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Jean-Michel Othoniel, ses oeuvres de verre et la beauté pour "mission"
Ses sculptures en perles de verre géantes ont essaimé partout dans l'espace public avec une "mission" : cultiver la beauté "comme un acte presque politique", dit l'artiste plasticien français Jean-Michel Othoniel en ouvrant à l'AFP son atelier à Montreuil, en banlieue parisienne.
Parisiens et touristes sont nombreux à connaître son "Kiosque des Noctambules", sculpture composée de ses fameuses "perles" ou boules de verre rouges, bleues et argentées, qui coiffe depuis 2000 la station de métro parisienne du Palais Royal, place Colette.
Cette première commande publique a lancé sa carrière et une multitude d'autres ont suivi d'Amsterdam au Qatar, de La Nouvelle-Orléans à San Francisco, en passant par Singapour, Tokyo ou le Château de Versailles.
"Elle amène du merveilleux dans la cité. Je crois beaucoup à ça aujourd'hui, cette idée de la beauté comme un acte presque politique pour ramener de l'espoir", poursuit l'artiste en arpentant d'un pas léger l'ancien entrepôt industriel qu'il a investi avec ses équipes en 2020.
"C'est un peu la mission que je me suis donnée depuis longtemps et aujourd'hui, avec l'actualité, elle prend un sens encore plus fort", ajoute d'une voix douce cet adepte des bâtisseurs comme le facteur Cheval et Antoni Gaudi, ainsi que des poèmes de Pétrarque.
- Tsunami -
Au coeur de ce vaste espace, le visiteur est d'abord saisi par "La Grande Vague", une sculpture de 15 mètres de long sur six mètres de haut, constituée de 10.000 briques de verre sombre et mordoré, qui semble vouloir s'abattre à tout moment et rappelle celle du maître japonais de l'estampe, Hokusai.
Jean-Michel Othoniel l'a réalisée en 2017, après le tsunami qui a frappé le Japon en mars 2011 et l'a beaucoup "choqué". Il raconte avoir voulu "figer ce désastre", en commençant par dessiner des vagues en aquarelle, "comme pour chacun de (ses)projets", avant d'en faire une sculpture.
Il s'est ensuite lancé dans "une aventure humaine de près de deux années" avec "des ingénieurs et des maîtres verriers indiens", avec lesquels il travaille régulièrement depuis, ainsi que d'autres à Murano, en Italie, et en Suisse.
Vingt-cinq années se sont écoulées depuis "Le Kiosque des Noctambules" et nombre d'expositions à New York, Tokyo, Séoul ou bien sûr Paris, dont une rétrospective au Centre Pompidou en 2011.
En 2019, six de ses peintures, une pratique plus rare pour lui inspirée des fleurs et des perles - qu'il a immortalisées plus récemment à l'encre sur feuilles d'or blanc -, sont entrées dans les collections du musée parisien du Louvre.
- Festival de Cannes -
Dès la fin du mois d'avril, l'enfant de Saint-Etienne (est de la France), où il est né en 1964 avant de faire ses études à l'Ecole nationale supérieure d'art de Paris-Cergy, partira à la conquête de nouveaux publics en Chine, au Festival de Cannes et en Avignon.
En témoignent les séries de perles alignées sur le sol de l'atelier, telles des billes tombées de la poche d'un géant. Étiquetées par projet, elles attendent leur assemblage.
Colorées dans toutes les nuances de bleu, vert ou rouge, elles renvoient d'alchimiques reflets et deviendront peut-être d'immenses colliers, fleurs, spirales d'atomes, croix ou nœuds célestes qui ont fait la renommée du sculpteur.
"C'est dans la nature que les hommes ont vu les premières images, j'essaie de les retrouver comme les histoires cachées dans les fleurs, dans une sorte de quête", dit-il.
Le 26 avril débutera sa "première grande exposition dans un musée en Chine", une rétrospective des dix dernières années au Long Museum de Shanghai.
A partir du 17 mai, il partira à la rencontre des stars et du public du Festival de Cannes en installant ses oeuvres pour la toute première exposition d'un nouveau musée d'art contemporain installé à La Malmaison, sur la Croisette.
Mais c'est Avignon qui lui réserve sans doute le plus gros défi à partir du 28 juin : "ma plus grande exposition avec 240 œuvres, pour la plupart inédites, dans dix lieux dont le Palais des papes, le pont d'Avignon ou le musée du Louvre en Avignon", dit l'artiste.
"Je l'ai construite comme une sorte de voyage dans la ville, de chasse au trésor".
R.Flueckiger--VB