-
Israël bombarde Téhéran et le Liban, vague d'attaques en Irak
-
Désolation après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Municipales: les dés bientôt jetés en vue du second tour, le PS ciblé pour ses alliances avec LFI
-
Trump insiste auprès d'alliés réticents pour aider les Etats-Unis à sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Nombreux morts et blessés après des frappes pakistanaises sur Kaboul
-
Un juge suspend la refonte de la politique vaccinale américaine par l'administration Trump
-
Trump déplore le manque d'enthousiasme de ses alliés à venir sécuriser le détroit d'Ormuz
-
Liban: plus d'un million de déplacés, Israël annonce des "opérations terrestres limitées" contre le Hezbollah
-
Liban: le président israélien appelle l'Europe à soutenir "tout effort visant à éradiquer le Hezbollah"
-
Pris à son tour par la fièvre OpenClaw, Nvidia lance sa plateforme d'agents IA
-
Michaël Arnoult, le sacre d'un chef discret au service du terroir
-
Cuba annonce que sa diaspora pourra investir sur l'île
-
Wall Street reprend des couleurs avec le recul du pétrole
-
Ligue des champions: le Real Madrid est-il vraiment meilleur sans ses stars ?
-
Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
-
Les dugongs, tortues et poissons du Golfe menacés par la guerre
-
Le Michelin décerne 62 nouvelles étoiles et célèbre le "terroir"
-
La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
-
Cuba annonce que ses émigrés, notamment résidant aux Etats-Unis, vont pouvoir investir
-
Un risque de stagflation "assez élevé" aux États-Unis, assure l'économiste Joseph Stiglitz
-
Ligue des champions: Kvaratskhelia, accro aux grands matches
-
La Réunion: La lave du Piton de la Fournaise atteint l'océan, les curieux affluent
-
Ligue des champions: Chelsea, une défense si fragile
-
Les Bourses européennes terminent en hausse, profitant du repli du pétrole
-
Aux Oscars, la victoire surprise de "Mr Nobody contre Poutine"
-
"Souffler un peu": dans le désert du sud d'Israël, échapper au stress de la guerre
-
Toutes les bases de l'ADN détectées sur un nouvel astéroïde
-
Berlin et Londres écartent toute mission de l'Otan pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Premier tour des municipales: le RN s'installe dans le paysage, percée de LFI
-
Climat: la France veut une Europe plus ferme face à l'inaction des émergents
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar est à Kiev
-
Wall Street ouvre en hausse, aidée par la détente du pétrole
-
Moyen-Orient: légère accalmie sur les marchés mondiaux avec le repli du brut
-
Devant une base britannique, fascination et inquiétude face aux bombardiers américains
-
Climat: la France menace de bloquer des fonds européens pour l'Inde
-
Skis et canons: la Chine plante ses bâtons sur le juteux marché des sports d'hiver
-
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
-
Philippines: face à l'interdiction, l'avortement s'organise en ligne
-
Pétrole: les routes alternatives au détroit d'Ormuz insuffisantes pour répondre à la demande
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biocarburant
-
"De l'adrénaline": en Ukraine, des vétérans amputés trouvent appui dans l'escalade
-
Ukraine: trois morts dans des frappes russes, explosions à Kiev ciblée en pleine journée
-
L'acteur américain Sean Penn, lauréat d'un Oscar dimanche, est à Kiev, selon un haut responsable ukrainien à l'AFP
-
Ils ont fui "l'enfer" en Iran et regardent la guerre depuis l'exil
-
Azerbaïdjan: le Français Martin Ryan condamné à dix ans de prison pour "espionnage"
-
Indonésie: des entreprises soupçonnées de fraude ont fourni des producteurs européens de biofioul
-
Reprise graduelle des vols à l'aéroport de Dubaï après une attaque de drone, un mort à Abou Dhabi
-
De fausses images sur la guerre Etats-Unis-Iran continuent de proliférer sur X malgré les avertissements
-
La Bourse de Paris reste prudente face au risque géopolitique
-
Municipales: après la percée de LFI, les alliances à gauche commencent à se nouer
Dans le Sud-Ouest, les producteurs de fraises "dépassés" par les fortes chaleurs
"C'est des bonbons qu'on jette par terre": par plus de 30 degrés, Laurent Dirat, producteur de fraises en Tarn-et-Garonne, contemple, dépité, les fruits répandus au sol, rendus invendables par les fortes chaleurs des dernières semaines.
"On n'arrive pas à suivre, on est dépassé! Ca fait 12 ans que je fais des fraises, je n'ai jamais vu ça", assure Laurent Dirat face à ses 100.000 fraisiers répartis sur cinq hectares.
La quarantaine de cueilleurs de toutes les nationalités, sur le pied de guerre depuis 07H00, s'active entre les rangs de fraisiers. Il faut trier les fraises pour ne conserver que celles qui n'ont pas encore trop mûri.
"Un épisode caniculaire, c'est le pire, il vaut peut-être mieux qu'il pleuve", se désole Jean-Pascal Mourgues, responsable de la coopérative Mourgues Fruits qui expédie les fraises récoltées dans les champs de Laurent Dirat, à Gramont.
- "Crise conjoncturelle" -
Habituellement, les cueilleurs passent une fois par semaine dans chaque rang. Pour suivre la cadence de maturation, ils devraient y passer tous les deux jours.
"C'est impossible, donc ça nous contraint à abandonner une partie de la parcelle", explique le Tarn-et-Garonnais qui assure avoir dû jeter "les deux tiers de la récolte sur les quatre derniers jours".
Xavier Mas, président de l'Association d’organisations de producteurs nationale de fraises, n'hésite pas à parler de "crise conjoncturelle" après près de deux semaines de fortes chaleurs dont les répercussions sur les prix fragilisent la filière.
"Les prix sont 20% plus bas que sur la moyenne des cinq dernières années à la même époque", souligne-t-il.
Le constat est confirmé par Philippe Navarro, posté derrière son stand de fruits et légumes dans le centre de Toulouse, comme tous les jours depuis 35 ans.
"Plus il fait chaud, plus les prix sont élevés car il faut écouler les volumes rapidement", explique ce primeur.
Une offre qui explose et des critères rigides, pour pouvoir en vendre le maximum, qui forcent les producteurs à écarter une bonne partie de la récolte.
"On a eu des retours de clients faisant état de gros problèmes de qualité", explique Jean-Pascal Mourgues dont la société travaille avec une douzaine de producteurs répartis en Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et Dordogne.
Les températures "réduisent la taille du fruit, dégradent sa tenue et ont un impact sur la qualité", décrit Xavier Mas.
Pour lutter et ralentir la maturation, les cultivateurs arrosent plus qu'à l'accoutumée. "On met de l'eau, sinon les pieds claquent", image M. Mourgues, dont la coopérative est basée à Moissac depuis 1948.
- L'exigence des supermarchés -
Les rangs, rendus boueux par l'indispensable irrigation, sont arpentés par une main d'oeuvre plus que précieuse en de telles circonstances.
"On prévoit des salariés en fonction de la production théorique mais pas pour une canicule en plein mois de mai", se plaint Xavier Mas.
A Gramont, tout près du Gers, une vingtaine d'Andalous côtoient des Malgaches, des Maliens, des Tunisiens ou encore des Marocains sur la propriété de M. Dirat.
Sous un soleil de plomb, ces salariés, dont certains sont arrivés de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), à 150 km de là, le matin même, ne ramassent que les fraises correspondant aux canons de la grande distribution.
"L'exigence est d'avoir un produit très solide pour les supermarchés, il leur faut un degré de maturité très faible, au risque d'avoir une fraise insipide, mais les supermarchés n'auront pas de perte", développe Laurent Dirat.
"Et pour ça, regrette-t-il, la condition, c'est de jeter des fraises comme on le fait".
O.Krause--BTB