvant dans la profondeur Mikel Merino, qui a ajusté une superbe frappe au premier poteau imparable pour Diogo Costa (90+1).
Les Espagnols auraient pu faire la décision plus tôt, sans la maladresse de Mikel Oyarzabal en début de rencontre (8e) et deux parades de Diogo Costa pour repousser des frappes de Lamine Yamal (16e, 73e), pas toujours inspiré mais constamment dangereux.
Dans les derniers instants, Bernardo Silva a failli égaliser d'une tête rasant la transversale, une des rares franches occasions portugaises avec la frappe de Nuno Mendes déviée par la tête de Pedro Porro qui est allé s'écraser sur la transversale (41e). Ronaldo lui a eu trop peu de munitions pour s'illustrer réellement.
"La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j'aurai le temps d'y réfléchir, d'être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie", a déclaré le capitaine du Portugal.
A voir son regard embué sur la pelouse de l'AT&T Stadium de Dallas, puis son retour dans le vestiaire d'un pas très lent, témoignant d'un corps soudain marqué par les efforts, presque isolé de ses coéquipiers qui le dépassaient, une émotion particulière au parfum d'adieu transpirait de la légende portugaise à la fin du match. Pour Roberto Martinez, sa mission de sélectionneur s'est en tout cas finie sur cet échec.
Dans un élan contraire, la Roja profitait sans exulter de cette étape franchie, qu'elle savait difficile. La suite aura lieu pour elle à Los Angeles vendredi, face à la Belgique ou les Etats-Unis coorganisateurs, qui aligneront d'entrée Folarin Balogun lors de leur 8e de finale, après avoir vu sa suspension levée.
. Trump assume, Infantino répond
Au lendemain de la retentissante et inédite décision de la Fifa de suspendre le carton rouge de Balogun écopé contre la Bosnie-Herzégovine, le président américain a confirmé qu'il était intervenu auprès de Gianni Infantino, le patron du football mondial.
Résultat, la commission de discipline a modifié la sanction. Le match de suspension ferme dont il avait automatiquement écopé a été commué en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an".
Le président de la Fifa Gianni Infantino s'est lui défendu d'être intervenu après des instances disciplinaires: "J'ai expliqué (au président Trump) qu'une procédure juridique était en cours impliquant les instances judiciaires indépendantes de la Fifa et que l'affaire serait tranchée en temps voulu par les organes compétents", a-t-il insisté sur X.
. Avalanche de critiques
Dès dimanche, la Fédération belge a fait part de sa stupéfaction". Lundi, elle a renchéri en estimant qu'elle "n'a d'autre choix que de contester l'éligibilité du joueur pour le prochain match", recours jugé ensuite "irrecevable" par la Fifa.
Ancien président de la Fifa et ennemi intime d'Infantino, Sepp Blatter a ironisé: "Quo vadis (où vas-tu, ndlr ?), Fifa ?": "le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique", a-t-il asséné.
La confédération brésilienne a elle défendu "l'intégrité" de l'arbitre du match Etats-Unis - Bosnie, Raphael Claus", un "professionnel exemplaire".
. Mbappé cible de racisme
Victime de violents propos racistes de la part d'une sénatrice paraguayenne, après la défaite de son pays face à la France en huitième au terme d'un match âpre émaillé d'accrochages, Kylian Mbappé a répliqué sur X, en la qualifiant de "méprisable" et "indigne de sa fonction".
La capitaine des Bleus a été soutenu par la Fédération française dénonçant des mots "abjects et inacceptables", indiquant procéder "à un signalement au parquet à des fins de poursuite judiciaire", et jusqu'au plus haut sommet de l'Etat, Emmanuel Macron dénonçant "les attaques racistes" proférées. Le gouvernement paraguayen a également condamné les propos de la sénatrice.
F.Stadler--VB