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En Inde, l'éléphant-mécanique au secours du bien-être animal
Il bat des oreilles et crache de l'eau avec sa trompe, comme ceux de chair et d'os. Mais l'éléphant qui remue dans ce temple du sud de l'Inde est un robot, spécialement conçu pour jouer les doublures lors des cérémonies religieuses.
Faite de fibre de verre et de caoutchouc sur une structure métallique, sa réplique est présentée par les ONG de défense de la vie sauvage comme une alternative à la captivité et à ses périls.
Personnages récurrents des cérémonies hindoues, les pachydermes sont contraints d'y parader au cœur de foules gesticulantes et de musiques assourdissantes qui peuvent susciter chez eux embardées voire attaques en règle.
"C'est un animal sauvage, qui aime vivre dans la jungle", souligne C.G. Prakash, 68 ans, du temple Chakkamparambu Bhagavathy de Thrissur, dans l'Etat du Kerala (sud). "Il est capturé et torturé, c'est totalement contraire à l'éthique".
Sur sa recommandation, ce temple a donc adopté un robot, offert par l'ONG Voice for Asian Elephants Society.
Selon l'association de défense des animaux PETA, les 2.700 pachydermes en captivité dénombrés en Inde souffrent pour nombre d'entre eux de "stress physique et psychologique sévère".
PETA a financé plus d'une douzaine d'éléphants mécaniques pour des temples hindous, à la condition expresse qu'ils renoncent à utiliser des animaux vivants lors de leurs cérémonies.
"Les éléphants mécaniques permettent de perpétuer les traditions d'une façon moderne", plaide l'un de ses responsables indiens, Khushboo Gupta. "Grâce à eux, les vrais éléphants peuvent rester auprès des leurs, dans leur habitat naturel".
Avec trois amis, Prasanth Prakasan, 42 ans, a commencé à fabriquer des éléphants mécaniques dans le cadre d'un projet artistique. Il a aujourd'hui produit une cinquantaine de modèles.
- "Plus sûrs" -
La version de luxe du robot, avec battements de la tête, des yeux ou de la queue grâce à un moteur électrique, peut coûter jusqu'à 5.500 euros.
"Nous sommes heureux que ce que nous faisons contribue à sauver les éléphants", se réjouit-il.
Nombre d'adeptes de la religion hindoue voient eux aussi d'un bon œil l'arrivée de pachydermes-robots, à la main de leurs cornacs.
"Avec un éléphant vivant, on a toujours peur du coup de folie", décrit l'un d'eux, Jayasree Sivaraman Narayaneeya, un enseignant de 58 ans. "Avec un robot, on se sent plus en sécurité".
Les accidents causés par des éléphants effrayés par la foule défraient régulièrement la chronique. En février, neuf d'entre eux ont encore tué 5 personnes dans l'Etat du Kerala (sud).
"Certains de leurs guides ne respectent pas les règles", déplore V.K. Venkatachalam, de l'ONG Heritage Animal Task Force.
La cause de leur bien-être a toutefois fait des progrès ces dernières années.
En novembre, un tribunal du Kerala a ainsi fixé des règles sur le traitement des éléphants en captivité.
"Leur utilisation est souvent justifiée par les traditions et les pratiques religieuses", ont écrit les juges, mais ils "sont exploités commercialement sans aucun égard pour leur bien-être".
L'Asie du Sud abrite quelque 26.000 éléphants sauvages, principalement en Inde, considérés par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme une espèce menacée.
Les conflits entre pachydermes et humains sont en hausse dans le pays le plus peuplé de la planète.
Selon les statistiques officielles, 629 personnes ont été tuées lors de ces incidents entre 2023 et 2024, ainsi que 121 éléphants, pour l'essentiel victimes de grilles électriques, braconnage ou empoisonnement.
R.Flueckiger--VB