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Devant le roi Charles, Trump loue l'amitié avec le Royaume-Uni
Devant le roi Charles, Donald Trump a affirmé mardi que les Etats-Unis n'avaient pas "d'amis plus proches que les Britanniques" et célébré les liens de "sang" entre les deux nations, sans aucune allusion aux fortes tensions entre Londres et Washington à propos de la guerre en Iran.
Pour recevoir Charles III et la reine Camilla, le président américain, que l'on sait très féru de fastes monarchiques, a déployé la pompe dont est aussi capable la république américaine: militaires en tenue d'apparat, fanfare, survol par des avions de combat...
Au deuxième jour de la visite d'Etat du couple royal britannique, Charles doit s'exprimer dans l'après-midi devant le Congrès.
Il y évoquera les liens historiques qui lient le Royaume-Uni et les Etats-Unis, deux pays qui "ont toujours su trouver des moyens de se rassembler", selon des extraits de son discours.
Vingt et un coups de canon ont été tirés pour son arrivée à la Maison Blanche, sous un ciel gris. Le chantier tout proche d'une salle de bal, projet cher à Donald Trump, a fourni un autre type d'accompagnement sonore, tandis que les grues manoeuvraient.
- "Ironique" -
"Quelle belle journée britannique", a blagué le président américain, alors qu'une pluie fine venait juste de s'arrêter.
"Depuis que nous avons obtenu notre indépendance, il y a plusieurs siècles, les Américains n'ont pas eu d'amis plus proches que les Britanniques", a déclaré le président américain ajoutant que les deux pays entretenaient une "relation particulière et nous espérons qu'il en sera toujours ainsi".
La reine Camilla portait une tenue vert pâle tandis que la Première dame Mélania Trump était vêtue d'un ensemble blanc. Elles étaient toutes deux coiffées de chapeaux à larges bords.
En cette année qui marque les 250 ans de la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis, ancienne colonie britannique, Donald Trump a certes jugé "ironique" de célébrer ainsi le roi d'Angleterre.
Mais le dirigeant républicain a justifié cet accueil fastueux par les liens de "sang" entre les deux nations, déclarant que les colons venus de l'autre côté de l'océan avaient apporté "le noble esprit britannique sur un continent sauvage et indompté"
Il a estimé que les Etats-Unis n'avaient pas été fondés seulement sur un "idéal", préférant vanter le "courage anglo-saxon" des révolutionnaires de 1776, ceux qui ont rompu les liens avec la monarchie britannique.
Donald Trump et Charles III doivent avoir un entretien privé dans le Bureau ovale, tandis que leurs épouses participeront à un événement consacré à l'éducation et à l'intelligence artificielle. Ils reviendront à la Maison Blanche en fin de journée pour un banquet.
Dans l'intervalle, le roi d'Angleterre va prendre la parole durant une vingtaine de minutes devant le Congrès américain.
- "Relation spéciale" -
C'est seulement la seconde fois qu'un souverain britannique prend la parole sur la colline du Capitole à Washington, après un discours d'Elizabeth II en 1991.
Charles III s'exprimera à un moment de crispation dans la "relation spéciale" entre les deux pays, qu'il doit selon un extrait de son discours qualifier d'"une des plus grandes alliances de l'histoire humaine".
Bien disposé personnellement à l'égard du roi, un "mec super" selon ses termes, Donald Trump ne ménage en revanche pas ses critiques envers le Premier ministre Keir Starmer en raison des réserves de Londres concernant la guerre en Iran. Le dirigeant travailliste a notamment refusé l'utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines.
Dans ce contexte, Charles III compte rappeler que la défense des idéaux démocratiques est "essentielle pour la liberté et l'égalité" face aux défis internationaux, et rappellera les multiples alliances, comme l'Otan, qui lient les deux pays.
Le roi, âgé de 77 ans, reprendra brièvement la parole le soir venu lors du dîner d'Etat.
Ce premier déplacement officiel de Charles III et Camilla aux Etats-Unis se tient quelques jours à peine après une nouvelle tentative présumée d'assassinat du président américain. Le roi y fera référence dans son discours.
Mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial du 11-Septembre, avant de s’envoler jeudi pour le territoire britannique des Bermudes, dans l'océan Atlantique.
M.Betschart--VB