-
La Bourse de Paris hésite avant les annonces de la semaine
-
BP: bénéfice trimestriel en forte hausse, porté par la volatilité des prix du pétrole avec la guerre
-
Bangladesh: dans les Sunderbans, la difficile protection des tigres du Bengale
-
Audiovisuel public: le président de la commission d'enquête pointe les "méthodes de l'extrême droite"
-
Les Bourses ouvrent en baisse en Europe
-
Indonésie: 14 morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
A New York, un demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant relance le débat sur le coût de la vie
-
Transports: les mesures clés du projet de loi-cadre du gouvernement
-
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
-
Play-offs NBA: OKC qualifié, Denver prolonge le suspens, Detroit au bord de l'élimination
-
La première mine de lithium d'Europe destinée au marché des batteries entre en activité en Finlande
-
Face au kérosène cher, les compagnies à bas coût premières à annuler des vols
-
En Guadeloupe, des corps d'indigents toujours sans sépulture deux mois après leur "découverte"
-
Placée en liquidation judiciaire, Air Antilles ne redécollera plus
-
Séance budget cruciale à la métropole Aix-Marseille-Provence, menacée de mise sous tutelle
-
Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes
-
L'Australie veut sanctionner des géants de la tech faute de rémunération des médias
-
Mexique: deux chefs de cartel arrêtés, dont le possible successeur du puissant "El Mencho"
-
En pleine crise énergétique, la Colombie accueille le camp des pays partisans d'une sortie du pétrole
-
Affaire Mandelson: Keir Starmer sous la menace d'une enquête parlementaire
-
Genèse d'OpenAI: le procès Musk-Altman entre dans le vif du sujet mardi
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, la finale avant l'heure
-
Reçu par Trump, le roi Charles va s'adresser au Congrès américain
-
Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
Colombie: l'accord de paix avec les Farc en 2016 a échoué à protéger la nature (ex-président Santos à l'AFP)
-
Vols de données: un phénomène massif aux finalités criminelles multiples
-
Arnaques en ligne: au Cambodge, des Chinois en colère face à leurs comptes bloqués
-
Masters 1000 de Madrid: Zverev, tout en puissance, se débarrasse d'Atmane
-
Les Bourses marquent le pas pour débuter une semaine marathon
-
Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat
-
Meurtre de la figure du hip-hop Jam Master Jay: le 3e suspect plaide coupable
-
La Cour suprême américaine examine un recours de Bayer sur les plaintes contre le Roundup
-
Wall Street joue la prudence en préambule d'une semaine intense
-
Des tirs pakistanais font sept morts et 85 blessés en Afghanistan, selon les autorités
-
Gala de la presse: le suspect inculpé pour tentative d'assassinat sur Trump
-
La taxe sur les milliardaires en Californie a le soutien nécessaire pour un référendum
-
La Bourse de Paris en léger recul avant de passer aux choses sérieuses
-
Indonésie : quatre morts dans une collision entre deux trains près de Jakarta
-
Audiovisuel public: feu vert des députés au "rapport Alloncle", malgré des contestations
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, le choc des titans
-
Taylor Swift veut faire de sa voix une marque déposée, sur fond de révolution IA
-
Amy Winehouse, Adele, Olivia Dean: la Brit School, pépinière de stars
-
L'UE veut forcer Google à ouvrir Android aux IA rivales
-
Les Bourses temporisent avant la "semaine de tous les dangers"
-
Le risque d'une nouvelle course à l'arme nucléaire au coeur de réunions à l'ONU
-
Corée du Nord: Kim Jong Un réaffirme son soutien à la "guerre sacrée" de la Russie en Ukraine
-
Fin de l'exclusivité entre Microsoft et OpenAI, qui va pouvoir vendre son IA ailleurs
-
Mali: Kidal sous contrôle rebelle, incertitudes sur le devenir de la junte
-
Automobile: Forvia vend sa division d'aménagements intérieurs à un fonds américain
-
Le rappeur Freeze Corleone condamné pour apologie du terrorisme
Biodiversité : les eurodéputés valident de justesse un texte-clé du Pacte vert
Le Parlement européen a voté mardi de justesse une législation imposant la restauration des écosystèmes abîmés, malgré la farouche opposition de la droite à l'unisson des organisations agricoles.
A une quinzaine de voix près (329 pour, 275 contre, 24 abstentions), les eurodéputés réunis à Strasbourg ont validé l'accord trouvé mi-novembre entre les négociateurs du Parlement et des Etats membres sur ce texte-clé du "Pacte vert" européen visant à enrayer le déclin de la biodiversité.
Cette législation, qui entrera en vigueur après confirmation officielle des Etats, impose pour la première fois aux Vingt-Sept d'instaurer d'ici à 2030 des mesures de rétablissement des écosystèmes sur 20% des terres et des espaces marins à l'échelle de l'UE, fixant des plans d'action nationaux.
Des habitats spécifiques sont listés (zones humides, forêts, rivières, prairies sous-marines, etc.) : chaque Etat devra restaurer d'ici 2030 au moins 30% de ces habitats en mauvais état, priorité étant donnée aux zones Natura2000.
Le texte poursuit également d'autres objectifs comme l'amélioration de critères mesurant la santé des forêts, le retrait d'obstacles sur les cours d'eau et l'arrêt du déclin des abeilles.
"Alors que partout la nature régresse, cette loi permettra de faire redémarrer les écosystèmes là où c'est nécessaire", avec des "souplesses" pour "ne pas mettre la nature sous cloche", a salué Pascal Canfin (Renew, libéraux), le président de la commission parlementaire Environnement.
Le résultat du vote était très incertain. Le Parti populaire européen (PPE, droite), le premier groupe au Parlement, avait appelé à voter contre cette législation, dénonçant le "fardeau" imposé aux agriculteurs, et l'extrême droite avait déposé des amendements de rejet.
A trois mois des élections européennes, les élus conservateurs ont réaffirmé leur défiance vis-à-vis du "Green Deal", un vaste ensemble de réglementations environnementales vouées aux gémonies dans les manifestations agricoles.
- "Polarisation" -
"Prétextant des excès administratifs, les droites européennes s'allient depuis des mois pour affaiblir ou faire tomber les textes du Pacte vert", affirme l'écologiste Marie Toussaint qui s'est félicitée mardi d'"une victoire pour le vivant".
Si "une partie de la droite tente de polariser", un certain nombre d'élus PPE ont "su résister à l'alliance avec le populisme anti-écologique de l'extrême droite, aux multiples attaques trompeuses sur ce texte", a cependant souligné Pascal Canfin.
Les ONG environnementales BirdLife, ClientEarth, EEB et WWF se sont dites "soulagées que les eurodéputés aient écouté la science sans céder au populisme".
C'est "une victoire douce-amère pour la nature et nos systèmes alimentaires : la législation a été gravement affaiblie, au risque de l'arythmie cardiaque, mais au moins son coeur bat encore", estime Sini Eräjää, de Greenpeace.
Au cours d'une bataille épique au Parlement européen l'été dernier, le PPE s'était efforcé de radicalement affaiblir la portée du texte après avoir vainement réclamé son abandon pur et simple.
Sous pression, le Parlement avait largement vidé le projet législatif de sa substance en adoptant en juillet son mandat de négociation.
- "Règles bureaucratiques" -
Les conservateurs avaient fustigé la mention d'un objectif - pourtant simplement indicatif - d'extension de zones "à haute diversité" (haies, étangs, vergers, etc.) sur 10% des terres agricoles à l'échelle de l'UE, qui a finalement été supprimée.
Surtout, le Parlement avait éliminé l'article ciblant les terres agricoles. Certes, celui-ci a ensuite été réintroduit pendant les pourparlers avec les Etats mais sous une forme très édulcorée.
"Nous pensons toujours qu'il s'agit d'une loi mal rédigée (...). On met en place des règles bureaucratiques supplémentaires pour nos agriculteurs" au moment où la production alimentaire est sous pression, a déclaré mardi l'Allemand Manfred Weber, le président du groupe PPE.
L'accord final prévoit certes qu'au moins 30% des tourbières drainées utilisées dans l'agriculture soient restaurées d'ici à 2030 mais avec des flexibilités possibles et des remises en eau facultatives pour les agriculteurs.
Un "frein d'urgence" a été introduit pour que Bruxelles puisse suspendre l'application du texte en cas de circonstances "exceptionnelles" comme un impact "grave" sur la production agroalimentaire.
Cela n'a pas suffi à rassurer le Copa-Cogeca, la puissante organisation des syndicats agricoles majoritaires européens, qui a combattu jusqu'au bout des dispositions jugées "irréalistes et non-financées".
"Le problème, ce ne sont pas les lois climatiques, c'est l'état de la nature et le changement climatique", a répliqué l'eurodéputé socialiste César Luena, le rapporteur du texte.
L.Meier--VB