-
Sécurité de leur fille: le mari d'Adriana Karembeu porte plainte contre l'ex-mannequin et Marc Lavoine
-
Les prix alimentaires reculent, mais El Niño menace
-
Tour de France: Pogacar, Vingegaard, Seixas, chaud devant!
-
Juin 2026 a été le plus chaud mois de juin jamais enregistré en France
-
Nuñez "inquiet" de la précocité des feux, celui de l'Aude enfin fixé
-
Mondial: de 1998 à 2026, France-Paraguay, une affaire en or ?
-
Allemagne: coup d'envoi d'une mobilisation sociale dans l'automobile
-
Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports
-
Tensions commerciales : le dialogue avec la Chine "doit porter ses fruits", prévient l'UE
-
La climatisation contre une bonne isolation, ce que disent les normes de construction
-
Campings incendiés et vacanciers sinistrés: "On a un short et des claquettes"
-
L'Afrique du Sud fustige l'ancien président Zuma pour sa rencontre avec Gupta, accusé de corruption
-
Retrait provisoire de Jimmy Mohamed de France Télé
-
GPA: la Cour de cassation décrète qu'une filiation établie par un tribunal étranger doit être reconnue
-
Inflation: le reflux des prix de l'énergie "facilite la tâche" de la BCE, selon le gouverneur
-
Madonna, retour en grâce et en club avec "Confessions II"
-
Canicule de juin: 35°C dépassés pour plus des deux tiers des habitants en Europe, selon une analyse AFP
-
Soudan : "alerte rouge" de l'ONU face à la "catastrophe" d'El-Obeid
-
Tour de France: le grand retour du chrono par équipes, une "fusée à étages"
-
En Inde, haro sur deux applications accusées de paralyser les tricycles électriques
-
Mondial-2026: le Cap-Vert face à la montagne argentine, la chaleur s'abat sur les stades
-
La centrale nucléaire de Golfech reconnectée au réseau après un arrêt pendant la canicule
-
Fibre Excellence: Matthieu Pigasse a déposé une offre de reprise
-
Le roi du Cambodge rentre de Chine après un traitement contre le cancer
-
Pendragon, "le coup d'après" des robots terrestres de combat
-
La RoboCup ou le charme discret du football robotique
-
Effervescence autour du mariage à New York de Taylor Swift et Travis Kelce
-
Au Brésil, la famille Bolsonaro se déchire avant la présidentielle
-
Canicule: le ministre du Travail souhaite des mesures pour protéger les livreurs
-
La dette française, plutôt pour financer les missiles que le social, dit le patron de Bpifrance
-
La Bourse de Paris en retrait malgré les anticipations d'une Fed moins restrictive
-
Au Venezuela, huit jours après le double séisme, les derniers signes de vie
-
PFAS dans l'eau du robinet: depuis un an, collectivités et habitants s'adaptent
-
Tentative d'assassinat à Monaco: une femme ukrainienne recherchée (Interpol)
-
Les Afghans expulsés du Pakistan, sans-papiers dans leur pays d'origine
-
Au Parlement, l'IA fera-t-elle bientôt la loi?
-
La canicule de juin a causé au moins 2.000 décès, en majorité des personnes âgées, selon un premier bilan
-
PFAS dans l'eau du robinet: les habitants veulent des dépistages sanguins, comme en Belgique
-
Course à l'IA: les objectifs climatiques de Google et Amazon s'éloignent encore
-
Gaz à effet de serre: comment sont déclarées (et vérifiées) les émissions des industriels européens
-
La Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
-
L'avortement au Kenya, un tabou qui tue des milliers de femmes
-
La Cour suprême étend encore les pouvoirs présidentiels mais frustre Trump de ses objectifs fétiches
-
Au Tadjikistan, des prénoms sous contrôle de l'Etat
-
Climat: face aux submersions, l'île d'Oléron ravive ses marais salants
-
Le réseau électrique français se rafraichit en vue des futures canicules
-
"Le prince de Dubaï", nouveau visage de l'escroquerie sentimentale
-
La moitié est des Etats-Unis sous une chaleur "atroce"
-
Canicule au travail: la CGT veut un changement d'urgence de la loi, le gouvernement des accords par métier
-
Les incendies dans le Sud marquent le pas, Nuñez attendu dans l'Aude
Dopage: Ysaora Thibus, une audience pour garder l'espoir
Un rendez-vous capital pour ses JO de Paris: l'escrimeuse française Ysaora Thibus, suspendue provisoirement en raison d'un contrôle antidopage positif à l'ostarine, se défend lundi en visioconférence devant le tribunal disciplinaire de la Fédération internationale d'escrime (FIE), qui rendra sa décision plus tard.
Pour échapper à une suspension la privant des Jeux olympiques, la fleurettiste, immense chance de médaille, espère démontrer une transmission via son compagnon Race Imboden grâce à des expertises toxicologiques.
L'ostarine, l'agent anabolisant détecté le 14 janvier lors de l'étape de Coupe du monde à Paris, aurait fait son entrée dans l'organisme d'Ysaora Thibus à la suite d'une "contamination par fluide corporel", selon l'équipe de la vice-championne olympique par équipes (2021) et championne du monde en individuel (2022).
Cette défense avait déjà permis de blanchir en 2009 Richard Gasquet, contrôlé positif à la cocaïne, mais aussi, plus récemment, la vice-championne olympique de canoë en ligne canadienne Laurence Vincent-Lapointe et la joueuse américaine de softball Madilyn Nickles en 2020. Les échantillons de ces dernières avaient fait apparaître du ligandrol, un agent anabolisant de la famille des SARM --comme l'ostarine.
Pour essayer de prouver la contamination, Ysaora Thibus s'est notamment entourée du professeur Jean-Claude Alvarez, directeur du laboratoire de toxicologie du CHU de Garches. Le toxicologue était déjà à l'oeuvre dans la défense de la joueuse de tennis Simona Halep, dont la sanction avait été réduite en appel de quatre ans à neuf mois de suspension.
- Analyse des cheveux et des ongles -
Un article scientifique, publié le mois dernier dans la revue Clinica Chimica Acta et repéré par le quotidien L'Equipe, détaille la méthode du professeur Jean-Claude Alvarez se basant notamment sur l'analyse comparative des cheveux et des ongles du couple.
Ainsi, les mèches de l'escrimeuse "présentaient des concentrations entre 22 et 26 fois plus faibles, selon les segments, que ceux de son petit ami", explique l'article. A savoir une "concentration très faible de 2 pg/mg" pour la portion "correspondant à la période du contrôle positif".
Bien moins que les 65 pg/mg retrouvés chez Race Imboden, qui à la suite de l'annonce de la suspension le 8 février, a "admis prendre en secret du MK2866 (autre nom de l'ostarine, NDLR) pour développer ses muscles qui n'étaient plus stimulés depuis un an et sa retraite", lit-on dans l'article.
Pour tenter de démontrer un mécanisme de contamination, l'équipe du professeur Alvarez a également répété le déroulé de la journée du contrôle. Race Imboden a repris 1 mL de MK2866 et "ils se sont embrassés régulièrement, comme ils l'avaient fait le 14 janvier lors de la compétition, entre chaque match".
Une concentration de 13 ng/mL a alors été mesurée dans un échantillon d'Ysaroa Thibus, soit la même que celle estimée par son équipe lors du contrôle positif (13 ng/mL, "d'après les chromatogrammes de l'analyse"), alors qu'au matin de l'expérience, rien n'était détectable dans son échantillon.
- Délais peu compatibles avec un appel -
Hasard du calendrier, un athlète américain Aldrich Bailey Jr a été innocenté il y a moins d'un mois après avoir "été testé positif à des traces d'ostarine provenant de jambières en néoprène destinés aux ischio-jambiers qui étaient contaminées", a expliqué l'agence antidopage américaine, l'Usada. L'athlète qui lui avait prêté ces vêtements, Jaron Flournoy, a lui écopé d'une suspension de trois ans.
Reste que chaque cas est difficilement comparable. Les échantillons d'urine d'Aldrich Bailey Jr présentaient par exemple des traces infimes: moins de 0,1 ng/mL, selon un article scientifique publié dans Clinica Chimica Acta, par Laurie Gheddar et Pascal Kintz, toxicologue qui avait participé à la défense de Richard Gasquet en 2009.
Mais même si elle était innocentée, Ysaora Thibus resterait elle sous la menace d'un appel. La FIE, l'agence antidopage française (AFLD), le Comité international olympique (CIO) ou encore l'agence mondiale antidopage (AMA) auraient 21 jours, à compter de la communication de la décision, pour faire appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).
Une perspective inquiétante pour la tireuse: la sélection des fleurettistes françaises pour les Jeux olympiques, déjà repoussée le plus possible par la Fédération française, doit être annoncée dans moins de deux mois, le 5 juillet. Les délais seraient très difficiles à tenir en cas d'appel, y compris s'il émanait d'Ysaora Thibus elle-même après une sanction en première instance.
F.Mueller--VB