
-
Trail: Tom Evans s'impose au terme d'un UTMB dantesque
-
Un ancien président du Parlement tué par balle dans l'ouest de l'Ukraine
-
Mondiaux de badminton: la paire Gicquel/Delrue échoue aux portes de la finale
-
Indonésie: trois morts dans un incendie à Makassar, les manifestations s'étendent
-
La Croix-Rouge met en garde contre l'évacuation de Gaza-ville, Israël durcit le siège
-
Trail: Tom Evans en passe de gagner un UTMB dantesque
-
Indonésie: trois morts dans un incendie à Makassar à la suite de manifestations
-
Ukraine: un mort et une vingtaine de blessés après une nuit de frappes russes
-
La chasse à la tourterelle des bois de nouveau autorisée en France
-
Aviron: les frères MacLean arrivés à bon port après leur traversée épique du Pacifique
-
Petit pays aux grandes réserves de pétrole le Guyana veut échapper à la malédiction de l'or noir
-
UTMB: le Britannique Tom Evans file vers la victoire
-
La piscine à balles, "gros succès chez les bulldogs": à Paris, l'émergence de garderies pour chiens
-
Dans nos assiettes, des messages anxiogènes et beaucoup d'idées reçues
-
US Open: Alcaraz, Sabalenka et Djokovic en huitième, Shelton abandonne, blessé
-
UTMB: Evans en tête au petit matin, abandon nocturne de D'Haene
-
Mondial féminin de rugby: "J'espère qu'on va élever notre curseur", affirme le pilier des Bleues Assia Khalfaoui
-
F1: Max Verstappen, le favori devenu outsider
-
Euro de basket: France-Slovénie, retrouvailles pour le sommet
-
La boxe japonaise dans les cordes après de récents décès
-
Au Maroc, des panneaux solaires flottants pour lutter contre la sécheresse
-
Trump essuie un revers judiciaire majeur sur ses droits de douane
-
Le PS, volontaire pour gouverner, présente son budget alternatif
-
Nucléaire iranien: les Européens laissent un mois à l'Iran pour négocier.
-
Ligue 1: Lens fait plier Brest (3-1), longtemps réduit à dix
-
Les Etats-Unis refusent l'octroi de visas à des responsables palestiniens avant l'AG de l'ONU
-
US Open: Mannarino qualifié pour les 8es après l'abandon de Ben Shelton
-
En Bourgogne, une forêt pour protéger la vigne du réchauffement
-
Wall Street termine en baisse, marque une pause avant un week-end prolongé
-
Sur internet, la vogue des fausses vidéos générées par l'IA alimente le sexisme
-
Trump taille à nouveau dans l'aide internationale
-
Ukraine : Macron et Merz dénoncent la mauvaise volonté de Poutine et veulent des sanctions supplémentaires
-
Argentine: perquisitions dans le cadre de l'enquête pour corruption impliquant la sœur du président Milei
-
US Open: le trentenaire Rinderknech va découvrir les huitièmes de finale d'un Grand Chelem
-
L'humoriste Canteloup revient à la radio, le matin sur RMC
-
La grève se poursuit à Radio France, pendant des négociations
-
Trail: le 22e UTMB démarre sous la pluie à Chamonix
-
Le gouvernement britannique peut continuer à héberger des demandeurs d'asile dans un hôtel
-
Les menaces de Trump sur le numérique "relèveraient de la coercition" et appelleraient une "réponse des Européens", avertit Macron
-
Le PS "volontaire" pour remplacer Bayrou à Matignon
-
Indépendance de la Fed: le sort de Lisa Cook en suspens en attendant une décision de justice
-
D'abord la pollution et maintenant les inondations, pas de répit pour les Pakistanais
-
Tour d'Espagne: Ayuso se reprend en remportant la 7e étape
-
F1: Norris encore devant lors des essais libres 2, Alonso dans le coup
-
En Chine, un blockbuster touche la corde sensible des sentiments envers le Japon
-
Le patron de l'Ina Laurent Vallet, suspendu après avoir acheté de la cocaïne, démissionne
-
Espoirs et ressentiments: comment la vague migratoire a changé l'Allemagne
-
Trump coupe encore dans l'aide internationale et accroît les risques de paralysie budgétaire
-
Ruée en Chine sur de nouvelles Labubu, ces poupées virales
-
La Bourse de Paris conclut une semaine de pertes, marquée par le retour du risque politique

Japon: des "anges gardiens" pour contenir la criminalité
Teruko Nakazawa, 83 ans, se rappelle être intervenue dans une bagarre au couteau entre un ex-délinquant et sa mère: volontaire pour l'armée japonaise, elle œuvrait comme agent de probation, rôle clé dans un pays au taux de criminalité notoirement faible.
L'octogénaire, qui se qualifie en plaisantant de "punk" tout en tirant sur sa cigarette, a passé des décennies à aider des condamnés en libération conditionnelle à se réinsérer.
Mme Nakazawa, qui a mis fin à son bénévolat en 2018, les accueillait deux fois par mois à son domicile pour discuter de la vie autour d'un thé.
Et ce sans jamais avoir perçu un seul yen pour ses interventions, accomplies dans le cadre d'un programme public méconnu, mais dont certains estiment qu'il contribue à la faible criminalité enregistrée dans l'archipel.
"Je n'ai jamais voulu être récompensée, déclare-t-elle. Je l'ai fait parce que je le voulais".
Ces près de 47.000 bénévoles appelés "hogoshi" sont bien plus nombreux que les 1.000 agents de probation salariés au Japon.
A l'écoute des anciens délinquants, ils se rendent disponibles en cas d'urgence et pour des réunions, programmées deux fois par mois chez eux ou dans des lieux publics.
"Elle était comme une grand-mère. Je n'osais rien faire de mal sous sa surveillance: j'avais peur de me sentir coupable de l'avoir trahie", témoigne l'un de ses anciens protégés, qui préfère taire son nom en raison de son passé criminel.
Mme Nakazawa "m'a beaucoup aidé", notamment à présenter des excuses aux victimes, insiste l'homme de 34 ans.
- "Altruisme" -
Les "hogoshi" ont toujours vu leur mission comme un "symbole d'altruisme" prenant racine dans "l'amour de l'humanité", selon un rapport d'experts juridiques publié en octobre.
Le Japon "serait un tout autre pays sans les +hogoshi+", explique à l'AFP Carol Lawson, professeure de justice pénale à l'université de Tokyo, évoquant "l'extraordinaire absence de criminalité d'après-guerre."
Ce système altruiste inspiré d'un philanthrope au 19e siècle a été introduit au Japon en tant que programme gouvernemental après la Seconde Guerre mondiale.
Il arrive aussi que les "hogoshi" invitent des condamnés en liberté conditionnelle chez eux pour développer une relation de confiance, explique-t-elle.
Des pays comme les Philippines, la Thaïlande et le Kenya se sont inspirés de l'expertise nippone pour établir des programmes similaires.
Mais "il est difficile d'imaginer que le système +hogoshi+ puisse gagner du terrain" dans les juridictions anglo-américaines à l'état d'esprit plus "répressif", selon Mme Lawson.
- "Rien de mal à exister" -
Un point crucial pour ce programme reste toutefois le recrutement de nouveaux hogoshi puisque 80% sont âgés de 60 ans ou plus et la crainte de condamnés pour vols, délits sexuels ou meurtre peut dissuader.
Le danger de l'activité a d'ailleurs été mis en lumière en mai dernier, lorsqu'un "hogoshi" est mort poignardé par un homme qu'il supervisait.
Les "hogoshi" recrutent souvent d'autres bénévoles sur des critères de réputation, de revenus stables et de disponibilité.
Mieko Kami, professeure de composition florale à Tokyo, 74 ans, n'avait aucune expérience avec les condamnés lorsqu'elle a été sollicitée: "je me disais qu'il n'y avait aucune chance que je puisse faire cela", se souvient-elle.
Mais après trois ans, elle a changé d'avis et s'est mise à prendre le thé avec un yakuza (membre de la pègre nippone), ou s'est un jour précipitée en pleine nuit pour aider un jeune homme après une tentative de suicide dans un appartement sordide.
"En découvrant leur éducation, je me dis parfois qu'il est inévitable qu'ils soient devenus comme cela", confie Mieko Kami.
"J'ai l'impression qu'ils cherchent juste à être rassurés sur leur +droit à exister+", ajoute-t-elle, reconnaissant être "parfois maternelle". "Je les félicite, je les encourage... J'en viens à les aimer beaucoup".
- "Oreille attentive" -
Actuellement en liberté conditionnelle à Osaka, celui qui se fait appeler "Ueko" raconte avoir usé de substances illicites pour "se libérer de sa vie douloureuse" en tant qu'homosexuel.
Au début, il doutait que son hogoshi "puisse comprendre les sentiments d'un ex-prisonnier", confie cet homme âgé de 47 ans, depuis le centre de réadaptation pour toxicomanes DARC.
Or, cette personne "sait être une oreille attentive", assure Ueko.
Certes, il n'est pas rare que les libérés conditionnels ratent leur rendez-vous bimensuel avec le "hogoshi" ou échouent à tisser un lien durable.
Mais à l'inverse, des ex-condamnés de Teruko Nakazawa lui rendent parfois visite dans son café pour prendre de ses nouvelles.
"J'ai passé ma vie à me soucier des autres. Maintenant que je suis vieille et que je m'affaiblis, ils s'occupent de moi", ajoute-t-elle. "Ils sont devenus mes hogoshi."
S.Gantenbein--VB