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Leboncoin réduit le télétravail et affronte à la première grève de son histoire
Comme de nombreuses entreprises aux Etats-Unis et en Europe, Leboncoin, récemment racheté par des fonds d'investissement anglosaxons, exige de ses employés qu'ils reviennent au bureau, une mesure qui a provoqué la première grève des salariés de l'iconique site français des petites annonces.
"On m'a dit : +venez, la politique de télétravail est très avantageuse +" : quatre ans après avoir été embauché, ce salarié de la plateforme déchante, l'entreprise exigeant qu'il revienne sur site trois jours par semaine au lieu d'un.
Or, il s'est installé en Bretagne avec sa compagne infirmière et est père d'un enfant d'un an. L'annonce de la réduction du temps de télétravail a été "sournoise" selon ce "testeur de bugs" de 35 ans, interrogé par l'AFP mercredi lors d'un rassemblement devant le siège de l'entreprise, dans le centre de Paris. : "Ca a commencé par des rumeurs puis ça a été annoncé pendant les congés d'été".
"Notre modèle reste hybride", se défend Leboncoin, contacté par l'AFP, "avec actuellement deux jours de présence au bureau par semaine, qui passeront à trois jours à compter de juillet, dans le cadre d’une transition progressive annoncée dès juillet 2025".
Leboncoin "adapte régulièrement son organisation afin de rester aligné avec ses priorités stratégiques et les dynamiques du marché". Cette nouvelle politique de télétravail vise "à renforcer la collaboration, l’efficacité opérationnelle et la capacité d’innovation de l’entreprise" aux quelque 1.500 employés en France, poursuit-elle.
Mais "je ne peux pas réaliser ce qu'on me demande", s'inquiète le père de famille qui avoue dormir moins bien depuis plusieurs mois, "on a un contrat avec l'assistante maternelle, un planning, et ma compagne travaille en horaires décalés..."
Alors, comme une centaine de salariés, selon les syndicats, il fait grève mercredi, une première pour l'entreprise passée sous pavillon anglo-saxon il y a deux ans.
- "Réduire la masse salariale" -
Connue du grand public pour ses petites annonces entre particuliers, Leboncoin a aussi développé une activité de services à destination des professionnels de l'immobilier, de l'automobile, du tourisme ou des ressources humaines.
En mai 2024, les fonds américain Blackstone et britannique Permira ont acquis le spécialiste norvégien des annonces en ligne Adevinta, multinationale dont Leboncoin constitue l'un des joyaux, marquant un tournant dans la politique managériale selon certains salariés et l'intersyndicale emmenant le mouvement.
"Ils sont passés à un mode de performance, forçant les télévendeurs à atteindre des objectifs pas raisonnables", dénonce ce manager interrogé par l'AFP.
L'idée selon lui, derrière cette stratégie : "Ils veulent revendre dans deux, trois ans" ce fleuron français, "donc il faut que les métriques" - les performances financières - "soient bonnes".
Peggy, développeuse de 51 ans, va plus loin : "On soupçonne la direction de faire tout ça pour que les gens partent, pour réduire la masse salariale" avant de vendre.
Lors d'un entretien accordé à l'AFP fin 2024, l'ancien patron du site Antoine Jouteau avait révélé que la vente de la plateforme de seconde main était "une possibilité", les nouveaux actionnaires ayant "une vision différente" du groupe.
La question du partage de la valeur est également au coeur des crispations.
Si Leboncoin ne dévoile plus son chiffre d'affaires depuis qu'Adevinta est sorti de la bourse d'Oslo, les syndicats estiment à 550 millions d'euros le chiffre d'affaires du site, pour une marge nette comprise entre 10 et 15%. Et se plaignent d'une revalorisation des salaires bien trop basse, rappelle au mégaphone devant le siège parisien de la société Florine Moutoussamy, déléguée syndicate CGT et élue au CSE.
"Ce sont beaucoup de situations individuelles qui, mises bout à bout, créent une souffrance collective", conclut cette superviseuse auprès de l'AFP.
R.Fischer--VB