-
Six nations: "Un énorme accomplissement", savoure Quesada après la victoire historique contre l'Angleterre
-
Six nations: l'Angleterre s'enfonce et concède sa première défaite face à l'Italie
-
Tournoi des six nations: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Espagne: l'Atlético Madrid ferme la porte à un départ de Griezmann (directeur du football)
-
Tournoi: contre l'Ecosse, la défense française s'est liquéfiée
-
Strade Bianche: "Tadej Pogacar était vraiment au-dessus", reconnaît Seixas
-
Strade Bianche: Pogacar en habitué, Seixas sur la voie royale
-
Biathlon: Simon brille dans la mass start de Kontiolahti, Jeanmonnot en difficulté
-
Six nations: le XV de France humilié par l'Ecosse, voit le Grand Chelem s'envoler
-
Trump lance une coalition pour "éradiquer" les cartels en Amérique latine
-
Les Etats-Unis ont commencé à utiliser des bases militaires britanniques contre l'Iran
-
Khamenei tué par Israël: coup de maître ou succès facile?
-
Aux chantiers navals de Gdansk, les femmes sont les reines des hauteurs
-
Ski: après les JO, Pinheiro Braathen récidive en géant et met Odermatt sous pression
-
Ukraine: au moins 12 morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Israël a mené sans succès une opération au Liban pour retrouver les restes de l'aviateur Ron Arad
-
Ukraine: au moins dix morts dans des frappes russes nocturnes, un immeuble détruit à Kharkiv
-
Ski alpin: l'Italienne Pirovano double la mise en descente à Val di Fassa
-
Au Népal, le pari politique réussi du populaire Balendra Shah
-
Ligue 1: Marseille sans défense
-
Six nations: Finn Russell, feu sacré et sang-froid de l'Ecosse
-
XV de France: troisième ligne et premiers choix
-
L'astéroïde dévié par la Nasa a changé d'orbite autour du Soleil
-
"Je dors trois heures par nuit": l'angoisse d'une Iranienne exilée, sans nouvelles de ses proches
-
Trump, la guerre "au feeling"
-
L'aide mexicaine, un petit soulagement face à la crise alimentaire à Cuba
-
En Finlande, des enfants traversent la Baltique gelée en aéroglisseur pour aller à l'école
-
F1: Russell en pole, Mercedes écrase la concurrence en Australie
-
Législatives au Népal: le maire de Katmandou Shah l'emporte sur l'ex-Premier ministre Oli
-
NBA: Wembanyama magique avec les Spurs, Tatum "ému" avec les Celtics
-
Ski: Adrien Théaux annonce mettre fin à sa carrière à la fin de l'hiver
-
Tennis: débuts solides pour Sinner et Sabalenka en quête d'un premier titre à Indian Wells
-
Israël pilonne Téhéran après une semaine de guerre
-
Trump, en pleine guerre en Iran, réunit ses alliés d'Amérique latine
-
A une semaine des municipales, derniers jours d'une campagne sans certitude
-
Le rappeur Naps, condamné pour viol, remis en liberté sous contrôle judiciaire avant le procès en appel
-
Six nations: l'Irlande fait le job contre les Gallois, sans impressionner
-
Venezuela: l'inflation grimpe en flèche en 2025, à 475%
-
Ligue 1: le PSG giflé par Monaco à cinq jours du choc contre Chelsea
-
Wall Street clôture en baisse, mise à mal par le pétrole et l'emploi américain
-
A Colmar, un nouvel éclat pour "La Vierge au buisson de roses" avant le Louvre
-
Pétroliers bloqués dans le Golfe: un risque écologique majeur, prévient Greenpeace
-
Des migrants africains effrayés mais toujours au travail dans le Golfe malgré les attaques de missiles
-
Milan Cortina: les Jeux paralympiques ouverts, la Russie huée pour son retour
-
Impact de la guerre attendu sur les factures de gaz en mai, selon Bercy
-
Les Libanais replongent dans le cauchemar d'une guerre qu'ils n'ont "pas choisie"
-
Timothée Chalamet repris de volée par de grands opéras après des propos en interview
-
"On devient fous": à Dubaï, l'angoisse de touristes français en déroute
-
Avec la Russie mais sans Iranien, Milan Cortina lance ses Jeux paralympiques
-
La start-up d'IA Anthropic va saisir la justice contre le gouvernement Trump
Au Vietnam, l'ultime combat d'une octogénaire pour les victimes de l'agent orange
"Je ne m'arrêterai pas": à 81 ans, la Franco-Vietnamienne Tran To Nga continue de se battre pour rendre justice aux victimes de l'agent orange au Vietnam, cet herbicide ultra-toxique pulvérisé pendant la guerre.
Cette ancienne journaliste née en Indochine française poursuit devant les tribunaux français quatorze multinationales, dont les géants Bayer-Monsanto et Dow Chemical, pour avoir produit et vendu l'agent orange - appelé ainsi à cause de la couleur des bidons dans lesquels il était stocké.
Déboutée une première fois en mai 2021, elle a fait appel: "Je ne m'arrêterai pas. Je serai du côté des victimes jusqu'à mon dernier souffle", lance-t-elle dans un entretien en vietnamien à l'AFP, lors d'une visite à Hanoï en provenance de Paris où elle réside.
"Ce sera mon dernier combat, et le plus difficile de tous", assure la militante, elle-même exposée à l'agent orange pendant la guerre du Vietnam.
Entre 1962 et 1971, l'armée américaine a épandu 68 millions de litres d'agent orange sur les champs et les forêts pour empêcher la progression de la guérilla communiste.
Cancers, malformations chez les enfants, destruction de la végétation, pollution des sols... Les conséquences sanitaires de la dioxine contenue dans l'agent orange se font encore sentir aujourd'hui.
Mais comme beaucoup d'autres victimes, Tran To Nga n'a pas compris au début les risques d'une exposition au puissant défoliant.
Alors âgée d'une vingtaine d'années, elle était stationnée sur la base militaire de Cu Chi (sud), contrôlée par le Nord communiste, en tant que journaliste stagiaire.
Un jour, en sortant d'un abri souterrain, elle a été "couverte d'une poudre humide provenant d'un avion américain."
"Je n'ai pris une douche qu'après qu'on m'ait dit que c'était de l'herbicide sur tout mon corps. Puis j'ai oublié tout" ce qui s'était passé, explique-t-elle.
Mais un an après l'exposition, en 1968, Mme Tran a donné naissance à son premier enfant, atteint d'une malformation cardiaque congénitale. La fillette n'a survécu que 17 mois.
Plus tard, elle a eu deux autres filles - la dernière est née en 1974 dans une prison du Sud pro-américain, où la jeune femme était incarcérée pour des liens présumés avec des responsables communistes.
"Pendant longtemps, je me suis reprochée d'être une mauvaise mère, d'avoir donné naissance à un bébé malade et de ne pas avoir pu le sauver", souffle Mme Tran, désormais grand-mère.
- Poison de la guerre -
Directrice d'école à Hô Chi Minh-Ville après la guerre, Mme Tran n'a réalisé que des décennies plus tard que sa fillette avait été victime de l'agent orange, après avoir rencontré des anciens combattants et leurs enfants handicapés.
L'Association vietnamienne des victimes de l'agent orange affirme que 4,8 millions de personnes ont été directement exposées. Plus de trois millions d'entre elles ont développé des problèmes de santé.
Le ministère américain des Anciens combattants admet que des cancers, des diabètes et certaines malformations congénitales peuvent être liées à l'agent orange, bien qu'il n'existe aucune preuve scientifique.
Mme Tran dit souffrir de pathologies caractéristiques d'une exposition à cet herbicide, en l'occurrence le diabète de type 2. Elle a aussi eu deux tuberculoses et un cancer.
"Je considère l'agent orange comme l'ancêtre de toutes sortes d'autres substances qui ont détruit l'environnement", dit cette chimiste de formation devenue intermédiaire entre les donateurs en France et les victimes au Vietnam.
Dans la banlieue d'Hanoï, Mme Tran a rencontré Nga Vuong Thi Quyen, dans un établissement d'aide aux victimes de l'agent orange.
Cette femme de 34 ans est née avec une déformation de la colonne vertébrale après que son père, soldat, a été exposé à la dioxine pendant la guerre.
- La "bonne voie" -
Jusqu'à présent, seuls les anciens combattants américains et d'autres pays impliqués dans le conflit ont obtenu une indemnisation au titre de l'agent orange.
En mai 2021, le tribunal d'Evry (près de Paris) a rejeté ses demandes, en considérant que les entreprises assignées avaient agi sur ordre de l'Etat américain, et qu'elles ne pouvaient donc pas être jugées par une juridiction française.
Tran To Nga assure qu'elle a refusé "beaucoup d'argent" des multinationales pour éviter un procès. Et a lancé une campagne de financement participatif en vue du procès en appel, prévu en 2024.
"La lutte pour obtenir justice pour les victimes de l'agent orange durera longtemps. Mais je pense avoir choisi la bonne voie", assure-t-elle.
"Je n'ai aucune haine envers le gouvernement ou le peuple américain. Seuls ceux qui ont causé la dévastation et la douleur doivent payer pour ce qu'ils ont fait", assure-t-elle.
J.Fankhauser--BTB