-
Richard Gere dit avoir "honte" de la politique migratoire américaine
-
Quatre morts à Nantes depuis la fin avril sur fond de narcotrafic
-
Tribune anti-Bolloré: le patron de Mediawan "comprend" l'"énervement" de Canal+
-
Colombie: la justice interdit au candidat de la droite dure d'utiliser le maillot de l'équipe nationale pour faire campagne
-
La Bourse de Paris salue la baisse du pétrole et les vieilles valeurs de l'innovation
-
Roland-Garros: la sensation polonaise Chwalinska jouera le titre contre la Russe Andreeva
-
Le corps de Lyhanna probablement retrouvé, une autopsie pour le confirmer
-
Attaque du marché de Noël de Magdebourg : prison à vie requise contre l'accusé saoudien
-
La créatrice Gabriela Hearst, icône de la mode durable, défend l'artisanat à l'heure de l'IA
-
Mondial-2026: les Léopards congolais en "mission" pour leur pays, loin d'Ebola
-
Série de fusillades à Nantes, quatre morts depuis la fin avril
-
Voyageurs du monde menacé d'une amende de 1,8 million d'euros par la Cnil
-
Biens mal acquis au Liban: la banque HSBC mise en examen à Paris
-
Projets d'Ivanka Trump et Jared Kushner en Albanie : que sait-on ?
-
Disparition de Lyhanna : un corps découvert, son identification en cours
-
L'influence de Trump sur son camp mise à l'épreuve au Congrès
-
Série de fusillades meurtrières à Nantes avec un 4e décès en plus d'un mois
-
Roland-Garros: la Russe Mirra Andreeva balaie l'Ukrainienne Marta Kostyuk en demi-finales
-
Décès de Marjane Satrapi, autrice en exil de "Persepolis" et étendard du peuple iranien
-
Les dernières représentations de la pièce de théâtre à Paris avec Patrick Bruel annulées
-
Meurtre d'un étudiant au Royaume-Uni: Starmer accuse Musk "d'essayer de susciter la division"
-
Exploitation des hydrocarbures: les deux députés de Guyane annoncent leur "rupture avec la gauche française"
-
La France rejoint le radiotélescope géant SKAO
-
Rémy Cointreau promet un retour à la croissance
-
Legrand se réorganise en France, où il supprime 178 postes d’ici 2028
-
Australie: le "héros" de l'attentat de Bondi inculpé d’agression contre son père
-
Face aux sénateurs, Stérin espère la victoire d'une "politique de droite libérale conservatrice"
-
ZOOM Les valeurs de l'IA sous pression en Bourse après les résultats de Broadcom
-
Images dénudées créées par Grok : une députée britannique assigne xAI en justice
-
Disparition de Lyhanna : les recherches se poursuivent, les failles du suivi du suspect interrogent
-
Perpétuité requise à l'encontre du criminel allemand accusé du meurtre en 2004 de Jonathan
-
Une pièce de théâtre avec Patrick Bruel annulée mercredi soir après une action féministe
-
Le guide suprême dit que l'Iran a infligé un "revers cuisant" à ses ennemis
-
Le BRGM et l'Ifpen vont davantage collaborer sur le captage du CO2, la géothermie profonde ou l'hydrogène
-
Quand Obama s'offre, à son tour, un monument à sa gloire
-
Pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné: fin de la garde à vue du commandant
-
Népal: un grimpeur népalais porté disparu dans l'Everest retrouvé vivant six jours après
-
L'Inde reçoit la présidente vénézuélienne par intérim pour parler pétrole
-
Les Afghans redécouvrent les bienfaits des arbres
-
Entretien automobile: 40% des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des "manquements" en 2024
-
Orania, l'enclave afrikaner passéiste séduit une certaine jeunesse
-
Indonésie: la roupie au plus bas, le Parlement va superviser la banque centrale
-
Jocelyn Dubost, un cultivateur de l'Isère pour présider les Jeunes Agriculteurs
-
Cancer: les Français les plus modestes davantage exposés aux formes les plus graves
-
SpaceX veut lever 75 milliards de dollars pour la plus grande entrée en Bourse de l'histoire
-
Le financement participatif de plus en plus prisé des start-up technologiques
-
Au Nigeria, le Musée National de Lagos devient "instagrammable"
-
"L'or de sang" des mines vénézuéliennes sous la coupe des groupes criminels
-
Crise politique en Somalie : longues heures d'intenses combats à Mogadiscio
-
Face à l'IA, l'inventeur du Web appelle à "préserver les valeurs" des débuts d'internet
Au Texas, des familles d'immigrés dénoncent des conditions de détention indignes
Au fin fond du Texas, le centre de détention pour familles d'immigrés de Dilley symbolise l'implacable volonté d'expulsions de l'administration Trump. Adultes et enfants y sont enfermés pendant des mois, dans des conditions insalubres.
C'est là que Liam Conejo Ramos, un petit Equatorien de 5 ans, avait été envoyé avec son père, après son arrestation en janvier par la police fédérale américaine de l'immigration (ICE) à Minneapolis, dans le nord du pays, avant qu'un juge n'ordonne qu'il soit ramené chez lui.
C'est là aussi que sont détenus depuis plus de huit mois la femme et les cinq enfants d'un Egyptien inculpé pour avoir lancé des engins incendiaires en juin dans le Colorado (ouest) sur les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens à Gaza.
Des témoignages de détenus actuels ou passés par ce centre, recueillis par l'AFP via l'ONG de défense des immigrés RAICES, font état de conditions sanitaires préoccupantes. Certains ont préféré s'identifier uniquement par un prénom d'emprunt ou une initiale.
"Le cas de Liam et de son père, Adrian, est caractéristique de la situation de beaucoup de ces familles", explique à l'AFP Javier Hidalgo, directeur juridique de RAICES. "Il étaient engagés dans un processus de régularisation. Ils se rendaient aux rendez-vous fixés par la justice, mais ils se sont fait arrêter quand même."
Les souffrances subies par ces enfants "n'ont pas d'autre but que de tenter de convaincre les familles de renoncer" à contester leur expulsion, estime-t-il.
- Rougeole et insectes -
Le nombre moyen d'enfants détenus par ICE depuis le retour au pouvoir de Donald Trump a plus que sextuplé par rapport aux 16 derniers mois de son prédécesseur démocrate Joe Biden, passant de 25 à 170 par jour, selon des données analysées par le site The Marshall Project.
Dilley, d'une capacité de 2.000 personnes, est l'un des deux centres de détention familiale pour immigrés au Texas (sud). Début février, les autorités y ont confirmé deux cas de rougeole, annonçant avoir suspendu toute nouvelle incarcération et placé les personnes concernées en quarantaine.
Entrés légalement par la frontière mexicaine sous l'administration Biden, "W", une Haïtienne de 34 ans, et son fils de deux ans ont demandé l'asile aux Etats-Unis. Ils se sont installés dans l'Ohio, mais lors d'un voyage à New York, ils ont été arrêtés par l'ICE et transférés à Dilley en octobre.
"Mon fils et moi sommes en prison. Il n'y a absolument aucune intimité", déplore-t-elle dans un témoignage recueilli en novembre par RAICES, faisant état de "lumières allumées 24 heures sur 24".
"Récemment il y a eu beaucoup de protestations quand des gens ont découvert des insectes sur les brocolis qu'ils nous servaient", obligeant la sécurité à intervenir pour ramener le calme, a-t-elle dit.
Egalement détenue en octobre à Dilley, Diana, une Colombienne dont la fille de 10 ans souffre de la maladie de Hirschsprung, une malformation digestive, a reproché aux autorités de l'établissement de refuser de lui fournir une alimentation adaptée.
Diana a alerté le personnel médical mais une médecin "m'a dit qu'ils n'étaient pas là pour répondre à mes besoins, que j'étais en détention et que leur seule responsabilité était de s'assurer que nous ne souffrions pas de faim", selon son témoignage.
- "Bien-être" -
L'entreprise privée CoreCivic, qui gère le centre, affirme faire de la santé et de la sécurité des détenus une "priorité absolue".
"Nos partenaires gouvernementaux de l'ICE partagent cette préoccupation et nous travaillons en étroite collaboration avec eux pour garantir le bien-être de toutes les personnes placées sous notre responsabilité", a déclaré l'entreprise dans un communiqué à l'AFP, assurant que toutes ont accès en permanence à un suivi médical.
Quant à la famille de l'auteur présumé de l'attentat dans le Colorado, Mohamed Sabry Soliman, le gouvernement Trump justifie son maintien en détention à Dilley par une éventuelle connaissance de ses intentions.
Lui-même comme sa femme, Hayam El Gamal, ou ses enfants, âgés de 5 à 18 ans, assurent pourtant depuis le début qu'il a agi sans en avoir avisé qui ce soit.
"Nous voudrions tellement avoir été au courant de son effroyable projet, pour pouvoir l'empêcher de faire du mal à autrui", confie l'aînée, Habiba, dans un texte manuscrit publié le 28 janvier par leur avocat, Eric Lee.
"Il faudrait que tout le monde se lève pour dire que détenir des familles pendant de longues périodes indéfinies devrait être illégal", écrit-elle. "Cet endroit pourrait être supportable pendant 20 jours au maximum, plus que cela est très dur."
F.Fehr--VB