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"Personne ne va se précipiter pour rentrer" : les exilés du Venezuela attentistes
Rentrer au pays? Si la question peut se poser pour les huit millions de Vénézuéliens ayant fui ces dix dernières années le marasme économique et la répression sous Nicolas Maduro, des exilés disent ne pas vouloir se précipiter pour rentrer dans un pays toujours gouverné par des chavistes.
La joie de voir le président déchu comparaître lundi devant un tribunal de New York, était tempérée par l'attentisme ambiant.
"Il n’y a pas eu de changement de régime au Venezuela, il n’y a pas de transition", a déclaré Ligia Bolivar, sociologue vénézuélienne et défenseure des droits humains vivant en Colombie depuis 2019.
"Dans ces circonstances, personne ne va se précipiter pour rentrer chez soi", a-t-elle confié à l'AFP.
Les Vénézuéliens de la diaspora adoptent une position de "wait and see" devant les incertitude sur la direction que va prendre le pays latino-américain de 30 millions d'habitants.
Les Etats-Unis ont annoncé "une nouvelle ère pour le Venezuela", dont ils se disent désormais "aux commandes", après la capture et l'enlèvement spectaculaires samedi de Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores par les forces spéciales américaines à Caracas, lors d'un raid nocturne.
L’annonce de la chute de M. Maduro, au pouvoir depuis 2013, a d’abord déclenché des scènes de joie au sein de la diaspora.
Plusieurs personnes avaient la gorge serrée en évoquant les épreuves qu’elles ont fuies et la famille qu’elles ont laissée derrière elles, au fil du règne de plus en plus autoritaire de M. Maduro.
Mais si beaucoup disent rêver de rentrer dans leur pays, ils indiquent clairement qu’ils n'ont pas l’intention de faire leurs valises dans l'immédiat.
La plupart invoquent l’économie exsangue du Venezuela pour justifier leur choix de continuer de travailler à l’étranger et d'envoyer des devises à domicile.
Certains expriment également leur crainte de l’appareil sécuritaire vénézuélien, pointant du doigt les paramilitaires qui ont arpenté les rues de Caracas samedi pour réprimer toute manifestation de joie après la destitution de Maduro.
- "Tout reste pareil" -
Devant le consulat du Venezuela à Bogota, où il attendait de renouveler son passeport lundi, Alejandro Solorzano, 35 ans, abonde.
"Tout reste pareil", dit-il, en référence à la décision du président américain Donald Trump de travailler avec l’administration de Nicolas Maduro plutôt qu’avec l’opposition démocratique.
La vice-présidente et fidèle de M. Maduro, Delcy Rodriguez, a été investie lundi présidente par intérim, prenant la tête d’une administration qui compte toujours le ministre de l’Intérieur, tenant de la ligne dure, Diosdado Cabello et le puissant ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.
Diosdado Cabello, en particulier, est une figure qui inspire la crainte à de nombreux Vénézuéliens, après avoir dirigé la répression des manifestations post-électorales de 2024 au cours desquelles quelque 2.400 personnes ont été arrêtées.
De nombreux Vénézuéliens ont été particulièrement choqués par la décision de M. Trump d’écarter de la transition la cheffe de l'opposition Maria Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix en 2025.
Ce sont les Etats-Unis qui avaient permis l'ex-filtration rocambolesque de la dissidente, qui vivait dans la clandestinité dans son pays, pour qu'elle se rende à Oslo, à la mi-décembre, pour la remise de son prix.
L’Union européenne a exigé lundi que toute transition inclue Mme Machado et son candidat de remplacement lors des élections de 2024 que Maduro est accusé d’avoir volées, Edmundo Gonzalez Urrutia.
Andrea, conseillère en immigration de 47 ans vivant à Buenos Aires, estime toutefois que l'heure de Machado n’est pas encore venue.
"Tant que Trump ne verra pas que la situation est sous contrôle, tant qu’il n’aura pas tous ces criminels à sa merci, il ne pourra pas mettre Maria Corina (Machado) aux commandes. Parce que ce serait la jeter aux loups", avance-t-elle.
Tamara Suju, experte vénézuélienne des droits humains basée en Espagne, a estimé que maintenir à court terme aux commandes les mêmes figures compromises était un mal nécessaire.
"C’est avec eux que l'administration Trump négocie la transition, parce qu’il n’existe pas d’autre moyen de le faire", a-t-elle déclaré à la radio espagnole esRadio, prédisant qu’ils seraient finalement contraints par Washington de se sacrifier.
Edwin Reyes, un vitrier de 46 ans vivant en Colombie depuis huit ans, affirme qu’il n'envisagera un retour qu'une fois le Venezuela "complètement libre".
"Nous avons attendu si longtemps, quatre ou cinq mois de plus ne feront pas de mal", dit-il.
R.Buehler--VB