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En Irlande, la bataille pour le climat se joue dans les champs
Dans une ferme du sud de l'Irlande, des colliers high-tech contrôlent la santé des vaches, la salle de traite fonctionne à l'énergie solaire et éolienne. Objectif: la neutralité carbone, dans un pays où 40% des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur agricole.
Les émissions de cette ferme battue par les vents ont chuté de 27% depuis le lancement du projet Farm Zero C en 2021, se félicite auprès de l'AFP Padraig Walsh, l'un des responsables de cette initiative unique en Irlande qui fait travailler ensemble des agriculteurs, la coopérative laitière Carbery regroupant plus de 1.100 producteurs, et des chercheurs du laboratoire BiOrbic.
"Nous essayons de créer un système neutre en carbone et économiquement viable", explique-t-il.
Pour concrétiser cette ambition, de nouvelles pratiques ont été mises en place dans cette ferme à Bandon, qui compte 250 vaches laitières.
Des trèfles sont cultivés afin de réduire l'usage d'engrais chimiques : la plante, de la famille des légumineuses, est capable de capter l'azote de l'air et de le transformer en nutriments pour les plantes.
Les vaches ont été équipées de colliers connectés permettant de surveiller leur état de santé. Ces appareils doivent permettre d'améliorer le suivi sanitaire des animaux, et ainsi de réduire les émissions de gaz de ces ruminants, notamment de méthane. La salle de traite, elle, fonctionne à 80% à l'énergie solaire et éolienne.
Enfin, des haies et des broussailles ont été plantée, offrant un refuge aux pollinisateurs et aux oiseaux.
Mais le méthane représente encore environ trois quarts de l'empreinte carbone du site, indique Padraig Walsh.
Alors, le projet Farm Zero C explore plusieurs pistes, dont la génétique des troupeaux et le recours à des additifs alimentaires, pour réduire les émissions des vaches, et collecte des données sur la séquestration du carbone dans les sols.
- Objectifs climatiques -
L'expérimentation Farm Zero C fait figure de modèle alors que l'agriculture compte pour près de 40% des émissions de gaz à effet de serre de l'Irlande, bien au-delà de la moyenne européenne, à 12%.
L'agriculture irlandaise, dominée par l'élevage, la production laitière et comptant un cheptel de 7 millions de têtes de bétail, dégage même davantage de gaz à effet de serre que les secteurs des transports et des l'énergie réunis.
Les bovins rejettent du méthane en ruminant et l'utilisation d'engrais libère du protoxyde d'azote — le troisième gaz à effet de serre le plus puissant après le dioxyde de carbone et le méthane.
Les prairies verdoyantes du pays sont désormais au cœur du débat sur la manière dont Dublin peut tenir ses promesses climatiques: dans le cadre des objectifs de l'UE, l'Irlande doit réduire d'ici 2030 ses émissions de 40% par rapport aux niveaux de 2005.
Toutes les mesures préconisées par Farm Zero C ne seront pas forcément adoptées ailleurs, mais "nous recommandons aux agriculteurs d'essayer une ou deux choses sur leurs exploitations", explique M. Walsh.
"Les agriculteurs se sentent un peu diabolisés, alors qu'ils ont déjà fait beaucoup d'efforts pour réduire leurs émissions à leurs propres frais. Ils ont besoin de plus de soutien", plaide-t-il. "Ici, il n'y a que des exploitations familiales, et elles sont toutes sous pression".
- Changement sociétal -
Mais aux championnats annuels de labour, qui mettent à l'honneur les méthodes agricoles traditionnelles et attirent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, ces expérimentations sont accueillies avec scepticisme.
"Faire de l'agriculture durable doit être viable d'un point de vue économique", souligne Mary Garvey, agricultrice de 47 ans. "Les agriculteurs les plus âgés ont passé la moitié de leur vie à rendre leurs terres plus fertiles pour l'élevage, et aujourd'hui on leur demande de revenir en arrière", déplore-t-elle.
Selon l'auteur et militant écologiste John Gibbons, les puissants lobbies agroalimentaires ainsi que les politiques gouvernementales sont les principaux responsables du bilan climatique du secteur agricole.
Le secteur laitier irlandais, qui s'est fortement développé après la levée des quotas laitiers de l'UE en 2015, a été stimulé par des incitations gouvernementales, ce qui a abouti à une hausse des émissions, dit-il.
"Nous avons besoin d'un modèle agricole plus diversifié, avec moins de bovins, et davantage de cultures maraîchères, de productions biologiques", analyse-t-il pour l'AFP.
Selon lui, même avec les progrès technologiques, les émissions ne baisseront pas de manière significative sans un changement sociétal vers un système alimentaire davantage basé sur les végétaux.
P.Vogel--VB