-
XV de France: Galthié tranche dans le vif et lâche des cadres
-
Très ému au tribunal, le prince Harry accuse les tabloïds d'avoir rendu la vie de Meghan "infernale"
-
Groenland : Trump exclut l'usage de la force mais exige des négociations immédiates
-
Six nations: Staniforth, Matiu, Nene, les nouvelles têtes des Bleus
-
Près de Douai, la voiture électrique 100% française devient réalité
-
Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne
-
Mercosur: hourras et émotion des agriculteurs devant le Parlement européen
-
Wall Street jauge les propos de Trump sur le Groenland
-
La vie privée de Jordan Bardella soudainement scrutée
-
Open d'Australie: Moutet s'offre un duel contre Alcaraz, trois Français battus au 2e tour
-
Turquie: le journaliste français arrêté risque l'expulsion, alerte son avocate
-
Lactalis lance un vaste rappel international de lait infantile
-
A son procès en appel, Marine Le Pen plaide la "bonne foi" du Front national
-
Record de voyageurs dans les TGV en 2025
-
Le prince Harry témoigne contre des tabloïds devant la Haute Cour de Londres
-
Avec Spectrum, l'allemand Isar veut mettre sur orbite la souveraineté spatiale européenne
-
L'Espagne face aux questions après deux accidents ferroviaires majeurs en 48 heures
-
Trump propose un "Conseil de paix" concurrent de l'ONU et totalement à sa main
-
La Bourse de Paris sous pression, le Groenland sous les projecteurs
-
Bourse de Paris: Danone chute après un rappel de lait infantile à Singapour
-
Une série documentaire sur YouTube relate une prise d'otages visant des influenceurs
-
Ligue des champions: le PSG menacé de perdre le fil de sa saison
-
Manifestations en Iran: "plus de retour en arrière" possible, selon la veuve de l'ex-chah
-
Au Pakistan, la résistance citoyenne s'organise pour défendre son "droit à respirer de l'air pur"
-
Les derniers voeux de Brigitte Bardot, "âme fatiguée" confiante dans l'avenir de sa fondation
-
Grok va de nouveau être disponible aux Philippines, une semaine après sa suspension
-
Iran: après la contestation, "plus de retour en arrière" possible, dit la veuve de l'ex-chah à l'AFP
-
Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol
-
A Nanterre, l'infernale promiscuité et l'insalubrité d'une prison française
-
Enorme coup de filet dans le trafic de drogues de synthèse en Europe
-
Shein et le BHV auditionnés par les sénateurs
-
Athlétisme: Marcell Jacobs de retour en Italie avec l'entraîneur de ses titres olympiques
-
Japon: la plus grande centrale nucléaire du monde doit redémarrer mercredi
-
Open d'Australie: Alcaraz et Sabalenka déroulent pour passer au troisième tour
-
Loi martiale en Corée du Sud: l'ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison
-
NBA: San Antonio se saborde à Houston, Wembanyama maladroit
-
Pyongyang produit chaque année de quoi fabriquer jusqu'à 20 armes nucléaires, selon Séoul
-
Visite du ministre de l'Intérieur russe à Cuba en pleines tensions avec Washington
-
Japon: verdict attendu pour l'assassin présumé de l'ex-Premier ministre Shinzo Abe
-
PMA, IA et autres questions sensibles: lancement des Etats généraux de la bioéthique
-
Premier vote sur le Mercosur au Parlement européen, traversé par des lignes de fractures nationales
-
Groenland: Trump attendu à Davos pour un face-à-face avec les Européens
-
Chili: le président élu Kast confie la Défense et les Droits humains à d'ex-avocats de Pinochet
-
Espagne: un mort et quatre blessés graves dans une nouvelle catastrophe ferroviaire
-
Venezuela: Trump veut impliquer Machado, la présidente par intérim accélère les réformes
-
Ligue des champions: "un résultat très très très injuste" pour le PSG, peste Luis Enrique
-
Incendies au Chili : des sinistrés désemparés implorent de l'aide au milieu des décombres
-
F1: Audi présente la première monoplace de son histoire
-
Ligue des champions: Monaco humilié et déclassé par le Real Madrid, continue de s'enforcer
-
Ligue des champions: Mbappé punit Monaco et achète la paix sociale à Madrid
Japon: exécution du "tueur de Twitter", condamné pour neuf meurtres
Un condamné à mort, surnommé le "tueur de Twitter", a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.
Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.
L'homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés.
Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d'une conférence de presse à Tokyo, que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment "vol, viol, meurtre...destruction et abandon de cadavre".
"Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d'autres jetées dans une décharge", a expliqué M. Suzuki.
Selon lui, l'assassin a agi "pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers", par des meurtres qui ont "profondément choqué et inquiété la société".
"Après une réflexion approfondie, j'ai ordonné son exécution", a-t-il conclu.
- Maison des horreurs -
Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres.
Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.
Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.
La police l'avait finalement arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un "bourreau professionnel".
Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.
Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.
Le tribunal n'avait pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a "provoqué une grande anxiété dans la société", et l'avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.
"La dignité des victimes a été piétinée", avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s'en était pris à des personnes "psychologiquement fragiles".
- Environ 100 condamnés à mort -
Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l'international.
L'affaire du "tueur de Twitter", comme la presse nippone l'avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.
Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l'exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.
La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l'épuisement de toutes les voies de recours.
Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l'attente de leur exécution, dans des conditions d'isolement strict.
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.
Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l'étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.
La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.
S.Spengler--VB