-
Play-offs NBA: Wembanyama en démonstration, les Spurs s'imposent chez les Wolves
-
Moscou va commémorer le 9-Mai 1945 conforté par un cessez-le-feu annoncé par Trump
-
Hongrie: Peter Magyar arrive au pouvoir avec la promesse d'un changement de régime
-
Ligue 1: Lens valide sa Ligue des champions, Nantes relégué
-
Bourses mondiales: l'Europe clôture en baisse, Wall Street touche de nouveaux records
-
Tensions au PS: Vallaud claque la porte de la direction, Faure en minorité
-
Tennis: pour son retour, Novak Djokovic tombe de haut à Rome
-
Le Real Madrid inflige une amende de 500.000 euros à Valverde et à Tchouaméni, pas de sanction sportive
-
Elections britanniques: Starmer s'accroche au pouvoir malgré la défaite historique du Labour
-
Collégienne tuée dans l'Aisne: le suspect mis en examen pour assassinat et viols
-
Soucoupes, orbes et disques volants: le Pentagone publie des documents sur les ovnis
-
Nouveaux affrontements à Ormuz, Washington attend une réponse de Téhéran à son offre
-
Les Bourses européennes terminent la semaine dans le rouge
-
Iran: Rubio somme les Européens de partager le fardeau
-
Tour d'Italie: Paul Magnier revoit la vie en rose
-
Le surf sur la vague de Munich réautorisé par le nouveau maire
-
La Pologne signe un accord de prêt de 44 milliards d'euros avec l'UE pour moderniser son armée
-
Les Etats-Unis disent attendre vendredi une réponse de l'Iran à leur dernière offre
-
L'homme accusé d'avoir menacé l'ex-prince Andrew plaide non coupable
-
Wall Street se reprend, aidée par l'emploi américain
-
Automobile: Porsche poursuit son recentrage, plus de 500 emplois supprimés
-
Tennis: Swiatek se fait peur à Rome, De Minaur prend la porte
-
Elections britanniques: Starmer exclut de démissionner malgré des résultats "douloureux" et l'ascension de Reform UK
-
De nouveaux affrontements dans le Golfe jettent une ombre sur l'optimisme de Trump
-
Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain
-
Aucune "faille de sécurité" identifiée dans l'enquête de l'UE sur un commissaire hongrois
-
Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal
-
Un rubis de 11.000 carats découvert en Birmanie
-
"C'est une prison": la longue attente des Gazaouis bloqués en Cisjordanie
-
Buffles, cash et canapé: le scandale qui fait à nouveau trembler le président sud-africain
-
Mondial-2026: la pelouse posée dans le stade de la finale
-
Bonnie Tyler en coma artificiel après avoir été opérée au Portugal
-
Commerzbank contre-attaque face à l'offre hostile d'UniCredit
-
Kérosène: l'UE espère éviter la pénurie et se tourne vers les Etats-Unis
-
Hantavirus: le risque pour l'ensemble de la population est "absolument faible", assure l'OMS
-
Ukraine: important feu de forêt dans la zone radioactive de Tchernobyl après la chute d'un drone
-
Masters 1000 de Rome: Arthur Fils doit monter en cadence
-
Moscou et Kiev continuent leurs attaques de drones malgré la trêve russe
-
Elections britanniques: Starmer exclut de démissionner malgré des résultats douloureux" et une montée de Reform
-
Ukraine: plus de 3.000 attaques contre des structures de soin depuis le début de l'invasion russe
-
Retour de l'ambassadeur de France en Algérie, nouveau signe de dégel entre les deux pays
-
Indonésie: trois randonneurs morts après l'éruption d'un volcan
-
Copa Libertadores: le match entre Medellin et le tenant Flamengo annulé en raison d'incidents
-
Stellantis envisage d'ouvrir au chinois Leapmotor ses usines en Espagne
-
Toyota voit son bénéfice net annuel chuter et se montre prudent face au conflit au Moyen-Orient
-
Face à la sécheresse de ses rizières, la Malaisie veut faire pleuvoir
-
Taïwan accueille le président paraguayen malgré la pression de Pékin
-
Les Bourses européennes en repli face au regain d'incertitudes au Moyen-Orient
-
Indonésie: trois randonneurs morts après l'éruption d'un volcan, dix disparus
-
Russie: plongée dans la machine à briser les prisonniers ukrainiens
Japon: la Première ministre Takaichi a les coudées franches après son pari électoral réussi
La Première ministre ultra-conservatrice japonaise Sanae Takaichi a dorénavant les coudées franches pour poser son empreinte sur l'archipel, notamment en termes de dépenses publiques, après un triomphe électoral dimanche donnant au parti au pouvoir une majorité des deux-tiers à la chambre basse pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.
Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon et surfant depuis sur un état de grâce, Mme Takaichi a dissout fin janvier la chambre basse du Parlement où sa coalition gouvernementale avait tout juste la majorité.
Pari largement gagné: son Parti libéral-démocrate (PLD) aurait remporté environ 316 des 465 sièges, selon les médias locaux, citant des résultats partiels. Avec son partenaire de coalition minoritaire, ils obtiendraient 352 sièges.
Si les résultats officiels le confirment, Mme Takaichi, 64 ans, se voit donc octroyer un mandat solide pour mettre en œuvre son programme conservateur dans l'archipel de 123 millions d'habitants au cours des quatre prochaines années.
Elle s'inscrirait alors dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.
La région Asie-Pacifique est toutefois attentive, alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.
La dirigeante a notamment fait adopter fin 2025 un plan de relance équivalent à 110 milliards d'euros, et promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe à la consommation de 8% afin d'atténuer l'impact sur les ménages d'une inflation tenace.
"Nous avons constamment souligné l'importance d'une politique budgétaire responsable et proactive", a déclaré Mme Takaichi dimanche, assurant viser "une économie forte et résiliente".
Renforcée par la perspective de dépenses budgétaires accrues, la Bourse de Tokyo a bondi de plus de 5% lundi à l'ouverture, se hissant à un niveau record. Le yen grimpe également, mais le marché de la dette se trouve à nouveau sous pression, signe d'inquiétudes persistantes.
- Félicitations de Trump -
Mme Takaichi, qui a jugé "sans limites" le potentiel de l'alliance nippo-américaine, a reçu les félicitations du président américain Donald Trump, qui lui a notamment souhaité sur son réseau Truth Social "un grand succès dans la mise en œuvre de votre programme conservateur, axé sur la paix par la force".
Cette grande admiratrice de Margaret Thatcher, ex-batteuse de heavy-metal, est très populaire notamment auprès des jeunes, et est devenue un phénomène sur les réseaux sociaux.
Mais elle devra obtenir des résultats sur le plan économique pour rester populaire. "Avec la hausse des prix actuelle, ce qui compte le plus pour moi, ce sont les politiques qu'ils adopteront pour affronter l'inflation", confiait dimanche Chika Sakamoto, 50 ans, dans un bureau de vote tokyoïte.
"De nombreux électeurs n'ont pas soutenu Mme Takaichi en raison de ses politiques, mais plutôt dans l'espoir que le PLD mette fin à la stagnation économique", indique à l'AFP Tetsuo Kotani, chercheur à l'Institut japonais des Affaires internationales.
Tout en soulignant la difficulté à faire reculer l'inflation et le risque de hausses d'impôts "inévitables" pour financer un budget en forte expansion.
Et dans le bras de fer entre Pékin et Tokyo, le fait que Mme Takaichi ait refusé de retirer ses déclarations sur Taïwan "a contribué à accroître sa popularité", confie à l'AFP Margarita Estévez-Abe, maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université de Syracuse.
Mais alors que la dirigeante ne doit plus affronter d'élections avant 2028, "le meilleur scénario pour le Japon serait (qu'elle) se concentre sur l'amélioration de la relation avec la Chine", avertit-elle.
Avant de devenir Première ministre, Mme Takaichi était considérée comme un faucon vis-à-vis de Pékin, se rendant par exemple régulièrement au sanctuaire Yasukuni, qui honore entre autres des criminels de guerre condamnés aux côtés de 2,5 millions de morts de guerre, et perçu comme un symbole du passé militariste du Japon.
Et bien qu'elle soit la première femme à gouverner son pays, Sanae Takaichi a montré peu d'appétence pour les revendications féministes, dans un monde politique japonais dominé par les hommes.
Elle affiche aussi son conservatisme sur l'immigration, ayant promis de durcir considérablement les contrôles.
kh-stu-mac-jug/ep/lpa
T.Suter--VB