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Trump va participer aux pourparlers Israël-Liban
Donald Trump participera à une nouvelle session de pourparlers jeudi après-midi à Washington entre le Liban et Israël au niveau des ambassadeurs, durant laquelle Beyrouth va demander une prolongation de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.
Ces pourparlers, initialement prévus au département d'Etat, "se tiendront désormais à la Maison Blanche. Le président Trump accueillera les deux représentants à leur arrivée", a déclaré un responsable américain sous couvert d'anonymat.
Le Liban va demander au cours de la réunion "la prolongation du cessez-le-feu, ce qui comprend l'arrêt de la destruction des habitations et des agressions contre les civils, les lieux de culte, les journalistes et les corps médical et éducatif", a déclaré le président Joseph Aoun jeudi.
Il a ajouté qu'il "espérait pouvoir se rendre à Washington pour rencontrer le président Trump et le mettre au courant de la vérité sur ce qui se passe au Liban", affirmant qu'il n'avait jamais envisagé un contact avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient tenu une réunion le 14 avril, déjà à Washington, la première du genre depuis 1993, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël.
Les Etats-Unis avaient ensuite imposé une trêve de dix jours dans ce conflit, qui a déjà fait plus de 2.400 morts et un million de déplacés côté libanais.
Outre le président américain, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et les ambassadeurs aux Etats-Unis d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, participeront à la réunion en présence de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa.
L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, doit aussi s'y joindre, a indiqué un responsable du département d'Etat à l'AFP.
La rencontre se tient alors qu'Israël poursuit ses bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises dans le sud du Liban.
Les dirigeants libanais ont accusé jeudi Israël d'avoir perpétré un "crime de guerre" en frappant la maison où s'étaient réfugiées les journalistes et en entravant l'arrivée des secours. L'armée israélienne a dit examiner les faits.
Une frappe israélienne dans le sud du Liban a fait trois morts jeudi, a annoncé le ministère libanais de la Santé.
Le Hezbollah a pour sa part revendiqué des attaques contre les troupes israéliennes en territoire libanais.
- "Un seul obstacle" -
Une source officielle a indiqué à l'AFP que le Liban demanderait la prolongation de la trêve, qui expire dimanche soir, pour une période d'un mois.
Les deux pays ont accepté, à l'issue de la première session de pourparlers, d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, à une date et un lieu qui doivent être fixés ultérieurement.
Le Liban a chargé Simon Karam, un diplomate chevronné, de présider la délégation de son pays pour ces tractations.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé de son côté mercredi qu'Israël n'avait "pas de désaccords sérieux" avec le Liban.
"Il y a un seul obstacle à la paix et à la normalisation entre les deux pays, c'est le Hezbollah", a-t-il expliqué, lançant un appel au gouvernement libanais à travailler "ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire".
L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël.
Selon les termes de la trêve, Israël affirme se réserver le droit d'agir contre des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" au Liban.
Le cessez-le-feu au Liban avait été réclamé par Téhéran comme l'une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue d'aboutir à une paix durable entre l'Iran et les Etats-Unis.
Le président libanais a indiqué que les futures négociations seraient "distinctes" des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.
Donald Trump a annoncé mardi une prolongation de la trêve entre son pays et l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril, émaillée de tensions dans le détroit d'Ormuz.
G.Frei--VB