-
L'OMS alerte sur la lenteur des progrès dans la lutte contre les virus de l'hépatite
-
Indonésie: 15 morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
L'Italie sanctionne un cartel de chips
-
Carburants: les vacanciers menacés par une panne sèche ?
-
L'animateur Jimmy Kimmel nie tout appel à la violence contre Trump
-
Chanson "Delphine" de Patrick Sébastien: plainte de la présidente de France Télé, soutien du gouvernement
-
Sauver "Timmy": l'Allemagne autorise une nouvelle tentative d'évacuation de la baleine échouée depuis des semaines
-
Ouverture du procès du suspect du projet d'attentat contre un concert de Taylor Swift à Vienne
-
La Bourse de Paris hésite avant les annonces de la semaine
-
BP: bénéfice trimestriel en forte hausse, porté par la volatilité des prix du pétrole avec la guerre
-
Bangladesh: dans les Sunderbans, la difficile protection des tigres du Bengale
-
Audiovisuel public: le président de la commission d'enquête pointe les "méthodes de l'extrême droite"
-
Les Bourses ouvrent en baisse en Europe
-
Indonésie: 14 morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
A New York, un demi-poulet à 40 dollars dans un restaurant relance le débat sur le coût de la vie
-
Transports: les mesures clés du projet de loi-cadre du gouvernement
-
A la recherche des secrets de l'épave d'un navire du XVIe siècle, englouti 2.500 mètres sous l'eau
-
Play-offs NBA: OKC qualifié, Denver prolonge le suspens, Detroit au bord de l'élimination
-
La première mine de lithium d'Europe destinée au marché des batteries entre en activité en Finlande
-
Face au kérosène cher, les compagnies à bas coût premières à annuler des vols
-
En Guadeloupe, des corps d'indigents toujours sans sépulture deux mois après leur "découverte"
-
Placée en liquidation judiciaire, Air Antilles ne redécollera plus
-
Séance budget cruciale à la métropole Aix-Marseille-Provence, menacée de mise sous tutelle
-
Conflit dans le Golfe: Washington dit examiner les propositions iraniennes
-
L'Australie veut sanctionner des géants de la tech faute de rémunération des médias
-
Mexique: deux chefs de cartel arrêtés, dont le possible successeur du puissant "El Mencho"
-
En pleine crise énergétique, la Colombie accueille le camp des pays partisans d'une sortie du pétrole
-
Affaire Mandelson: Keir Starmer sous la menace d'une enquête parlementaire
-
Genèse d'OpenAI: le procès Musk-Altman entre dans le vif du sujet mardi
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, la finale avant l'heure
-
Reçu par Trump, le roi Charles va s'adresser au Congrès américain
-
Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire près de Jakarta
-
Colombie: l'accord de paix avec les Farc en 2016 a échoué à protéger la nature (ex-président Santos à l'AFP)
-
Vols de données: un phénomène massif aux finalités criminelles multiples
-
Arnaques en ligne: au Cambodge, des Chinois en colère face à leurs comptes bloqués
-
Masters 1000 de Madrid: Zverev, tout en puissance, se débarrasse d'Atmane
-
Les Bourses marquent le pas pour débuter une semaine marathon
-
Colombie : "Assez de violence, assez de morts", exhortent les proches des 21 civils tués dans un attentat
-
Meurtre de la figure du hip-hop Jam Master Jay: le 3e suspect plaide coupable
-
La Cour suprême américaine examine un recours de Bayer sur les plaintes contre le Roundup
-
Wall Street joue la prudence en préambule d'une semaine intense
-
Des tirs pakistanais font sept morts et 85 blessés en Afghanistan, selon les autorités
-
Gala de la presse: le suspect inculpé pour tentative d'assassinat sur Trump
-
La taxe sur les milliardaires en Californie a le soutien nécessaire pour un référendum
-
La Bourse de Paris en léger recul avant de passer aux choses sérieuses
-
Indonésie : quatre morts dans une collision entre deux trains près de Jakarta
-
Audiovisuel public: feu vert des députés au "rapport Alloncle", malgré des contestations
-
Ligue des champions: PSG-Bayern, le choc des titans
-
Taylor Swift veut faire de sa voix une marque déposée, sur fond de révolution IA
-
Amy Winehouse, Adele, Olivia Dean: la Brit School, pépinière de stars
Golfe de Gascogne: la filière pêche déplore des "pertes folles"
En bottes et tabliers, les mareyeurs des Sables d'Olonne (Vendée), ferment boutique avec trois heures d'avance. Ce matin de février, la criée a reçu neuf tonnes de pêche. Sans les restrictions dans le golfe de Gascogne, "ce serait plus de 30 tonnes", se désole l'un d'eux.
Pour Benjamin Hennequin, à la tête de l'entreprise du même nom, l'interdiction de sortie de certains pêcheurs, du 22 janvier au 20 février inclus, représente des "pertes folles".
Installée au cœur de la criée, bâtiment en béton à l'odeur de marée, sa société de mareyage compte 23 employés, dont huit au chômage partiel, faute d'arrivages.
"C'est la période de la sole: on fait normalement le plus gros chiffre d'affaires de l'année. Ce matin, on en a eu 290 kg. En temps normal, on peut avoir plusieurs tonnes", détaille M. Hennequin. "On est en train de perdre tous les marchés étrangers car il n'est pas rentable d'exporter de trop petites quantités."
Si des camions embarquent bien son poisson à l'arrière de la criée, "d'autres clients sont déjà partis ailleurs, chez les Hollandais notamment, et peut-être pour de bon", dit-il.
L'interdiction de pêche concerne quelque 450 navires (de huit mètres ou plus, équipés de certains filets), afin d'éviter les captures accidentelles de dauphins et marsouins, à la suite d'une décision du Conseil d'État.
Diverses associations environnementales demandaient au gouvernement d'agir depuis plusieurs années.
-"La colère qui sort"-
Pêcheur à l'île d'Yeu depuis 27 ans, Adrien Delavaud s'excuse de "parler sec": "C'est la colère qui sort."
Interdit de sortie, il emploie habituellement six marins sur son bateau, le "Camelys". Il s'agace de l'avoir équipé "pour rien", l'an dernier, d'un répulsif acoustique.
"C'est injuste: de gros efforts ont été faits et les pêcheurs sont quand même punis. Si le gouvernement veut la fin de la pêche artisanale française, c'est bien parti. On ne va peut-être pas tous s'en sortir", soupire-t-il.
Pour compenser les pertes, le gouvernement a annoncé des indemnités à hauteur de "80 à 85%" du chiffre d'affaires pour les pêcheurs et de 75% de l'excédent brut d'exploitation pour les mareyeurs.
"On espère être payé rapidement. On a des salaires à payer aux gars. Il faut qu'ils vivent", lâche Benoit Normant, 33 ans, patron de L'Aurore Boréale, un fileyeur de 11 mètres, qui emploie deux matelots, à Audierne (Finistère).
Dans ce port de la pointe bretonne, à l'extrême nord du golfe de Gascogne, une dizaine de fileyeurs sont alignés le long du quai sous une pluie fine. Quelques patrons pêcheurs "bricolent" à bord pour tuer le temps.
"Si j'ai hâte de repartir? Ah bah, ouais, je tiens plus en place", confie Matthieu Claquin, 27 ans, patron du Noz-Dei II, un fileyeur de 11 mètres, en scrutant les zones de pêche sur son écran.
Comme d'autres, il fulmine contre les "ONG extrémistes" ou le comité national des pêches qui "ne nous défend plus". Des dauphins, il reconnaît en capturer accidentellement, "quatre ou cinq par an", mais "soit ils sont malades, soit ils se laissent mourir", assure-t-il.
-"Barrière symbolique"-
Benoit Normant insiste lui sur les différentes sortes de répulsifs acoustiques, testés sur ses filets, sur la coque de son bateau, et par les observateurs scientifiques accueillis à bord. "On fait des efforts, faut pas croire qu'on fait rien... Et tout le monde s'en fout", peste-t-il.
De l'autre côté du port, la criée est désespérément vide, casiers rangés, fenwicks à l'arrêt, quand elle brasse d'habitude 5 à 10 tonnes de poissons par jour.
"Il est temps que ça reprenne", se désole François Priol, son directeur, qui a perdu jusqu'à 80% de ses tonnages habituels depuis le 22 janvier.
"On ne se rend pas compte de l'impact psychologique" de cette fermeture "inédite" de la pêche, souligne Thomas Le Gall, président de l'association Pêche Avenir Cap Sizun.
"On a franchi une barrière symbolique", ajoute-t-il. "Maintenant, on se demande si ça ne sera pas fermé quatre mois l'an prochain..."
S.Leonhard--VB