-
Cinquante ans après l'éruption de 1976, la Soufrière de Guadeloupe sous étroite surveillance
-
La fièvre monte dans le coeur de l'Espagne rurale avant l'éclipse solaire totale du 12 août
-
Procès ordonné contre Booba, accusé d'avoir cyberharcelé l'agente d'influenceurs Magali Berdah
-
La Chine met en garde contre une faille de sécurité dans l'outil de programmation d'IA d'Anthropic
-
Plateformes étrangères: Que Choisir Ensemble alerte sur les dangers de certaines crèmes solaires
-
Victoire de Vincent Bolloré devant la cour d'appel sur la scission de Vivendi
-
UniCredit a sécurisé 17,6% des actions de Commerzbank
-
Cambodge: le retour du tigre pas toujours vu d'un bon œil
-
Inondations en Chine : les secours en quête de sinistrés, un super-typhon menace
-
La canicule s'étend, journée à haut risque pour les incendies
-
Otan: au sommet d'Ankara, Trump se défoule contre les alliés européens
-
OpenAI va rendre public son nouveau modèle d'IA, GPT-5.6
-
Meta porte "une atteinte grave" à la presse en ne payant pas les droits voisins, estime l'Autorité de la concurrence
-
Après la reprise des hostilités, Trump déclare le cessez-le-feu avec l'Iran "terminé"
-
Le Pen, condamnée mais candidate, lance sa campagne sous le feu des critiques
-
Apple perd des recours contre l'application d'une loi emblématique de l'UE
-
Venezuela: le petit immeuble de La Guaira qui a survécu aux séismes
-
Le chef de l'Otan tente de rassurer les alliés secoués par les attaques de Trump
-
Entre océan et désert, le paradis menacé des Imraguen mauritaniens
-
Dernier hommage en Irak à Ali Khamenei, sur fond de frappes entre Washington et Téhéran
-
Les Etats-Unis lancent des frappes massives contre l'Iran, qui riposte dans deux pays du Golfe
-
En Irak, dernière étape des funérailles de Khamenei avant l'inhumation
-
Santé périnatale: alerte sur des "défis persistants", malgré certains progrès
-
Choyé par les alliés, Trump entre en scène au sommet de l'Otan
-
Allemagne: verdict pour un médecin de soins palliatifs accusé d'avoir tué 15 patients
-
Mondial-2026: Messi renverse tout et momifie l'Egypte, Argentine-Suisse en quart
-
Mondial-2026: la Suisse sort la Colombie au bout du suspense et renoue avec les quarts
-
Nouvelle décision de la Cour d'appel sur le rôle de Bolloré dans la scission de Vivendi
-
Gucci et L'Oréal concluent un accord de licence beauté de 50 ans
-
Wimbledon: au bout du suspense, Djokovic s'offre une affiche contre Sinner
-
Wall Street dans le rouge, turbulences sur les semi-conducteurs
-
Cuba: rétablissement progressif du réseau électrique
-
Mondial: encore miraculée, l'Argentine de Messi foudroie l'Egypte
-
Le CIO réintègre les Russes, sans leur rendre hymne et drapeau
-
Tour de France: torpeur partout, fraîcheur nulle part
-
Sans Nice, une carte olympique et paralympique plus compacte pour 2030
-
Le freeride et le patinage synchronisé seront aux JO-2030, pas le combiné nordique
-
La Bourse de Paris finit emportée par les doutes sur les semi-conducteurs
-
Wimbledon: l'habitué Sinner et la novice Gauff au rendez-vous des demi-finales
-
Tour de France: la 4e étape pour Pedersen, le jaune pour Traeen
-
Climat: le prochain El Niño devrait battre "des records" d'intensité, selon un expert de référence
-
Mondial-2026: entre la France et le Maroc, la bataille des milieux
-
Les télé et radio publiques hongroises cessent d'émettre pour repartir sur de nouvelles bases
-
Les Bourses européennes terminent majoritairement dans le rouge
-
GB: rattrapé par des affaires, Nigel Farage démissionne pour s'en remettre au vote des électeurs
-
JO-2030: entrée du freeride et patinage synchronisé, sortie du combiné nordique
-
En intégrant l'indice boursier Nasdaq 100, SpaceX s'invite au portefeuille de millions d'Américains
-
Rebond des prix et volumes agricoles en 2025, après la terrible année 2024 (bilan Insee)
-
Au sommet de l'Otan, Trump vante son "alchimie" avec Erdogan
-
Cuba: HRW dénonce les sanctions américaines et le manque de liberté sur l'île
JO-2024: Nicolas Ferrand, le bâtisseur "habité" des ouvrages olympiques
Il n'a pas souvent occupé le devant de la scène. Et pourtant. A 51 ans, Nicolas Ferrand, ingénieur "habité" et "passionné" passé par l'Ecole polytechnique et le MIT de Boston, a orchestré un défi que beaucoup pensaient impossible: livrer dans les temps les ouvrages pour les JO de Paris.
Le challenge est quasiment relevé. Sauf cataclysme, le Village olympique à Saint-Denis, la piscine olympique, mais aussi l'Arena Porte de la Chapelle et les 67 autres ouvrages nécessaires pour les JO seront livrés quasiment à l'heure.
"On a fait 99%, on est au moment de l'atterrissage, les roues sont sorties et sont très proches du tarmac. Mais il faut poser l'avion", résume Nicolas Ferrand à l'AFP.
"Franchement, dans ce milieu, ce que la Solideo a réussi à faire, c'est presque un exploit", estime une source au sein d'une entreprise de bâtiments ayant travaillé sur le Village olympique pour le compte de la Société de livraison des ouvrages olympiques.
- "Charisme" -
En 2017, la nomination à la direction générale de la Solideo de cet ingénieur, urbaniste et un peu aussi architecte, ancien des cabinets ministériels de Gilles de Robien et de Dominique Perben au début des années 2000, ne soulève pas un enthousiasme particulier.
"On se disait surtout que c'était pas un cadeau", se rappelle un cadre du mouvement olympique. "Construire un village et le reste des ouvrages en sept ans, ce n'était pas gagné."
Mais pour cet ancien élève de l'Ecole alsacienne à Paris, qui s'occupait à l'époque des aménagements de Marne-la-Vallée, c'est le genre de défi qu'il ne peut pas ne pas relever.
Il a d'ailleurs toujours aimé ça. "Les trucs impossibles, ça m'amuse", jubile-t-il. A 25 ans, alors qu'il s'occupe d'un groupe de jeunes scouts, il décide de construire une tour en bois de plus de 13 mètres de haut. Ils vont le faire en quelques jours. Une histoire qu'il aime raconter, en sortant la photo dans son téléphone, avec une passion qu'on devine intacte à chaque fois. "Je crois que j'aime beaucoup raconter des histoires. Je pense que les histoires nous emmènent plus loin", dit-il.
Au tout début de l'aventure de la Solideo, la société créée pour livrer les ouvrages olympiques, la page était blanche. "Je ne mesure absolument rien à ce moment-là", avoue-t-il. Lors de sa rencontre avec Jean Castex, à l'époque délégué interministériel aux JO (Dijop), l'alchimie va prendre, et cimenter son choix.
L'aventure est lancée. Les embûches aussi. La guerre en Ukraine que la Russie déclenche en février 2022 va d'ailleurs le faire vaciller. "Sincèrement j'ai eu un seul moment de doute, c'est en mars 2022", reconnaît-il. Les matériaux qui manquent, l'incertitude qui prend le pas... Un doute qui va durer un mois, mais qui l'a marqué.
Sa force de conviction, son "charisme entraînant", comme dit l'un de ses collaborateurs, sont ses atouts. Sa ténacité aussi. Pour être sûr que chaque salarié de la Solideo ait bien intégré l'objectif de livrer à l'heure, il installe une horloge dans les locaux de l'entreprise décomptant le temps restant avant de livrer les ouvrages. Il annonce le temps restant au début de chaque réunion hebdomadaire.
- "Epervier tenace" -
Son surnom chez les scouts, +Épervier tenace+, lui va comme un gant. Avec un supplément que seuls ceux qui l'ont croisé perçoivent.
"J'ai croisé beaucoup de hauts fonctionnaires dans ma carrière mais aucun n'avait cette passion et la communication de cette passion comme Nicolas Ferrand", dit de lui un ex-fonctionnaire l'ayant croisé à Rennes lorsqu'il s'occupait d'urbanisme à la ville.
"C'est un ingénieur dans l'âme, mais avec ce truc en plus. Il est clairement habité. Il m'avait fait faire le tour de la ville en m'expliquant tous les projets en cours. J'ai rarement travaillé avec quelqu'un d'aussi passionné", raconte cet ex-fonctionnaire.
L'homme ne laisse pas beaucoup de monde indifférent. Jusqu'à ses opposants... "Je l'ai beaucoup pratiqué, et je dois reconnaître que malgré nos désaccords, profonds, il dégage quelque chose. Il a des airs d'illuminé, qui adore les ponts et le bois", assure un des membres du comité vigilance Saint-Denis, une association qui a bataillé contre certains des projets portés par la Solideo dans le 93.
L'après-Solideo, il préfère ne pas encore y penser. Mais une chose est sûre, une fois les JO passés,dans l'anonymat, il ira flâner dans le village, seul. "Je verrai alors si c'est réussi", dit-il.
M.Schneider--VB