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Dans nos assiettes, des messages anxiogènes et beaucoup d'idées reçues
Cadmium dans le chocolat, aspartame dans les sodas ou métaux lourds dans les poissons: les messages anxiogènes sur l'alimentation se multiplient, au risque de pousser les consommateurs à faire de mauvais choix pour leur santé.
Faut-il délaisser le chocolat pour éviter le cadmium, métal lourd aux effets nocifs pour la santé ? Un soda classique est-il meilleur que sa version "0%" à l'aspartame, un édulcorant sucrant controversé ?
"Il est difficile d'accéder à de bonnes informations car il y a beaucoup de cacophonie", déplore François Mariotti, professeur de nutrition à AgroParisTech.
D'autant que sur les réseaux sociaux et dans les médias, les discours alarmistes sont ceux qui ont "le plus de résonance" et les études scientifiques sont relayées "sans contextualisation", constate-t-il.
Les risques potentiels liés à la consommation de produits contenant du cadmium ou de l'aspartame existent, dit à l'AFP la diététicienne Violette Babocsay. Mais ils sont "vraiment secondaires" par rapport aux risques liés au sucre contenu dans une tablette de chocolat ou un soda non édulcoré, souligne-t-elle.
Car si un enfant qui déguste deux biscuits fourrés Bjorg, un bol de Chocapic et une tasse de chocolat chaud Poulain ingurgite près de la moitié de la dose journalière admissible de cadmium - comme a récemment mis en garde l'UFC-Que choisir - un tel goûter "dépasse surtout les recommandations de sucre", insiste Mme Babocsay.
Cet excès peut entraîner surpoids, obésité et maladies qui y sont associées, et c'est "autrement plus dommageable", affirme la diététicienne.
- "Science marketing" -
Même constant avec l'aspartame : mieux vaut un soda 0%, plutôt que sa version classique.
"Le sucre est un tel problème sanitaire que les édulcorants sont présentés comme une solution, même si c'est loin d'être la meilleure" qui serait de boire de l'eau, détaille le Pr. Irène Margaritis, adjointe au directeur de l'évaluation des risques à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses).
L'experte rappelle aussi qu'en nutrition, "il n'y a pas de bons ou de mauvais aliments", mais c'est la dose "le noeud du problème".
L'Anses, qui élabore des repères alimentaires sur lesquels se fondent les recommandations de santé publique du Programme national nutrition santé (PNSS), préconise ainsi de manger une fois par semaine du saumon, car il est riche en acides gras oméga 3, bien qu'il contienne des métaux lourds.
Mais les consommateurs sont souvent perdus face aux recommandations des autorités sanitaires dont le message peut être brouillé par nombre d'études aux résultats parfois contradictoires.
Car "beaucoup de travaux scientifiques sont financés par l'industrie", souligne Melissa Mialon, ingénieure agroalimentaire et chercheuse à l'Inserm. "Chaque jour, des dizaines d'articles paraissent sur tel ou tel nutriment : un jour le café est bénéfique, un autre c'est le chocolat… C'est de la +science marketing+", détaille-t-elle.
Sur la viande rouge, classée comme probablement cancérogène, l'Anses conseille de limiter sa consommation à 500 grammes/semaine.
Problème: les évaluations des risques sont moins nombreuses que celles portant sur les bénéfices des produits, développe le Pr. Margaritis. "L'industrie guide les expérimentations scientifiques qui permettent d'évaluer les preuves d'un effet positif ou négatif. Et quand l'industriel pose une hypothèse, c'est le plus souvent celle du bénéfice", décrit-elle.
- Eviter les produits transformés -
Pour le Pr. Mariotti, il faut s'en tenir "aux bases d'une alimentation saine, qui sont bien connues", or "les gens se perdent dans le détail en réduisant un aliment ou un groupe d'aliments à une chose qu'elle contient".
Il faut donc limiter les apports en sucre, en gras, en sel, les aliments ultra-transformés, et surtout manger des fruits et légumes, qu'ils soient frais, "surgelés, en conserve, ou pas bio: ce n'est pas une erreur", rassure Bruno Raynard, chef du service nutrition à l'hôpital Gustave- Roussy, spécialisé dans les cancers.
"Quand on donne cette information, on voit le visage des gens s'illuminer", rapporte-t-il.
Pour orienter les consommateurs, le Nutri-Score, mis en place en 2016, classe les produits transformés sur une échelle allant de A à E.
S'il a conduit certains fabricants à améliorer leurs recettes, il n'est toujours pas "obligatoire" et "de grands industriels" dont les produits "sont des bombes à sucre", "continuent à s'y opposer", dénonce le Pr Serge Hercberg, l'un des pères du concept, auprès de l'AFP.
L.Wyss--VB