-
La Bourse de Paris termine prudemment, nouvelle flambée du coût de la dette
-
Harvey Weinstein de nouveau condamné à 15 ans de prison pour agression sexuelle en 2006
-
Tour Montparnasse: le projet de rénovation tombe à l'eau
-
Avec l'affaire Orélien, l'édition française face à sa première crise liée à l'IA
-
Le chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens dénonce une pression grandissante à l'approche des élections israéliennes
-
BJK Cup: l'Espagne rejoint la République tchèque en demi-finales
-
Nucléaire: l'EPR de Flamanville à l'arrêt samedi pour sa première inspection approfondie
-
Le maire d'Ankara, figure de l'opposition turque, quitte son parti
-
Les Houthis menacent les Etats-Unis de représailles en cas d'intervention en soutien à l'Arabie saoudite
-
A l'ONU, le président iranien se dit victime du "terrorisme" américain
-
أليكس بودي والبروفيسور الدكتور شتيفان هاوبت يتفقان على التعاون من أجل مجموعة فنية أسطورية في رومانيا
-
アレックス・ボディ氏とシュテファン・ハウプト教授、ルーマニアの伝説的な美術コレクションをめぐり提携に合意
-
亞歷克斯·博迪與史蒂芬·豪普特教授就羅馬尼亞傳奇藝術收藏達成合作協議
-
Un juge entend les arguments des deux camps dans le nouveau bras de fer entre Trump et les médias
-
Алекс Боді та проф. д-р Стефан Гаупт домовилися про співпрацю щодо легендарної колекції мистецтва в Румунії
-
Алекс Боди и проф. д-р Стефан Хаупт договорились о сотрудничестве в рамках легендарной коллекции произведений искусства в Румынии
-
Alex Bodi și prof. dr. Stefan Haupt încheie un acord de cooperare pentru o colecție de artă legendară în România
-
Alex Bodi et le professeur Stefan Haupt concluent un accord de coopération pour une collection d'art légendaire en Roumanie
-
Découverte à Paris d'un vestige révélant les origines gauloises de la capitale
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en baisse
-
Ukraine: sept morts dans des frappes russes, des infrastructures de transport visées
-
F1: la prolongation d'Hadjar par Red Bull, "une évidence"
-
Wall Street reprend son souffle et ouvre en légère baisse
-
Non-lieu requis pour Alexis Kohler dans l'affaire de prise illégale d'intérêts autour de MSC
-
Au Maroc, des législatives sur fond de défiance politique et de préoccupations sociales
-
La désinformation par l'IA prolifère à l'approche des élections américaines
-
Protection des mineurs: enquête au Royaume-Uni sur les vérifications d'âge de Pornhub
-
Iran: des vols internationaux annulés après les sanctions américaines
-
Travail dissimulé chez Foodora : l'Urssaf réclame 2,7 millions d'euros, le feuilleton continue
-
Plus de 84.000 chiens et chats à l'abandon refusés par des structures saturées
-
Budget: Lecornu tend la main aux socialistes tentés par la censure
-
Carburants, gaz, fioul... l'exposition des ménages français à la hausse des prix
-
Prix des carburants : les aides du gouvernement aux professionnels et aux particuliers
-
Une nouvelle espèce de chat sauvage découverte en Bolivie, une première en un siècle
-
Prix des carburants: "Je n'ai pas envie d'embêter Total", assure Papin
-
Agriculture: le plan d'aide "probablement supérieur" à 1,3 milliard d'euros, selon Genevard
-
L'accès à la Maison Blanche, "un privilège, pas un droit", selon l'administration Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Voeckler et la nouvelle vague
-
L'Azerbaïdjan gracie un Français emprisonné après la levée de sanctions UE contre un oligarque
-
F1: après son bon début de saison, Hadjar prolongé par Red Bull
-
Le Cambodge montre ses muscles contre les escroqueries en ligne
-
La consommation de bio confirme son rebond, mais loin des objectifs
-
Les assurances à l'assaut des familles monoparentales
-
Après une sécheresse historique, Solidarité Paysans au chevet d'agriculteurs à bout
-
En Inde, le monde des affaires secoué par les querelles de succession
-
Trump menace l'Iran devant l'ONU puis annonce une reprise du dialogue
-
En mer Noire, la terreur des drones pour les marins turcs
-
Doublé inédit pour Nasser Al-Ittiyah: après le Dakar, le titre en tir sportif aux Jeux asiatiques
-
De nouvelles sanctions américaines doivent frapper les compagnies aériennes iraniennes
-
Sur le plateau prisé de Saint-Émilion, un domaine multiséculaire à "contre-courant"
A Angoulême, les "1001 vies" de Superman, au-delà du super-héros patriote
Superman, héros sans saveur ? Incarnation du Bien, l'homme à la cape rouge n'a pas connu les tourments existentiels de Batman mais a vécu "1001 vies" retracées dans une exposition à Angoulême, d'agent du patriotisme américain à adversaire d'un PDG de multinationale.
"Dans une ère ou tout est plus sinistre, c'est plus facile de faire la promotion de Batman qui a une vision plus sombre de la société", admet le commissaire de l'exposition, Yann Graf, mais Superman, né il y a près de 90 ans aux Etats-Unis, est "plus actuel que jamais".
Truffée de planches originales et de trouvailles visuelles, l'exposition organisée dans le cadre du 52e festival de la BD montre bien comment la vie de ce superhéros, créé en 1938 en pleine montée du nazisme en Europe, a épousé l'histoire de son pays natal et entre en résonance avec notre époque.
Ses origines même font écho au climatoscepticisme actuel: Superman est ainsi envoyé sur Terre par ses parents, scientifiques, qui ont, en vain, alerté leurs semblables de l'explosion imminente de leur planète, Krypton, qui finit par survenir.
"Heureusement, ça ne se passe comme ça sur Terre, on écoute toujours les scientifiques", plaisante M. Graf.
Dans ses toutes premières années d'existence dans les comics américains, Superman ne va par ailleurs pas utiliser ses superpouvoirs pour défaire les plans machiavéliques d'un puissant ennemi.
"Son personnage s'attaquait au début aux malaises sociaux, aux grèves dans les mines, et même au problème des chauffards sur les routes", explique le commissaire de l'exposition. A l'époque, les Etats-Unis se remettent lentement de la Grande Dépression de 1929 et de son cortège de mouvements sociaux.
L'entrée en guerre américaine en 1941 change la donne.
Superman devient un instrument de propagande au service de la guerre contre l'Allemagne nazie, lui dont les créateurs Jerry Siegel et Joe Shuster sont originaires de familles juives d'Europe de l'est.
Sa cape rouge et son costume bleu sont alors convoqués pour encourager l'achat de bons du Trésor américains.
- Dilemme éthique -
Cette image patriotique va longtemps lui coller à la peau, tout comme celle d'un super-héros foncièrement bon et tellement invulnérable qu'il est compliqué de façonner des ennemis à sa mesure.
Seule faiblesse apparente : la kryptonite, fragment de la planète de ses parents.
En comparaison, Batman, simple humain privé de superpouvoirs, devra affronter une impressionnante galerie de méchants charismatiques (Le Joker, Le Pingouin...).
"Il n'est pas invincible", assure toutefois à l'AFP Tom Taylor, scénariste de récentes BD Superman. "Il se soucie de son prochain donc vous pouvez l'atteindre en vous en prenant aux autres. Son empathie est sa kryptonite", dit cet auteur australien rencontré à Angoulême.
Ce sont, en réalité, les évolutions de son ennemi juré, Lex Luthor, qui vont donner de l'épaisseur à Superman.
Au départ trafiquant d'armes, ce personnage va devenir PDG d'une multinationale dans les années 80, à l'heure du libéralisme triomphant porté par Ronald Reagan aux Etats-Unis et Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.
"Superman se retrouve à lutter contre un symbole du capitalisme américain", note M. Graf.
L'évolution est encore plus radicale au début des années 2000.
Après l'arrivée contestée de George W. Bush à la Maison Blanche, les scénaristes imaginent un Lex Luthor élu président, vingt ans avant l'accession au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis.
Superman est alors pris dans un dilemme. "Le plus grand représentant de la nation est son ennemi juré, il doit le respecter autant que le combattre", souligne M. Graf.
Journaliste dans le civil, Superman-Clark Kent est également confronté à des interrogations éthiques. "Quand votre pire ennemi devient président, qu'est-ce que vous écrivez en tant que journaliste?", souligne le commissaire.
Quel serait aujourd'hui le positionnement politique de Superman, dont une nouvelle adaptation cinématographique est attendue cette année?
Dans son célèbre "Dark Knight" (1986), l'auteur américain Frank Miller avait dépeint un Batman dépressif face à un Superman défendant sans états d'âme un pouvoir politique fascisant.
Tom Taylor récuse cette vision. "L'homme le plus puissant de la planète ne peut pas soutenir un fasciste", dit-il.
G.Haefliger--VB