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Martinique: Rodrigue Petitot, porte-voix controversé du combat contre la vie chère
Figure controversée du mouvement contre la vie chère en Martinique, Rodrigue Petitot, alias "le R", en détention provisoire depuis début décembre et contre qui 15 mois de prison ferme ont été requis mercredi soir, suscite toujours le soutien fervent de ses partisans.
"On veut incarcérer le symbole de la vie chère", a lancé le quadragénaire à la barre mardi, au premier jour de son procès pour "menaces et actes d'intimidation" à l'encontre du préfet de cette île française des Caraïbes.
Au moins 30 mois de prison, dont 15 avec sursis, ont été requis contre lui. La décision du tribunal correctionnel de Fort-de-France a été mise en délibéré à vendredi 08H00 (13H00 à Paris).
A l'extérieur du tribunal, des manifestants s'étaient massés mercredi, comme la veille, devant les grilles du tribunal, en soutien au leader du Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens (RPPRAC).
Voix qui porte, tatouage dans le cou, Rodrigue Petitot s'est fait connaître pour ses "punchlines", lancées sur les réseaux sociaux et lors de blocages de supermarchés pour dénoncer les prix de l'alimentaire, en moyenne 40% plus chers que dans l'Hexagone.
Avec son mantra "On est chez nous ici", le Martiniquais, qui a passé sa vie entre cette île caribéenne et l'Hexagone, séduit les militants du RPPRAC, collectif à la pointe de la mobilisation lancée début septembre 2024, qui a dégénéré en violences, essentiellement nocturnes. "Quand on comprend qu'on est chez soi, on arrête de se comporter comme un locataire", aime-t-il à dire.
La mobilisation avait globalement cessé après la signature le 16 octobre d'un protocole visant à lutter contre la vie chère, qui a ensuite "suspendu" en raison de la censure du gouvernement Barnier le 4 décembre.
- "Un Rocancourt" -
Le passé sulfureux du "R", qui a eu affaire à la justice à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants, laisse plusieurs sources interrogées par l'AFP sceptiques sur la sincérité de son combat.
"Ma dernière peine, j'ai été condamné à 10 ans. Je suis resté incarcéré pratiquement cinq ans", libéré après aménagement de celle-ci, se défendait Rodrigue Petitot, officiellement domicilié à Colmar, en Alsace.
"Est-ce qu'aujourd'hui, lorsqu'on a purgé sa peine, on n'a plus le droit d'œuvrer pour le peuple ?", s'interrogeait-il auprès de l'AFP en septembre, en marge d'une action de blocage.
"Tout le monde se fait rouler dans la farine, parce qu'il parle très très bien. C'est un hypnotiseur. C'est un Rocancourt", confiait à l'AFP une source sécuritaire, le qualifiant de "vrai gangster" à la tête d'une bande du quartier populaire de Sainte-Thérèse, épicentre des violences qui ont secoué cette île d'environ 350.000 habitants en marge du mouvement.
Mais le passage par la case prison de celui qui est revenu en Martinique il y a environ un an et demi n'a, semble-t-il, pas effrayé tout le monde sur l'île.
"Chacun a droit à une seconde chance", disait en septembre Cynthia, 42 ans, une de ses soutiens.
"Quelque part, (...) heureusement qu'il a fait de la prison. Parce que maintenant, ça peut être un vrai leader", qui "n'a pas peur d'aller en garde à vue", soulignait pour sa part Florence Saint-Pierre, dont la nièce est l'une des deux bras droits du "R". Et de filer la métaphore avec Nelson Mandela qui a passé 27 ans derrière les barreaux dans l'Afrique du Sud de l'apartheid avant de diriger le pays.
- "Parler populaire" -
M. Petitot est cependant loin de rassembler de grandes foules autour de lui.
Début décembre, il a été arrêté pour son irruption au domicile du préfet. Lui conteste toute "violation de domicile". Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on assiste à une vive altercation verbale entre les deux hommes.
Dans un dossier différent, M. Petitot avait été reconnu coupable début décembre d'intimidation à l'encontre de maires de Martinique et condamné à dix mois de prison ferme aménageable.
"Il a un parler populaire", analyse le sociologue Pierre Odin, évoquant un "charisme de situation". Ce professeur à l'Université des Antilles, en Guadeloupe, voit une similitude avec des figures des "gilets jaunes" comme Jérôme Rodrigues.
"Ce qui me frappe, c'est qu'il prétend s'exprimer au nom du peuple. Du jour au lendemain, il devient l'incarnation du peuple", décrypte le professeur de sciences politiques Justin Daniel.
Sur ses soutiens, cela fonctionne: "+Le R+, c'est le peuple, il représente la souffrance, la misère de chacun", confiait lors d'un rassemblement à Fort-de-France Joe, un militant parlant à l'AFP sous couvert d'anonymat.
abo-vid-mca-jmh/cal/bfa/pta
T.Suter--VB