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Le fils de l'ex-chah d'Iran estime que dialoguer avec Téhéran relève de "la conciliation"
Le fils du chah d'Iran déchu, Reza Pahlavi, a affirmé jeudi que toute négociation avec les autorités religieuses à Téhéran relevait d'une "politique de conciliation" vouée à l'échec, disant espérer que de nouvelles manifestations finissent par renverser le régime.
En visite à Berlin dans le cadre d'une tournée européenne — après des étapes en Suède et en Italie, où il a rencontré certains parlementaires mais aucun représentant gouvernemental — l'homme de 65 ans a été accueilli par des partisans mais aussi par des opposants.
L'un d'eux l'a aspergé d'un liquide rouge avant d'être interpellé par la police.
Reza Pahlavi a appelé lors d'une conférence de presse les gouvernements européens, qui se sont tenus à l'écart de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, à prendre de nouvelles mesures, allant de l'expulsion des ambassadeurs iraniens à l'assistance des Iraniens pour rétablir la connexion à Internet, coupée à plusieurs reprise par le régime.
"Les négociations" sur fond de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran depuis le 8 avril reposent sur l'idée que le comportement des nouveaux dirigeants iraniens "va changer", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Je ne vois pas cela se produire", a-t-il rétorqué, qualifiant les responsables actuels, qui ont remplacé ceux tués lors de frappes américano-israéliennes, de "visages différents du même système".
Il a exprimé l'espoir d'un soulèvement populaire, déclarant que "la stratégie consiste à permettre aux gens de reprendre possession de la rue".
Le gouvernement du chancelier allemand Friedrich Merz ne rencontrera pas Reza Pahlavi, selon un porte-parole à Berlin, même si plusieurs parlementaires devaient s'entretenir avec lui.
Reza Pahlavi a également accusé les gouvernements européens d'avoir "tenté d'amadouer" en vain la République islamique pendant des décennies.
Il s'en est surtout pris aux médias occidentaux, qu'il accuse de relayer la "propagande" iranienne et d'être "déconnectés" de la réalité du pays.
Reza Pahlavi, dont le père Mohammad Reza Pahlavi a été renversé par la révolution islamique de 1979, a répété qu’il était prêt à diriger une transition si la République islamique tombait dans la guerre.
Il ne représente toutefois qu'un des nombreux groupes de la diaspora iranienne, souvent en conflit ouvert entre eux.
Il n'est pas non plus parvenu à obtenir la reconnaissance du président américain Donald Trump, qui ne l'a jamais rencontré officiellement et a à plusieurs reprises exprimé son scepticisme quant à sa capacité à diriger l'Iran.
M. Pahlavi a rappelé le soutien des 250.000 manifestants venus acclamer la dynastie familiale lors d'un rassemblement à Munich en février, arguant sa légitimité pour mener la transition en Iran, ajoutant que "la génération Z actuelle en Iran est [son] plus grand soutien".
L.Maurer--VB