-
Des drones abattus en Russie depuis le début de sa trêve unilatérale pour les commémorations du 9-Mai
-
Dépenses militaires: l'Assemblée approuve 36 milliards de plus, suite des débats en suspens
-
Ligue Conférence: Crystal Palace en finale de sa première campagne européenne
-
Foot: Valverde blessé après une altercation avec Tchouaméni, le Real en crise avant le Clasico
-
Ligue Conférence: à bout de souffle, Strasbourg éliminé par le Rayo
-
Wall Street joue la carte de la prudence
-
Moyen-Orient: Wall Street joue la carte de la prudence
-
Zelensky met en garde contre toute présence au défilé à Moscou, la Russie réitère ses menaces.
-
Harrods a déjà indemnisé plus de 75 victimes de son ancien propriétaire Mohamed Al-Fayed
-
"Arracher, implanter, facturer!": un dentiste condamné à six ans pour des mutilations
-
Trump satisfait de sa réunion avec le "très dynamique" Lula
-
Comment une ancienne épidémie d'hantavirus peut éclairer la transmission de la souche Andes
-
Royaume-Uni: deux hommes jugés coupables d'aide aux services de renseignement chinois, l'ambassadeur convoqué
-
Roumen Radev nommé officiellement Premier ministre de la Bulgarie
-
Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai
-
Plus de 30 morts dans deux attaques dans le centre du Mali, revendiquées par les jihadistes
-
Reprise annoncée des discussions entre Israël et le Liban à Washington
-
De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes raflent la mise
-
Dérives possibles de X: Elon Musk dans les radars d'un juge d'instruction français
-
Le gouvernement présente une stratégie pour l'emploi des jeunes
-
RER B en Ile-de-France: le MI20 part sur de nouveaux rails après une saga industrielle compliquée
-
Devant la Cour de révision, Dany Leprince réaffirme son innocence
-
Fnac Darty: l'AMF donne son feu vert à l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky
-
A la Bourse de Paris, le repli après l'euphorie en attendant l'Iran
-
Après le meurtre de Chloé, 14 ans, un bourg de l'Aisne sous le choc
-
France: information judiciaire visant Musk pour de possibles dérives du réseau social X
-
Rubio et le pape américain jouent l'apaisement
-
L'écart d'usage de l'IA entre pays riches et pauvres se creuse, selon Microsoft
-
Hantavirus: d'autres cas "possibles" selon l'OMS mais risque "limité", le bateau attendu aux Canaries
-
Le CIO rend hymne et drapeau aux Bélarusses, pas aux Russes
-
Protoxyde d'azote: le recyclage sous pression face à l'explosion des usages
-
Cargos à voile: l'offre de reprise de la compagnie française Towt validée
-
Niger: libération de deux journalistes, dont le correspondant de la radio allemande Deustche Welle
-
La porte-parole de la Maison Blanche annonce la naissance de son deuxième enfant
-
Le Parlement français facilite les restitutions d'oeuvres pillées durant la colonisation
-
Publicité en ligne: nouvelle procédure contre Google au Royaume-Uni
-
WTA 1000 de Rome: Jeanjean fait douter la tenante du titre Paolini
-
Merz "regrette profondément" que la France n'ait pas voté pour l'accord UE-Mercosur
-
Allemagne: baisse des recettes fiscales liée à la "guerre irresponsable" de Trump (ministre)
-
PAC: Bruxelles "prend note" de possibles versements en faveur de la famille royale émiratie
-
"Arracher, implanter, facturer!": sept années de prison requises contre un dentiste jugé pour des mutilations
-
Wall Street sans direction claire, guette une avancée diplomatique sur le Moyen-Orient
-
Incidents à Paris après Bayern-PSG: une centaine de gardes à vue
-
Libération: Sonia Delesalle-Stolper nommée directrice de la rédaction
-
A Rennes, la Vilaine désormais à ciel ouvert afin de servir d'"îlot de fraîcheur"
-
DeepL supprime un quart de ses effectifs pour accélérer dans l'IA
-
Prime Video prévoit de doubler son versement pour la création française
-
Allemagne: un touriste indemnisé pour un manque de transats à la piscine
-
La LGV Bordeaux-Toulouse "irréversible", assure Lecornu, les élus locaux satisfaits mais vigilants
-
La Banque de Norvège relève son taux, citant la guerre au Moyen-Orient
Une étude dévoile l'histoire de chiens laineux chers aux Amérindiens, aujourd'hui disparus
C'est une lignée de chien peu connue, et disparue depuis la colonisation de l'Amérique par les Européens: des chiens laineux à la fourrure si épaisse, qu'elle était utilisée par les Amérindiens pour confectionner des couvertures.
Une étude, publiée jeudi dans la prestigieuse revue Science, retrace aujourd'hui leur histoire grâce à la génétique.
Ces recherches ont été réalisées grâce à l'étude des restes de l'un des derniers représentants de ces chiens laineux, qui étaient élevés par les peuples Salish originaires de la région de l'Ouest des Etats-Unis et du Canada.
Le pelage de ce chien, appelé "Mutton", a été envoyée à la désormais célèbre mais alors toute jeune Smithsonian Institution en 1859. Jusque dans les années 2000, cette toison avait été largement oubliée.
Mais des entretiens ont par la suite révélé que ces chiens occupaient une place importante dans les sociétés indigènes de cette région, et étaient vus comme membres à part entière de leurs familles.
La fourrure de ces chiens, qui ont disparu au tournant du 20e siècle, était tondue comme celle de moutons, et utilisée pour fabriquer des couvertures et des paniers, à des fins spirituelles ou pour des cérémonies.
"J'ai toujours été curieuse de la raison et de la façon dont les chiens indigènes précoloniaux en Amérique ont disparu après l'arrivée des Européens", a expliqué à l'AFP Audrey Lin, biologiste moléculaire et autrice principale de l'étude.
Quand et où les chiens ont été domestiqués pour la première fois reste sujet de débat, mais il est clair que lorsque de premiers peuples se sont installés en Amérique il y a 15.000 ans, ils ont emmené leurs chiens avec eux.
Mais en l'espace de quelques siècles après l'arrivée des colons occidentaux, ces races ont disparu. Les chiens Américains modernes portent aujourd'hui très peu de traces génétiques de ces lointains cousins.
- Analyses génétiques -
Audrey Lin est tombée sur Mutton lorsqu'elle travaillait comme chercheuse postdoctorale au Smithsonian, et a été surprise de constater qu'aucuns travaux ne l'avaient examiné.
Selon les analyses génétiques, cette race de chien a divergé d'autres lignes il y a environ 5.000 ans, ce qui correspond aux traces archéologiques dans la région.
"Nous avons trouvé des signes de dépression consanguine, montrant (...) que la reproduction était très contrôlée sur une longue période", a expliqué la chercheuse. Cela fait écho aux récits Amérindiens, selon lesquels l'élevage avait lieu sur des îles côtières ou en utilisant des cages.
L'étude de Mutton a montré que lui-même était à 85% précolonial, bien qu'ayant vécu des décennies après l'introduction de races européennes, ce qui renforce l'idée que les Amérindiens cherchaient à maintenir leur isolement.
En analysant 11.000 gènes du génome de Mutton, les scientifiques en ont identifié 28 en lien avec la pousse des poils et la régénération des follicules -- des marqueurs également retrouvés chez les mammouths laineux.
Des analyses complémentaires ont révélé que Mutton avait vécu 1,5 année seulement, et était d'abord nourri de mélasse et de maïs, avant de passer à un régime carnivore, alors qu'il traversait la région sous la protection de l'ethnographe George Gibbs.
- Culture éradiquée -
Mais l'histoire de ces chiens resterait incomplète sans les témoignages des membres des peuples Salish, qui ont longtemps été ignorés par les chercheurs occidentaux.
La croyance dominante était que l'intérêt porté par les communautés indigènes à leurs chiens avait décru avec l'arrivée des textiles. Mais selon Michael Pavel, co-auteur de l'étude et chargé de préserver les traditions de la tribu Skokomish, rien n'est plus éloigné de la réalité.
"Ce que nous avons appris, c'est que notre peuple a rencontré une phase très compliquée de son histoire, caractérisée par la colonisation, le génocide, et l'assimilation", a-t-il dit à l'AFP. "Tous les aspects de notre vie associés à notre culture traditionnelle, aux cérémonies, et notre histoire ont été éradiqués."
Les chiens laineux étaient uniquement élevés par des femmes de haut rang, un rôle qui déplaisait fortement aux colons chrétiens.
De plus, la variole apportée par les Européens a décimé jusqu'à 90% de la population des villages des peuples Salish, laissant les survivants avec peu de ressources pour s'occuper de leurs animaux -- même chers à leur coeur.
I.Stoeckli--VB