-
Nicki Minaj se décrit comme la "première fan" de Trump
-
La grippe circule encore activement, mais l'épidémie semble fléchir
-
Rappels de lait infantile: le recours d'une association contre l'Etat rejeté
-
Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions
-
Au Venezuela, l'espoir d'un renouveau de l'industrie pétrolière sous l'impulsion des Etats-Unis
-
Fin de vie: le Sénat rejette la loi sur l'aide à mourir, bientôt de retour à l'Assemblée
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Le gouvernement va s'opposer à la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer
-
Cancer du sein: les "nombreuses lacunes" de prise en charge sous la loupe de la Cour des comptes
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Face aux tensions autour du Groenland, France et Danemark appellent au réveil de la puissance européenne
-
Danemark: colère d'anciens combattants après le retrait de drapeaux danois par l'ambassade américaine
-
Hand: Ivry écarte Didier Dinart de son poste d'entraîneur
-
Poutine reçoit le président syrien au moment où Moscou cherche à préserver ses bases militaires
-
Jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une de leurs îles
-
Trump dit que le "temps est compté" pour l'Iran, qui exclut de négocier "sous la menace"
-
Taux d'intérêt de la Fed: un retour au statu quo se profile aux Etats-Unis
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Justice climatique: les Pays-Bas ordonnés de mieux protéger une de leurs îles
-
Mondial-2026: Ligue 1+ a trouvé un accord avec la FIFA pour diffuser tous les matches
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage au dernier otage de Gaza
-
Ligue 2: Horneland va quitter Saint-Etienne, Haise et Montanier pressentis
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
-
Hexane: des députés veulent rendre obligatoire l'information du consommateur
-
Hauts-de-France: une ONG alerte sur une pollution de l'eau au fongicide
-
Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde
-
Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable
-
Feu intense dans un hôtel de luxe à Courchevel, près de 300 personnes évacuées
-
Open d'Australie: Djokovic, miraculé, retrouvera Sinner en demies
-
Israël: funérailles nationales pour le dernier otage à Gaza
-
Richard Linklater et "Nouvelle Vague" en tête des nominations pour les César
-
Dans le monde de Trump, l'Otan appelée à devenir "plus européenne"
-
Contre la "biopiraterie", le Brésil défend son açai d'Amazonie
-
Neil Young répond à Trump en offrant son catalogue au Groenland
-
Polynésie française: lancement d'une vaste campagne d'observation aérienne des grandes espèces marines
-
Russie: un volcan d'Extrême-Orient crache des cendres à plusieurs kilomètres d'altitude
-
Rugby: brutale fin de carrière pour le pilier Uini Atonio, victime d'un accident cardiaque
-
Minneapolis attend la désescalade, l'administration Trump tente l'apaisement
-
En Ouganda, le Quidditch d'Harry Potter fait des émules
-
Climat: jugement dans un procès précurseur opposant une petite île aux Pays-Bas
-
Inde: deux cas de virus Nipah recensés, situation "sous contrôle" selon les autorités
-
La Bourse de Paris plombée par le luxe après les résultats de LVMH
-
Greenpeace dénonce la poursuite d'un commerce nucléaire "insupportable" entre France et Russie
-
La vente des murs du BHV est "finalisée" (Galeries Lafayette)
-
Rugby: fin de carrière pour le pilier international Uini Atonio, victime d'un "accident cardiaque"
-
ASML annonce un bond de son bénéfice 2025 mais 1.700 suppressions de postes
-
Delta Air Lines commande 31 avions long-courrier à Airbus
-
La fin explicite du "devoir conjugal", une mesure "pédagogique fondamentale", selon une avocate
-
L'ONG Care alerte sur dix "crises humanitaires oubliées" en 2025, l'Afrique surreprésentée
-
Agressée à la seringue, l'élue démocrate Ilhan Omar vante la "résilience" du Minnesota
Dans les villages de Grèce, l'été rime avec danses collectives au bout de la nuit
Sur le parvis de l'église du Prophète Elie, une centaine de danseurs forment une ronde joyeuse en se tenant les épaules au son des musiques et chants traditionnels grecs.
Il est minuit sur l'île d'Ikaria et locaux et vacanciers participent à un "panigiri", une tradition, très ancrée en Grèce, de célébration, de partage et de danse qui s'étire le plus souvent jusqu'à l'aurore.
Ces fêtes patronales, qui rythment l'été dans tous les villages du pays méditerranéen, rencontrent un immense succès et attirent les touristes au point que certains s'inquiètent de leurs dérives commerciales.
- Transe -
"C'est comme entrer en transe par la musique, la danse, entouré de gens heureux", ajoute cette Allemande organisatrice de retraites de yoga.
Chacun peut s'intégrer à sa guise dans les danses en prenant la main ou l'épaule de ses voisins. La musique, jouée avec des instruments traditionnels comme le laouto (luth grec), accélère progressivement.
Pour les pas, les novices optent pour une version simplifiée du "ikariotikos", la danse ancestrale de cette île de près de 9.000 habitants connue pour l'exceptionnelle longévité de ses habitants et son mode de vie jugé peu stressant.
"C'est important pour la communauté d'un village de se retrouver tous ensemble", assure l'un des organisateurs de la soirée, Kostas Politis, lors d'une pause dans l'élaboration des repas vendus lors de la fête.
Dans les villages d'Ikaria, les fêtes votives se succèdent tout l'été jusqu'à la mi-septembre.
La même tradition est respectée sur toutes les îles grecques et sur le continent. On y mange du chevreau grillé ou de l'agneau rôti et on y boit de la retsina.
Chaque "panigiri" est rattaché au saint patron du village, comme celle du Prophète Elie le 20 juillet.
Le 15 août pour l'Assomption, une fête importante du calendrier orthodoxe, c'est toute la Grèce qui danse autour des églises.
Les panigiria (le pluriel en grec de panigiri) "rassemblent toute la communauté", explique à l'AFP Panagiota Andrianopoulou, ethnologue du Musée de la culture grecque moderne d'Athènes.
Les plus anciens témoignages écrits de ces fêtes remontent aux premières années de l'indépendance grecque en 1821.
"On a tendance à les associer à l'amusement mais en fait par le passé, elles avaient une fonction économique, sociale et symbolique" dans les villages, poursuit la chercheuse qui a étudié ces phénomènes sociaux tout particulièrement dans le nord de la Grèce.
L'été était propice aux échanges commerciaux. "On y achetait des animaux, des tissus, on échangeait produits laitiers et fruits secs par exemple", souligne encore Mme Andrianopoulou.
"C'est aussi le moment où les valeurs locales se consolident comme l'hospitalité, l'ouverture et l'acceptation de l'autre", insiste-t-elle.
Chacun, habitant ou voyageur de passage, est bienvenu à ces fêtes patronales.
Ikaria, "bastion rouge" en Grèce où le Parti communiste a enregistré plus de 35% des voix aux élections législatives de 2023, a été l'une des premières îles à ouvrir ces fêtes à tout le monde.
- Trois jours de fête -
"On a de grandes tablées (...) on boit, on danse, c'est une ambiance très conviviale et gaie où tout le monde se parle", se réjouit la Française Martine Bultot, ancienne médecin généraliste qui vient depuis 35 ans à Ikaria.
"Avant, ces fêtes duraient trois jours, du vendredi au dimanche", souligne aussi Theodoris Georgiou, un ingénieur retraité originaire du Pirée - le port d'Athènes -, avant de rejoindre la colonne de danseurs.
"Aujourd'hui c'est un peu plus commercial. C'est lié au développement du tourisme", selon lui.
Certains s'émeuvent de ces panigiria si "instagrammables": on y prend des photos et des vidéos qu'on poste sur les réseaux sociaux.
Une jeune Gréco-Belge, qui fait de l'auto-stop après la fête, fulmine. "Je ne reviendrai plus à Ikaria, rien n'est plus respecté dans ces traditions que les touristes s'approprient et détruisent", estime la jeune femme sans donner son nom.
Et de s'en prendre aux journalistes qui participent, selon elle, à cette mode avec leurs reportages qui attireront encore plus de monde. Un autre vacancier, Vagelis Melos, se veut plus philosophe en enchaînant ses pas de danse. "Quand les gens changent, les panigiria changent", sourit-il.
S.Leonhard--VB