-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
-
Bourses mondiales: la facture de l'IA plombe Wall Street
-
Biodiversité: à quelques heures de la fin de la COP17, peu d'optimisme sur un consensus
-
Mobilisation sociale: sécurité "amplifiée" samedi pour de nouvelles manifestations
-
Espagne : l'identification des victimes de la collision ferroviaire face à l'angoisse des familles
-
BP quadruple ses bénéfices grâce aux prix des carburants
-
Rugby: "s'y filer" ou se défiler, quand les staffs mettent la main à la pâte
-
L'hypothèse de leur vie renversée par une IA ? Trois maîtres de l'informatique témoignent auprès de l'AFP
-
Inde: assailli de critiques, le parc animalier géant de Vantara promet de se réinventer
-
Italie: des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sous haute surveillance
-
Manifestations de samedi à Paris : les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits
-
Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
-
"Les conduire à destination en vie" : les chemins de fer ukrainiens sous les drones russes
-
Zhang Shengmin, le Monsieur propre de l'armée chinoise promu au Politburo
-
Les ports français et européens perturbés par une grève des dockers
-
En France, le PIB recule au 3ème trimestre et "l'économie française est à l'arrêt"
Cédric Jubillar dit "n'avoir jamais levé la main" sur son épouse, qu'il aimera "toujours"
Cédric Jubillar, accusé du meurtre de sa femme Delphine, a affirmé vendredi n'avoir "jamais levé la main" sur elle, déclarant, au cours d'un interrogatoire récapitulatif devant les assises du Tarn: "Je l'aime encore et je l'aimerai toujours."
Le peintre-plaquiste de 38 ans répond depuis 14h00 aux questions de la présidente de la cour, Hélène Ratinaud, qui a découpé son interrogatoire en une dizaine de thèmes, et entend le poursuivre "une grosse partie de la journée de lundi".
A la suite de la magistrate, chaque avocat ainsi que les représentants de l'accusation, ont la possibilité de questionner l'accusé qui, depuis le début de l'après-midi, formule des réponses le plus souvent courtes: de nombreux "tout à fait", des "peut-être mais je ne me rappelle pas de cet épisode" ou des "pas du tout".
"Je ne l'ai pas tuée, c'est la certitude", a insisté une nouvelle fois M. Jubillar, comme il l'a dit à plusieurs reprises depuis le début de son procès, le 22 septembre.
Il a reconnu être impulsif, nerveux, mais sans aller jusqu'à des violences physiques. "Je n'ai jamais levé la main sur Delphine", a-t-il dit.
"Je redescends aussi vite que je monte dans les tours", a expliqué l'accusé, vêtu d'un pull gris, admettant uniquement avoir pu se montrer physiquement violent avec son jeune fils, Louis.
- "Bad boy" -
Dans son box, souvent agité de mouvements nerveux et de tics, se grattant le crâne et le cou, il a dit que oui, il traitait Delphine de "salope", mais "c'est un mot que j'emploie souvent, j'ai toujours été un vulgaire personnage", a-t-il ajouté.
Ce "côté bad boy a dû lui plaire au début, mais à la fin, ça l'a saoulée", a estimé M. Jubillar qui, à propos de la volonté de séparation exprimée par son épouse, a déclaré: "Je ne voulais pas divorcer, mais je n'avais pas le choix, c'était la requête de Delphine et, par amour, je l'ai acceptée."
La présidente a relaté les mois qui ont précédé la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, revenant par exemple sur les échanges de messages entre elle et son mari, dans lesquels transparaissaient la tension au sein du couple, mais aussi les tentatives de l'accusé de reconquérir sa compagne.
"Ça va, M. Jubillar? Je vois que vous transpirez", lui lance un moment Hélène Ratinaud. "Oui, ça va", lui répond-il.
Un peu plus tard, un des magistrats assesseurs prend la parole: "Est-ce que c'est votre alliance que vous portez à votre main gauche?". "Pas du tout", répond l'accusé.
- "Pris pour un con" -
Dans la matinée, un psychologue avait longuement déposé pour expliquer que Cédric Jubillar pouvait s'être senti "rabaissé", au moment des faits, par la perspective du départ de son épouse et la potentielle perte de sa maison.
"Il lui est difficile de se sentir rabaissé, ça le fait souffrir", a expliqué cet expert, soulignant qu'il avait pu éprouver cette "sensation de rabaissement" dans les semaines précédant la disparition, une analyse sur laquelle l'avocat général Pierre Aurignac et les avocats des parties civiles se sont attardés, cherchant à établir un lien entre cet état d'esprit et un potentiel passage à l'acte.
"Lui, il s'est senti pris pour un con", a appuyé l'expert, estimant notamment que le "rejet" symbolisé par le potentiel départ de sa femme pour un autre homme pouvait "faire ressortir les douleurs du ressenti d'abandon" de l'accusé, liées à son enfance chaotique, faite de placements en famille d'accueil et de forte instabilité affective.
Le psychologue a fait référence à un adage breton ("Quand on n'a rien, on n'est rien") pour expliquer que M. Jubillar avait pu se trouver au cours de cet hiver 2020 dans une "angoisse d'anéantissement" personnel, ce qui "peut amener au passage à l'acte".
Mais il s'agit d'"hypothèses" et non d'"affirmations", a-t-il nuancé à l'adresse des jurés, un point sur lequel les avocats de M. Jubillar ont pris soin d'insister: "Le pire n'est jamais sûr, n'est-ce pas?", lui a ainsi lancé Me Emmanuelle Franck. "Oui", a concédé l'expert.
Verdict attendu le 17 octobre.
A.Ammann--VB