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Traversées de la Manche: sur la plage, la foule des élus et des déçus
Le soleil se lève à peine lundi mais des dizaines de migrants arpentent la plage de Gravelines (Nord), sous les yeux de policiers presque aussi nombreux. Une partie réussira à monter dans un canot pour l'Angleterre, laissant des déçus, hagards, derrière eux.
Les élus du jour, à cheval sur les boudins du frêle pneumatique, vont risquer leur vie dans leur quête d'une vie nouvelle en Angleterre: au moins 15 personnes ont trouvé la mort depuis le début de l'année dans ces dangereuses traversées, après 78 en 2024, année tristement record.
Ces derniers jours, les traversées ont été très nombreuses, à la faveur d'une météo propice. Pour la seule journée de vendredi, 919 migrants ont réussi à atteindre les côtes anglaises. Samedi, ils étaient encore 134, malgré l'alerte aux orages la nuit précédente.
Il n'est pas encore 5H00, sur la vaste plage dominée par les tours des six réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines.
Un groupe de migrants attend les pieds dans l'eau un canot qui n'arrive pas, puis rentre vers les dunes, scruté par les policiers déployés en plusieurs points de l'immense plage.
Au même moment, un groupe très nombreux, dans lequel presque tous les migrants portent des gilets de sauvetage, dévale les dunes vers la mer, déclenchant un nuage de gaz lacrymogène tirés par des policiers. Ils parviennent à le traverser et se cachent plus loin, dans des dunes proches de la centrale.
Un drone vrombit tandis qu'un avion de Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières, survole la plage.
- Enfants sur les épaules -
Un canot déjà chargé de passagers apparaît, loin sur la mer, et s'approche lentement de la côte: le "bateau-taxi" que le groupe attend, tapi dans la végétation. Les exilés, hommes, femmes et enfants juchés sur les épaules de leurs parents, se ruent à nouveau sur la plage.
Pendant de longues minutes, le chaos règne: chacun essaie de se hisser dans le canot. Des candidats au départ ont de l'eau jusqu'aux épaules, certains perdent pied, beaucoup crient.
Le système des "taxi-boats", qui arrivent par la mer pour récupérer les migrants, a été développé par les passeurs ces dernières années pour esquiver les forces de sécurité à terre, donnant lieu à des départs particulièrement périlleux, et régulièrement meurtriers.
Un pneumatique à moteur dépêché par un navire de la marine nationale qui croise un peu plus loin s'approche de l'embarcation clandestine et tourne autour d'elle, prêt à intervenir.
Des policiers se rapprochent, jusqu'à la lisière de l'eau.
Actuellement, conformément au droit de la mer, une fois les bateaux à l'eau, les autorités françaises n'interviennent que pour du sauvetage.
Le gouvernement souhaite faire évoluer sa doctrine afin d'intervenir jusqu'à 300 mètres des côtes, pour intercepter les "bateaux-taxi" a indiqué début juin le cabinet du ministre de l'Intérieur.
La majorité du groupe finit par se hisser à bord. Mais des migrants d'un autre groupe, plus petit, tentent de profiter de la cohue pour s'ajouter à la traversée.
Des policiers empêchent deux femmes tenant deux jeunes enfants par la main de rentrer dans la mer, tandis que d'autres migrants s'y risquent.
Après de longues minutes d'espoir et d'incertitude, à lutter dans l'eau pour atteindre l'embarcation, le reste du petit groupe, qui comprend entre autres des Erythréens, renonce à son tour. Ils repartent vers les dunes, la tête basse, longeant les policiers, dressés tous les 20 mètres sur la plage en une étrange haie d'honneur.
De très nombreux candidats à l'exil séjournent actuellement sur le littoral français.
Selon l'association Salam, ils sont entre 1.500 et 2.000 exilés actuellement sur les campements de Loon-Plage, proches de la plage de Gravelines, sans compter ceux qui vivent autour de Calais.
Signe des tensions fortes dans les campements, deux personnes, dont un Soudanais de 24 ans, ont été tuées par balles au cours du week-end et d'autres blessées, dont un bébé.
A Lille, dix hommes, majoritairement afghans, sont jugés depuis lundi matin pour leur rôle présumé de passeurs dans le naufrage d'une embarcation clandestine qui avait fait quatre morts et quatre disparus dans la Manche en décembre 2022.
L.Maurer--VB