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Le protoxyde d'azote au volant, une drogue indétectable difficile à endiguer
L'ombre du protoxyde d'azote au volant plane sur plusieurs accidents meurtriers ces derniers mois, dont celui qui a coûté la vie à Mathis en novembre à Lille. Un phénomène que les autorités peinent à endiguer sur les routes, faute d'outil de détection.
Le 1er novembre, Mathis, 19 ans, a été tué sur l'un des principaux boulevards lillois par un conducteur ayant consommé du protoxyde d'azote, qui tentait de fuir la police.
Mercredi, trois jeunes de 14, 15 et 19 ans sont morts noyés après que leur voiture, où plusieurs bouteilles de protoxyde d'azote ont été retrouvées, a raté un virage et fini sa course dans la piscine d'un pavillon à Alès (Gard).
Début 2025, déjà, une jeune femme avait été fauchée par un conducteur de 18 ans un samedi soir dans le centre de Lille, après qu'il a "ingéré ce gaz", selon des déclarations du préfet du Nord.
"De plus en plus de personnes nous rapportent une utilisation au volant", observe Guillaume Grzych, biologiste et président de Protoside, réseau dédié à la prévention et la prise en charge d'usagers présentant des symptômes.
Plusieurs hypothèses sur ce comportement: "le patient qui est complètement addict et ne peut attendre de rentrer chez lui, d'autres peuvent rechercher des sensations".
- "promesse d'une loi" -
Avec l'effet euphorisant du protoxyde d'azote "on n'est plus maître de soi", poursuit-il. Perte de coordination, réflexes diminués, temps de réaction rallongé: autant de facteurs qui augmentent le risque d'accident. Plusieurs consommateurs rapportent également des "blackouts", avec une perte brutale de la vision.
La vente du produit, qui est aussi utilisé en médecine ou cuisine, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais sauf arrêtés locaux, elle reste légale, et aucun test ne permet de prouver qu'une personne en a consommé.
Les chercheurs tentent d'identifier une signature biologique du protoxyde dans l'organisme, qui confirmerait si une personne en a consommé et quand, explique M. Grzych. Un outil essentiel pour légiférer: "comment interdire et réprimer si l'on ne parvient pas à contrôler ?".
Pour Antoine Régley, avocat des parents de Mathis, il y a "une double urgence": "des arrêtés préfectoraux pour suspendre la vente au grand public de protoxyde d'azote", ce qui peut être fait "dans la semaine" selon lui, et "une loi pour pénaliser ceux qui en détiennent, en consomment, en achètent ou en vendent".
Les parents de Mathis doivent rencontrer le 12 décembre le ministre de l'Intérieur. Une rencontre dont Me Régley espère sortir "avec la promesse d'une loi qui passerait dès janvier."
Selon Vincent Ledoux, député macroniste du Nord, le ministère souhaite relancer le travail législatif autour du texte voté en mars par le Sénat, qui pénalise l'usage détourné du "gaz hilarant".
Pour l'instant, le projet de loi ne vise pas spécifiquement la conduite et ne va pas jusqu'à interdire totalement sa vente aux particuliers, comme l'avaient fait auparavant les députés. L'avenir de cette loi dépend des négociations entre les deux chambres.
Face à cette "bombe", Vincent Ledoux appelle à "frapper très fort" sur la vente illégale de protoxyde d'azote, par "des peines d'emprisonnement" et "des fermetures temporaires" de commerces.
- "pas peur" -
Sur le terrain, la police "croise des gens qui consomment au volant avec un ballon à la bouche" et "deviennent un peu fous, prennent tous les risques", décrit Clément Coasne, du syndicat Un1té Police.
Contresens, feux rouges et stops brûlés, refus de laisser passer des piétons: c'est "comme si quelqu'un avait consommé de la cocaïne et prenait le volant", estime-t-il.
En cas d'arrêté, cette drogue bon marché ne relève que d'une amende de 150 euros, souligne Clément Coasne. "Ca ne leur fait pas peur".
Et faute de test, la consommation doit être "constatée" en flagrant délit, déplore-t-il.
Une détection "très difficile voire impossible" abonde la délégation à la sécurité routière: si des jeunes "ont des bonbonnes dans leurs voitures, ils les balancent" avant l'arrivée des forces de l'ordre.
Selon une enquête Ipsos de la Fondation Vinci Autoroutes parue en octobre (sur 2.256 personnes), un jeune de moins de 35 ans sur dix a déjà consommé du protoxyde d'azote en soirée, et la moitié d'entre eux l'ont déjà fait en conduisant. D'après cette étude, 10% des 16-24 ans pensent qu'en inhaler au volant n'est pas risqué.
Plusieurs communes ont pris des arrêtés municipaux pour en interdire l'usage ou la détention. Mercredi, la préfecture de la Drôme a annoncé un arrêté interdisant notamment la détention et la consommation de protoxyde d'azote dans l'espace public.
S.Spengler--VB