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Au Texas, des familles d'immigrés dénoncent des conditions de détention indignes
Au fin fond du Texas, le centre de détention pour familles d'immigrés de Dilley symbolise l'implacable volonté d'expulsions de l'administration Trump. Adultes et enfants y sont enfermés pendant des mois, dans des conditions insalubres.
C'est là que Liam Conejo Ramos, un petit Equatorien de 5 ans, avait été envoyé avec son père, après son arrestation en janvier par la police fédérale américaine de l'immigration (ICE) à Minneapolis, dans le nord du pays, avant qu'un juge n'ordonne qu'il soit ramené chez lui.
C'est là aussi que sont détenus depuis plus de huit mois la femme et les cinq enfants d'un Egyptien inculpé pour avoir lancé des engins incendiaires en juin dans le Colorado (ouest) sur les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens à Gaza.
Des témoignages de détenus actuels ou passés par ce centre, recueillis par l'AFP via l'ONG de défense des immigrés RAICES, font état de conditions sanitaires préoccupantes. Certains ont préféré s'identifier uniquement par un prénom d'emprunt ou une initiale.
"Le cas de Liam et de son père, Adrian, est caractéristique de la situation de beaucoup de ces familles", explique à l'AFP Javier Hidalgo, directeur juridique de RAICES. "Il étaient engagés dans un processus de régularisation. Ils se rendaient aux rendez-vous fixés par la justice, mais ils se sont fait arrêter quand même."
Les souffrances subies par ces enfants "n'ont pas d'autre but que de tenter de convaincre les familles de renoncer" à contester leur expulsion, estime-t-il.
- Rougeole et insectes -
Le nombre moyen d'enfants détenus par ICE depuis le retour au pouvoir de Donald Trump a plus que sextuplé par rapport aux 16 derniers mois de son prédécesseur démocrate Joe Biden, passant de 25 à 170 par jour, selon des données analysées par le site The Marshall Project.
Dilley, d'une capacité de 2.000 personnes, est l'un des deux centres de détention familiale pour immigrés au Texas (sud). Début février, les autorités y ont confirmé deux cas de rougeole, annonçant avoir suspendu toute nouvelle incarcération et placé les personnes concernées en quarantaine.
Entrés légalement par la frontière mexicaine sous l'administration Biden, "W", une Haïtienne de 34 ans, et son fils de deux ans ont demandé l'asile aux Etats-Unis. Ils se sont installés dans l'Ohio, mais lors d'un voyage à New York, ils ont été arrêtés par l'ICE et transférés à Dilley en octobre.
"Mon fils et moi sommes en prison. Il n'y a absolument aucune intimité", déplore-t-elle dans un témoignage recueilli en novembre par RAICES, faisant état de "lumières allumées 24 heures sur 24".
"Récemment il y a eu beaucoup de protestations quand des gens ont découvert des insectes sur les brocolis qu'ils nous servaient", obligeant la sécurité à intervenir pour ramener le calme, a-t-elle dit.
Egalement détenue en octobre à Dilley, Diana, une Colombienne dont la fille de 10 ans souffre de la maladie de Hirschsprung, une malformation digestive, a reproché aux autorités de l'établissement de refuser de lui fournir une alimentation adaptée.
Diana a alerté le personnel médical mais une médecin "m'a dit qu'ils n'étaient pas là pour répondre à mes besoins, que j'étais en détention et que leur seule responsabilité était de s'assurer que nous ne souffrions pas de faim", selon son témoignage.
- "Bien-être" -
L'entreprise privée CoreCivic, qui gère le centre, affirme faire de la santé et de la sécurité des détenus une "priorité absolue".
"Nos partenaires gouvernementaux de l'ICE partagent cette préoccupation et nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour garantir le bien-être de toutes les personnes placées sous notre responsabilité", a déclaré l'entreprise dans un communiqué à l'AFP, assurant que toutes ont accès en permanence à un suivi médical.
Quant à la famille de l'auteur présumé de l'attentat dans le Colorado, Mohamed Sabry Soliman, le gouvernement Trump justifie son maintien en détention à Dilley par une éventuelle connaissance de ses intentions.
Lui-même comme sa femme, Hayam El Gamal, ou ses enfants, âgés de 5 à 18 ans, assurent pourtant depuis le début qu'il a agi sans en avoir avisé qui ce soit.
"Nous voudrions tellement avoir été au courant de son effroyable projet, pour pouvoir l'empêcher de faire du mal à autrui", confie l'aînée, Habiba, dans un texte manuscrit publié le 28 janvier par leur avocat, Eric Lee.
"Il faudrait que tout le monde se lève pour dire que détenir des familles pendant de longues périodes indéfinies devrait être illégal", écrit-elle. "Cet endroit pourrait être supportable pendant 20 jours au maximum, plus que cela est très dur."
F.Fehr--VB