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Niger: ce que l'on sait de l'attaque jihadiste qui a visé l'aéroport de Niamey
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'aéroport de Niamey au Niger a subi une brève attaque revendiquée vendredi par l’État islamique, dans un pays où les violences jihadistes surviennent habituellement dans l'ouest et le sud-est.
La junte militaire nigérienne, aidée par des "partenaires russes", a accusé nommément les présidents français, béninois et ivoirien d'avoir été les "sponsors" des assaillants.
L’État islamique (EI) a revendiqué l'attaque vendredi, selon SITE, un groupe spécialisé dans la recherche sur le jihadisme. Citant Amaq, l'agence de propagande de l'EI, SITE ajoute que l'attaque a causé "des dégâts significatifs".
La circulation aérienne a été rétablie, selon les données de Flight Radar, sauf pour les vols de la compagnie Asky dont deux appareils ont été touchés.
- Niamey rarement touchée -
Dans la nuit de mercredi à jeudi, peu après minuit, des riverains de l'aéroport de Niamey ont rapporté avoir entendu des tirs et des détonations qui ont duré plus d'une heure, avant un retour au calme.
Plusieurs vidéos ont rapidement émergé sur les réseaux sociaux sur lesquelles on pouvait clairement entendre les combats et voir de longues traînées lumineuses dans le ciel, signe d'une défense antiaérienne, possiblement contre des drones.
Sur des images satellite consultées jeudi par l'AFP, on pouvait voir des zones partiellement brûlées près de la piste de l'aéroport et des toits endommagés.
Quatre militaires ont été blessés, 20 assaillants ont été tués, dont "un Français", et 11 autres ont été arrêtés durant les combats qui ont duré environ une heure et ont nécessité une "riposte aéroterrestre", a annoncé la junte jeudi.
"Trois aéronefs civils" ont été touchés, a-t-elle ajouté.
La télévision nationale a diffusé le même jour des images de corps, présentés comme étant ceux d'assaillants tués. Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir, s'est déplacé sur la base 101, sur le site de l'aéroport.
Si le Niger est miné depuis une dizaine d'années par les violences jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, lié à Al-Qaïda) et de l’État islamique au Sahel dans l'ouest et le sud-est, il est inhabituel qu'elles touchent la capitale.
Mais la semaine dernière, le JNIM avait revendiqué la destruction d'un véhicule de l'armée, à l'aide d'un engin explosif improvisé, à quelques kilomètres seulement à l'est de Niamey.
- La France, le Bénin et la Côte d'Ivoire accusés -
Le général Tiani a félicité jeudi "les partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité".
Le régime militaire, arrivé au pouvoir suite à un coup d’État le 26 juillet 2023, s'est notamment rapproché de la Russie, après avoir tourné le dos à certains de ses partenaires. Il entretient par exemple des relations glaciales avec la France et le Bénin et les accuse régulièrement de le déstabiliser, ce que ces deux pays nient.
Jeudi, M. Tiani s'en est pris aux présidents français, béninois et ivoiriens.
"Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment à Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara (respectivement présidents français, béninois et ivoirien) : nous les avons suffisamment écoutés aboyer, qu'ils s'apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter rugir", a-t-il menacé.
Vendredi, le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbedji, a réagi à cette déclaration. "Nous ne prendrons aucune menace à la légère mais nous n'aurons pas de temps à perdre (...) avec des gens dont la seule vocation est de nous empêcher d'avancer", a-t-il dit.
- L'aéroport, un site stratégique -
L'emprise de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey est sensible à plusieurs titres.
D'abord parce qu'elle accueille l'importante base 101 de l'armée de l'air nigérienne, un lieu important où étaient notamment déployées les forces françaises qui luttaient contre les jihadistes - avant d'être chassées du Niger fin 2023 par la junte.
C'est également dans cette base qu'un important chargement d'uranium - quelque 1.000 tonnes de "yellowcake" (un concentré d'uranium), selon des informations de l'AFP datant de plusieurs semaines -, au cœur d'un conflit entre le pouvoir nigérien et le géant français du nucléaire Orano, est stocké depuis plusieurs semaines.
L'aéroport est aussi le QG de la Force unifiée créée par le Niger avec ses alliés et voisins burkinabè et malien pour lutter contre les groupes jihadistes.
Selon Wamaps, un groupe de journalistes ouest-africains spécialisés dans l'actualité sécuritaire au Sahel, près de 300 militaires italiens sont basés à l'aéroport dans le cadre de la Mission italienne de soutien au Niger (Misin).
Le ministre de la Défense italien Guido Crosetto a assuré jeudi qu'ils n'avaient "été impliqués d'aucune manière" dans les combats.
- A Niamey, journée presque ordinaire -
Le calme est revenu quelques heures après l'attaque dans la capitale nigérienne, même si les tirs ont provoqué des mouvements de panique dans la zone de l'aéroport.
Vendredi, "les activités ont repris à l’aéroport de Niamey, les vols prévus hier sont arrivés sans problème dans la nuit", a indiqué une source aéroportuaire à l'AFP.
Toutefois, l’entrée de la base 101 est toujours bloquée par des soldats armés. Des centaines de personnes étaient rassemblées devant cette entrée vendredi midi, priant collectivement pour "un retour à la paix au Niger".
Dans les quartiers alentours, les habitants vaquaient à leurs occupations, les commerces étaient ouverts et les taxis circulaient.
bur-pid-bam-cgc-olb/mba
E.Burkhard--VB